lundi 8 mai 2017

Blackmoore


Auteur : Julianne Donaldson
Genres : Romance ; Historique
Edition : Milady
432 pages 
Prix : 7.90 euros
Synopsis :
Jeune femme déterminée, Kate Worthington souhaite ne jamais se marier.
Afin d'échapper à une famille qu'elle abhorre, elle projette de partir pour les Indes. Malheureusement, sa mère a d'autres projets pour elle et l'oblige à conclure un marché : elle sera libre de s'y rendre si elle parvient à refuser trois demandes en mariage. Kate se rend alors au manoir de Blackmoore et retrouve son cher ami d'enfance, Henry Delafield. Au coeur des landes sauvages, Kate doit faire face à la vérité qui a maintenu son coeur captif.
Cette demande en mariage la libérera-t-elle vraiment ?


Mon avis :

Lors de mes nombreuses déambulations à travers les blogs consacrés aux livres, j'ai eu le plaisir de lire une critique de ce roman qui m'a donné très envie.
Dans ces moment là, je ne peux qu'accepter mon addiction, et céder à l'achat compulsif d'un roman inconnu jusqu'alors.

C'est donc avec une certain anticipation que je me lançais dans cette lecture. 
Et elle fut à la hauteur de mes espérances !

Il faut dire que tous les codes pour me faire succomber était de sortis. L'époque, tout d'abord, j'aime énormément cet air Victorien. Celle de Jane Austen, des sœurs Brontë, des belles robes et des codes d'honneurs où les hommes sont gentleman. 
J'aime la richesse de leurs dialogues, les romances qui peuvent en découler et l'atmosphère de cette Angleterre aristocratique. Cette ensemble forme une lecture parfaite à la Jane Eyre...

Le personnage de Kate, est adorablement touchante. Cette jeune femme pleines d'ambitions, n'a qu'un seul rêve, pouvoir embarquer pour les Indes, en compagnie de sa tante. Mais pour accéder à cette chance, il va lui falloir subir le marché de sa mère, une femme au comportement aguicheur et sans aucun scrupule. Pour arriver à réaliser son souhait, Kate va devoir aller à l'encontre de ses convictions les plus profondes.

Je n'ai pas lâcher le livre jusqu'à la fin et j'en ai aimé le moindre mot. Julianne Donaldson c'est nous captiver et instaurer une atmosphère mystérieuse à l'ensemble de son histoire. J'ai particulièrement apprécié ses descriptions autour de la lande et du manoir Blackmoore. A la fois sombre et salvatrice, une nature plongée dans la tourmente, hostile et pourtant attachante et pleine de charme. Peut-être aurais-je aimé plus de mystère autour de cette aile ouest, mais ce n'est que mon avis, l'ensemble est tout à fait satisfaisant tel qu'il est retranscrit.

Un autre petit point qui aurait mérité plus de détails... la fin. Certains personnages auraient mérité d'être plus étoffée, certaines réactions ou... excuses auraient été intéressantes à lire... mais là encore, ce n'est pas ce qui empêchera mon engouement pour ce roman.
La romance en elle-même est adorable, et peu présente, ce qui me plait assez, on reste centrer sur l'histoire et non sur les baisers volés au claire de lune, j'aime assez l'idée.

C'est une belle réussite, et il me tarde de pouvoir lire son autre roman.


Ma note : 17.5/20

dimanche 7 mai 2017

Book Haul


Bonjour à tous amis lecteurs ou de passage... 

Le mois d'Avril est achevé et il est temps pour mois de vous dévoiler mes dernières trouvailles. Une petite récole, je le reconnais, mais la qualité est là, et j'ai très envie de pouvoir les découvrir.
Plus de blabla, place aux livres !

France Loisirs :


Voilà deux livres qui me font de l’œil depuis maintenant quelques mois. Je n'ai donc pas hésité à les prendre. Elia la passeuse d'âmes m'attire pour sa synopsis, et L'enfant du lac est écrit pas une auteur que j'adore. De plus, le roman de Kate Morton m'a été offert par les points cumulés depuis le début de l'année. 

Et des suites :


J'ai vraiment accroché avec les premiers tomes de ces deux sagas, et j'espère (malgré les critiques sur l'univers de Victoria Aveyard) les aimer tout autant ! 

Peu de livres mais de belles promesses de lectures divertissantes... Les avez-vous déjà lu ? Et quand pensez-vous ?

Je vous souhaite de belles lectures pour le mois de Mai !

mercredi 3 mai 2017

Petit pays

Auteur : Gaël Faye
Genre : Contemporaine
Edition : Grasset
224 pages
Prix : 18 euros
Synopsis :
En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…

Mon avis :

Je vais être honnête avec vous, de moi-même, je n'aurais sans doute pas acheté ce livre. Pas parce que le sujet ne m'intéresse pas, mais juste parce que je ne sais pas apprécier ce genre de témoignage. 
J'ai donc été surprise de le découvrir sous le sapin, à noël. Ma tante me l'ayant offert, j'ai trouvé plaisant, d'avoir une lecture qui changeait mes habitudes littéraires.

Et parce que je souhaitais me faire un avis rapidement, je me suis convaincue de le lire dans l'année. 

L'histoire se déroule au Burundi, au début des années 90. A une époque fragile, où la guerre civile menace.
Gabriel est un jeune garçon d'une dizaine d'année, De père français et de mère rwandaise. A travers ses souvenirs, nous retraçons les premières étapes d'une guerre sanglante. 
De page en page, l'ambiance s'assombrit. Gabriel voit sa vie calme se transformer en cauchemars. Les assassinats, les menaces, les morts vont peu à peu faire partis de son quotidien, allant même jusqu'au génocide du Rwanda, là où vie une partie de la famille à sa mère.
Les massacres sont de plus en plus violent, et l'auteur nous retrace méthodiquement ce carnage.

Je suis passée par toutes les émotions. 

De légère et insouciante, la peur s'est imposée. Je prenais soudain conscience de cette réalité difficile, j'étais cet enfant déchiré et apeuré de voir son monde s'écrouler. Je ne rêvais que de les voir fuir vers cette France libre, et protégée.
Gaël Faye nous fait ressentir la haine de ces peuples, les conflits mortels et l'impuissance de ces hommes.

Je dois l'avouer, à cette époque, j'étais une enfant, du même âge que le jeune Gabriel. Ma vie alors n'étais qu’insouciance et rire. Et bien que le Rwanda me soit familière, le coup d'état du burundi m'était totalement inconnu. Peut-être, sans doute, en ai-je entendu parlé, mais je n'ai pas, à cette âge, réalisé ce qui se passait.
De nos jours, et peut-être grâce à ce genre de témoignage, mon regard à changé. Dans le monde, les guerres civiles, les coups d'états, les morts font rages, et l'histoire de Gabriel, est sans doute l'histoire d'autres enfants qui vivent cette même cruauté...


Ma note : 16/20

mardi 2 mai 2017

Bilan de lecture du mois d'avril 2017


Bonjour à tous amis lecteurs ou de passages...

Le mois d'avril vient de s'écouler, et je ne l'ai pas vu passer ! Entre la famille, le travail et les amis, il m'a été difficile de concilier l'ensemble avec la lecture.
Je ne vais pas me plaindre, j'ai toujours privilégié ma vie avant l’irréelle. Mais parfois, j'aimerais que mes journées durent plus de 24 heures, cela me laisserait le temps de faire tout ce qu'il me plait.
Est-ce trop demandé ?

Allez, place à mes lectures !

  

Je vais commencer par mes lectures en demi-teinte. Bien que j'avais beaucoup aimé les précédents livres de ces deux auteurs, je suis passée à côté. Entre mes mains le bonheur se faufile est une lecture sympathique mais qui ne restera pas dans mon souvenir. Je n'ai pas apprécié la tournure de la deuxième partie, l'auteur part un peu trop en vrille à mon goût... 
Et soudain tout change n'est pas si mal, mais là encore, je n'ai pas retrouvé le côté touchant de l'auteur. Certes, il sait exprimer les sentiments de ses personnages, mais la force de ses livres se place dans son personnage principal, qui pour le coup n'est pas si intéressant... 
Et puis il y a eu Man... Un livre vraiment insipide, je suis totalement passée à côté.

 

Forte heureusement pour moi, deux lectures ont su remonter le niveau. Je dirais même que l'un d'entre eux à frisé le coup de cœur...
J'ai donc enfin pu découvrir le premier tome de la saga Gardiens des cités perdues. Et je ne peux que constater mon propre enthousiasme face à cette première approche. J'ai très envie de connaitre la suite des aventures de Sophie !
14-14 fut pour moi une réelle surprise. J'avais entendu beaucoup de bien au sujet de ce livre, mais je craignais son côté un peu trop jeunesse. J'ai été vite rassuré ! Ce livre est à mettre entre toutes les mains sans crainte de ne pas l'apprécier ! J'ai vraiment aimé cette correspondance irréelle entre ses deux enfants. C'est un livre que je recommanderai avec plaisir.

En définitif, j'ai tout de même lu cinq romans... ce n'est pas si mal.
Je vous souhaite à tous de belles lectures pour le mois de Mai !

jeudi 27 avril 2017

Entre mes mains le bonheur se faufile

Auteur : Agnès Martin-Lugand
Genre : Contemporaine
Edition : Pocket
281 pages
Prix :
Synopsis :
Depuis l’enfance, Iris a une passion pour la couture. Dessiner des modèles, leur donner vie par la magie du fil et de l’aiguille, voilà ce qui la rend heureuse. Mais ses parents n’ont toujours vu dans ses ambitions qu’un caprice : les chiffons, ce n’est pas « convenable ». Et Iris, la mort dans l’âme, s’est résignée.
Aujourd’hui, la jeune femme étouffe dans son carcan de province, son mari la délaisse, sa vie semble s’être arrêtée. Mais une révélation va pousser Iris à reprendre en main son destin. Dans le tourbillon de Paris, elle va courir le risque de s’ouvrir au monde et faire la rencontre de Marthe, égérie et mentor, troublante et autoritaire…
Portrait d’une femme en quête de son identité, ce roman nous entraîne dans une aventure diabolique dont, comme son héroïne, le lecteur a du mal à se libérer.

Mon avis :

Forte de l'expérience agréable de ma dernière lecture de cet auteur, je renouvelle avec intérêt, ce nouveau roman contemporaine prometteur.

Il faut le dire, j'aime la couture. Depuis peu, certes, mais mon engouement pour les tissus devient de plus en plus entêtant. Je ne le cache pas, ma curiosité pour ce livre, tenait en grande partie à cette passion commune, et c'est tout naturellement que j'entreprends cette lecture sous le meilleur jour.

Alors, ai-je vraiment retrouvé les sentiments agréables que m'inspiraient l'auteur ? 

L'histoire, en elle-même, est assez touchante. Iris est attachante, timide et effacée. Depuis toujours, elle suit le chemin qu'on a bien voulu tracer pour elle. Ses parents, dans un premier temps, qui ne semblent pas voir en elle quelqu'un de talentueuse, la pousse vers une carrière qu'elle n'aime pas. Son mari, qui fait passer son travail avant sa femme, n'est pas d'un grand soutient non plus.
Iris mène une vie sans passion, routinière, et insipide. Forte heureusement, son amour pour la couture la libère quelque peu. Elle s'en contente, sans vraiment penser à en faire son métier...
Mais le jour où elle apprend que ses parents l'ont empêché de devenir une couturière, s'est le coup de fouet qu'elle attendait. Sur un coup de tête elle s'inscrit à des cours sur Paris, et sa vie va prendre une tout autre tournure...

J'ai vraiment aimé cette première partie. 

Le courage de changer, brutalement, son quotidien ; l'immersion dans ce monde qu'elle ne connait pas ; les rencontres et les situations face à ce métier passionnant... 
Suivre Iris au court de cette formation rapide et merveilleuse, m'a totalement conquise. J'ai aimé retrouvé la simplicité d'Agnès Martin-Lugand. 

La complexité de la relation entre son mari et elle est tout aussi intéressante. Bien que souvent, j'ai eu l'envie de secouer Iris pour la faire réagir. Je peux comprendre son besoin de sauver son couple, mais ce côté effacée est assez horripilant... 
L'autre relation très intriguante, est celle qu'elle entretient avec Marthe, personnage charismatique, mentor et directrice de l'atelier... Une femme de pouvoir, qui dicte sa loi et ne supporte pas l'a peu près.

Ce mélange de personnage donnait à l'ensemble une certaine dynamique qui m'était agréable. 

Pourtant, la seconde partie du roman est assez déroutante. Je n'ai pas compris le besoin de tout détruire, l'atmosphère plus oppressante et les directions prisent par chaque personnages... 
D'un roman simple, il en devenait un peu trop compliqué à mon goût. Je n'avais pas envie de lire ce genre de fin... Bien que certains détails significatifs m'aient interpellée dans les premières rencontres entre Marthe et Iris, je ne pensais pas que l'auteur pousserait son personnage jusque-là... Ma lecture en est devenue inconfortable...

Dommage...



Ma note : 15/20