mardi 14 février 2017

La Bibliothèque des cœurs cabossés

Auteur : Katarina Bivald
Genre : contemporaine
Edition : Denoël
482 pages
Prix : 21.90
Synopsis :
Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l'Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine. 
Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis – et pas uniquement les personnages de ses romans préférés –, qui l'aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance. 
Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel…

Mon avis :

Lorsque j'ai débuté ce roman, je partais un peu douteuse face aux critiques sommaires lues depuis sa sortie. Bien qu'apprécié, il ne provoquait pas réellement d'enthousiasme, et c'est pour cela que j'étais un peu passé à côté.
Et puis, il suffit d'une circonstance propice à l'achat pour l'avoir entre ses mains. Pour le coup, c'était plus un emprunt à la bibliothèque sous forme de livre audio, mais j'aimais l'idée de cette opportunité.

C'est donc assez logiquement que je me lançais dans cette écoute qui ne me promettait rien de trop palpitant...
J'aime l'idée d'être aussi surprise. Surtout lorsque le vent tourne du bon côté. Qu'elle aurait été mon erreur de ne pas le lire ! Pour le coup, la lectrice à le talent de nous captiver. Les mots de l'auteur sont d'ailleurs rondement bien exploités. J'ai vraiment apprécié la douceur qui s'en dégage. 
Je me suis laissée surprendre en souhaitant avoir un moment pour l'écouter. Dans ma voiture, chez moi, et même au travail. Je n'avais de cesse d'en vouloir plus et de connaitre, enfin, le dénouement.

L'histoire est toute simple et pourtant. Une rencontre qui n'aura pas lieu, dans un petit village perdu au fin fond de l’Amérique. D'abord totalement déboussolée, la jeune fille se voit accueilli de la plus charmante des façons par ces habitants. Un peu envahissant, ils n'en sont pas moins très attachants. J'ai particulièrement apprécié connaitre leurs histoires respectives. Tous atypiques, aux caractères prononcés et sensibles pour la plus part. Nous nous immisçons dans leur vies, leurs secrets, leurs espoirs et leurs doutes, rendant cette lecture légère et d'une fraîcheur salvatrice.

Amy elle aussi succombe. Pour ses personnes qu'elle croise, pour cette boutique et ce rêve irréalisable qu'elle entretient au plus profond d'elle-même, et pour cet homme si taciturne. Mais attention, ce n'est pas une histoire d'Amour, mais plus un coup de foudre amical entre tous les personnages.
J'ai aimé cette femme douce et fragile, qui perdue dans ce monde qu'elle ne connait pas, va se révéler de la plus belle des façons.
Je me suis retrouvée dans ses traits, dans sa manière de parler des livres, et c'était pour moi, un plaisir de constater que je ne suis pas la seule à penser que les livres sont la vie. A travers eux, Amy s'épanouit, elle inculque l'amour de la lecture aux personnes qui l'entoure, elle se réfugie, aussi, dans leurs pages jaunies. C'est une ode aux romans en tout genre, à la poésie, aux aventures trépidantes, à la romance...

J'ai aimé chaque mot, j'ai souris, versé ma petite larme, ai été attendrit. C'est un roman comme je les aimes, une histoire qui fait du bien.

J'aurais aimé en avoir d'avantage...


Ma note : 18/20

vendredi 10 février 2017

Oniria

Tome 1 : Le royaume des Rêves
Auteur : B.F. Parry
Genre : Fantastique Jeunesse
Edition : Hachette
332 pages
Prix : 16.50
Synopsis : 
Eliott, 12 ans, est un garçon en apparence comme tous les autres. Jusqu au jour où il découvre un sablier magique qui lui permet de voyager dans un monde aussi merveilleux que dangereux : Oniria, le monde des rêves. Un monde où prennent vie les milliards de personnages, d univers, et toutes les choses les plus folles et les plus effrayantes rêvées chaque nuit par les êtres humains. Collégien ordinaire le jour, Eliott devient la nuit, parmi les rêves et les cauchemars qui peuplent Oniria, un puissant Créateur, qui peut faire apparaître tout ce qu il souhaite par le simple et immense pouvoir de son imagination. En explorant Oniria pour sauver son père, plongé depuis plusieurs mois dans un mystérieux sommeil, Eliott est finalement confronté à son extraordinaire destin. Car Eliott est l « Envoyé » : il doit sauver le Royaume des rêves, menacé par la sanglante révolution des cauchemars.

Mon avis : 

Cela fait un petit moment que cette saga m'attire. Chaque nouveau tome m'inspirait un peu plus, et sur un coup de tête le premier livre mais tombé dans les mains.
J'aime beaucoup la qualité de la couverture (bien que ce côté 3D ne m'inspire pas un grand intérêt). Elle joue parfaitement le rôle d’appât, et j'ai succombé, comme il se doit.

Eliott est un jeune garçon attachant qui depuis quelques temps n'a pas une vie facile. Dans son école, un groupe d'élève lui mène la vie dure ; sa belle-mère n'est pas très agréable et le puni souvent de façon injustifié ; son père est dans le coma depuis quelques mois et sa grand-mère quitte le domicile familial suite à une dispute avec sa belle-fille.
Seul, Eliott doit faire face à une réalité qu'il ne supporte plus. 
Mais alors que tout semble compliqué, il découvre un sablier, qui l’emmène, chaque nuit, au pays des rêves. Oniria. Dès lors, sa vie ne sera plus jamais la même... 

Dès le départ, j'ai su que ce roman allait me captiver. Je ne vous cacherais rien, il a été engloutie en une nuit et j'étais même déçue de ne pas avoir le second tome sous la main.
Ce livre est une réussite, et bien qu'elle soit l'ébauche d'une grande aventure, je ne me suis pas du tout ennuyée.
Car, il faut bien l'avouer, ce roman sert à nous faire découvrir Oniria, ses personnages rocambolesques, ses règles et ses pouvoirs. On sent que l'auteur à construit une société bien diversifiée, avec ses codes, ses lieux, et bien sur ses bons et mauvais côtés.
J'ai aimé, cette sensation d'être un peu perdue face à cette civilisation un brin mesquine. J'ai apprécié, ne pas savoir sur qui compter. J'étais Eliott, incapable de reconnaître le danger, trop confiante en l'humain, et pourtant si curieuse et intrépide.

Le temps est la constante de ce roman. Eliott n'a pas le choix, pour sauver son père et retrouver une vie plus sereine, l'enfant va devoir affronter les démons, et la reine de ce pays "enchanteurs". 
C'est une quête pour la vie et c'est ce qui la rend si captivante. 

Le rythme est tonique, et ne nous laisse pas un instant de repos. J'aime cette sensation d'urgence, qui me plonge dans une sorte  de transe, il faut le dire, quand je tiens un bon bouquin. Par certains moment, j'ai eu l'impression de lire du Bottero, ce qui est, pour moi, une belle référence. L'auteur sait jouer avec nos sentiments, et c'est tout ce que je demande pour pouvoir m'évader. 

C'est un roman que je vous conseille fortement, mais si vous voulez mon avis, procurez-vous la suite avant de vous lancer... 


 Ma note : 16.5/20

~~~

tome 2 : Le disparu d'Oza-Gora
336 pages
Prix : 16.50
Synopsis :
Pour sauver son père, Eliott doit retrouver son double dans le monde fantastique d’Oniria. Eliott est parvenu à rencontrer le Marchand de Sable, dans son Palais de verre enchanteur et futuriste. Mais cette rencontre ne tient pas toutes ses promesses : le Marchand de Sable, aussi bienveillant et ingénieux soit-il, se révèle impuissant à aider Eliott. Il lance néanmoins le jeune Créateur et ses amis sur la piste d’un certain Jabus qui a choisi de mettre ses talents au service du mal. Jabus a disparu quelques mois auparavant, emportant avec lui de quoi faire des expériences terrifiantes… Il semble bien que le père d’Eliott soit celui sur lequel il s’acharne ! Mais où les trouver Jabus dans l’immensité d’Oniria ? Comme si cela ne suffisait pas, Eliott a une autre préoccupation en tête… Libérer Aanor, prisonnière de La Bête, qui veut l’épouser ! Toute l’équipe des rebelles le supplie de ne rien tenter : Eliott doit rester caché, c’est une question de vie ou de mort. Mais Eliott est trop têtu pour renoncer, et ne peut abandonner Aanor à son triste sort…

Mon avis : (à suivre)

mercredi 8 février 2017

All I Want for Christmas


Auteur : Emily Blaine
Genre : Romance
Edition : Harlequin
308 pages
Prix :
Synopsis :
Cette année, à part une compilation de chants de Noël par Sinatra et la recette magique pour manger sans grossir, Emma n’a rien à demander au père Noël. Son job lui plaît, ses copines sont adorables (quand elles ne la traînent pas à la gym) et Yann est le meilleur ami que toute femme rêverait d’avoir. Que demander de plus ? A priori, rien. Sauf que Noël, c’est bien connu, c’est la saison des miracles. Et quand le père Noël prend l’apparence d’un beau brun terriblement sexy, Emma regrette très vite d’avoir enfilé ses grosses chaussettes de laine au lieu de les suspendre au-dessus de la cheminée…


Mon avis :

Si je dois être totalement honnête avec vous, j'ai hésité à vous faire un billet sur ce roman. Pour faire cours, quel intérêt, selon moi, de vous parlez d'un livre qui m'a si peu inspiré !
A part peut-être pour vous inciter à ne jamais le lire.

Mais soyons un peu plus précise...

J'avais entendu parler de cette auteur, lors d'une interview télévisuelle. Elle nous était dépeinte comme une jeune femme prometteuse, à la communauté de lectrice florissante. Une critique assez élogieuse était  faite sur ses romances, et je m'étais dit, sur le coup, que lire un livre d'elle pouvait être plaisant.
C'est donc plus par curiosité que pour autre chose que je me suis prêtée au jeu de cette lecture. Après tout pourquoi pas, et puis la couverture était très jolie.

Mais mon engouement c'est vite taris laissant place à mon plus profond ennuie pour cette histoire. Et c'est là que mon côté sanguinaire entre en scène. 
Si je dois résumer ce livre je dirais... une romance bas de gamme entre deux potes qui s'envoient en l'aire et se déclarent leur flamme, saupoudrez d'une demande en mariage, le tout dans une centaine de pages qui concrètement pour eux ne dure qu'une petite semaine... 

Ai-je le droit d'hurler ?

Ma lecture est devenue calvaire. D'un ennuie profond. Je n'attendais qu'une chose, arrêter ce supplice, le plus rapidement possible. Il faut savoir que je n'aime pas ne pas finir un livre. C'est un peu insurmontable de me dire que je ne l’achèverai jamais. Je m'inflige donc une certaine torture littéraire à de rares occasions. Bien sûr, je n'ai pas la même lecture qu'un roman addictif. Je serais du genre à lire une ligne sur deux (et là, sauter toutes les nombreuses séances de sexe qui franchement n'ont vraiment pas grand intérêt).

Je n'ai plus rien à dire à part : Enfin ! Je passe à autre chose.


Ma note : 12/20

dimanche 5 février 2017

Book Haul


Bonjour à tous amis lecteurs ! 

J'espère que votre mois de Janvier fut riche en lecture et achats de livres ! Pour ma part, il fut bien rempli. Je n'ai d'ailleurs pas vu le temps passer. 
J'ai donc fait les soldes (et oui, même autour des livres, nous avons des rabais. Pour notre plus grand plaisir).
En regardant un peu la liste de mes achats, je m’aperçois que beaucoup viennent de France Loisirs. Comme quoi, parfois, Cette enseigne nous promet de belles surprises. 
Vous allez voir, plusieurs romans sont très attendus (me concernant). J'ai craqué... Et là, pas de réduction sur mon achat. Il faut bien faire des folies parfois, non ?
Allez, j'arrête mon blabla, place à mes achats :

France loisirs :


Deux livres qu'il me tarde vraiment de lire. Et j'adore leurs couvertures !


France Loisirs (solde) :


Les deux premiers sont des livres très attendu de ma part. j'aime beaucoup l'auteur Kate Morton, et j'ai hâte de lire Mân depuis quelques années maintenant, mais l'occasion ne s'était jamais présentée. Le livre de l’extraordinaire voyage du fakir... est un livre audio, qui n'était vraiment pas cher (5 euros je crois).

Et d'autres :


Comment vous transmettre mon exaltation pour le dernier tome d'Autre-Monde. Ma prochaine lecture. Je suis aussi très heureuse de pouvoir lire la saga des messagers des vents (en poche, ce qui est beaucoup plus agréable quand broché) et puis le premier tome de Joël Dicker (j'ai acheté le suivant le mois dernier, chercher l'erreur), en livre audio, histoire de pouvoir renouer avec ce petit plaisir d'avoir un conteur chez moi. Pour finir, Le prisonnier du ciel me tendait les bras. Qui suis-je pour résister... 

De belles lectures en perspective ! Et vous, qu'avez-vous dégoté lors du précédent mois ? Je suis curieuse...

samedi 4 février 2017

Hugo de la nuit

Auteur ; Bertrand Santini
Genres : Conte ; Jeunesse
Edition : Grasset
214 pages
Prix : 
Synopsis :
« L'oncle d'Hugo allait presser l'interrupteur de la lampe de chevet lorsque l'enfant le retint par la main. - Attends... J'avais encore une question à te poser... - Quoi donc ? sourit son oncle. - Je me demandais... Tu penses qu'un mort, ça peut se déterrer tout seul ? Son oncle écarquilla les yeux pour souligner l'absurdité de la question. - « L'enfer est vide. Tous les démons sont parmi nous », dit-il dans un souffle. - Qu'est-ce que ça veut dire ? - C'est du Shakespeare et cela signifie que les vivants sont plus à craindre que les morts. Hugo fronça les sourcils d'un air dubitatif. - Et sur ce constat d'épouvante, conclut Oscar dans un large sourire, je te souhaite de beaux rêves ! D'un clic, il éteignit la lampe de chevet. Hugo entendit ses pas s'éloigner dans le noir. La porte se referma sans bruit. Maintenant, la nuit pouvait commencer... »

Mon avis :

Quelle magnifique couverture ! Elle me fait penser aux illustrations parsemées dans les romans de Joseph Delaney (L'épouvanteur), ou ceux d'Alfie bloom. J'ai cette impression de déjà vu en les regardants, et bien que je ne me sois pas encore renseignée concernant le dessinateur, je pourrais penser qu'il s'agit du même. 
Peut importe, j'aime énormément cette amorce à ma lecture. Elle présageait une aventure palpitante qu'il me tardait de découvrir.

Avant toute chose, je dois signaler qu'il s'agit d'un roman jeunesse, qui vise un public de jeune d'une douzaine d'année. Fait important quand on doit analyser une lecture dans cette catégorie. Bien que ma critique ne soit pas exempte de justesse et d'affinement, je reconnais être peut-être plus indulgente sur certains points.

J'ai donc débuté ce roman sans réelles attentes. Et bien m'en a pris, le sujet est assez surprenant. Avec le recule, j'aurais sans doute du m'en douter, mais sur le moment je n'avais pas imaginé que l'auteur aille si loin dans la trame de son histoire.

Hugo de la nuit traite d'un sujet compliqué... l'avidité d'une terre et la folie de l'homme.

Les parents d'Hugo découvre avec surprise que leur terrain regorge de pétrole. Un trésor vite quémandé par de vils exploiteurs, qui se servent de l'intimidation pour faire partir cette famille dans les plus bref délais.
On comprend vite la surenchère qui se créait et le danger pour Hugo et ses parents, qui n'ont rien demandé. Et voilà qu'une nuit, l'horreur se joue dans la petite maison. Un meurtre. 

Hugo plein de vie l'instant d'avant se retrouve fantôme pour le restant de son existence (si je puis dire cela). C'est là que l'histoire commence réellement. L'enfant, parce qu'il comprend que son meurtrier n'en a pas finis, va tout faire pour sauver sa famille, grâce à l'aide inattendue des résidents d'un cimetière...

Si je suis honnête avec vous, je n'ai pas trouvé ma lecture très passionnante. Je reconnais que l'auteur à voulu nous faire partager un univers un peu morbide, et qu'un jeune de douze ans aura sans doute quelques petits frissons. Mais il me manque beaucoup de finition dans chaque péripétie. Les détails n'y sont pas, ou peu. J'aurais aimé plus d'interaction avec ces amorces d'idées, qui ne sont pas si mal pour le coup. 
Les sentiments ne sont pas assez exploités ; le passé de chaque personnage aurait pu être plus fournit. Il me manque du consistant, et bien que le rythme soit là (toujours pour captiver l'attention d'un enfant), j'ai trouvé que la fin était trop rapide, pas assez expliquer, et confuse.
J'ai aimé l'idée finale, mais je me suis retrouvée un peu perdue face à ses nouvelles données qui auraient mérités plus d'attention de la part de l'auteur.

Un peu déçue...


Ma note : 14.5/20