samedi 25 mars 2017

La vérité sur l'Affaire Harry Quebert

Saga : Marcus Goldman
Auteur : Joël Dicker
Edition : De Fallois
Genre : Thriller
857 pages
Prix : 9.20
Synopsis :
À New York, au printemps 2008, lorsque l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois. Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

Mon avis :

Dès sa sortie, ce roman à su trouver son public. Ma mère, lectrice tout aussi assidue que sa fille, s'est donc empressée de me le conseiller. Une histoire qu'elle avait adoré, et que je ne pouvais qu'aimer à mon tour.

Qui suis-je pour contredire ma chère mère ? 

Bien qu'elle l'avait en version papier, j'ai choisi, pour ma part, une lecture audio, histoire de pouvoir en profiter pendant mes heures de conduite. Ma curiosité piquée, n'a pas pu attendre les nombreux trajets, et je me suis retrouvée, assise dans mon fauteuil, à écouter cette enquête parfaitement menée, par un Marcus Goldman opiniâtre, près à tout pour sauver son ami. 

Les Thrillers, en général, ne sont pas réellement accrocheurs. Parce que trop souvent, j'arrive à résoudre l'affaire trop vite à mon goût, je me lasse et mets de côté ce genre littéraire, quelques temps. 
Là, mon envie de  connaitre ce Best Seller, fut plus forte que tout, et bien que, très rapidement encore, j'ai soupçonné dès son entré dans l’histoire cette personne, je me suis retrouvée totalement immergée dans cette enquête qui nous révèle, au fur et à mesure, des faits tous plus incroyables ; surprenants et déroutants. 
Je suis, dès lors, devenue boulimique de ce bouquin.

Parlons des personnages...

Le principal, Marcus, un jeune écrivain, dont le premier livre fut une réussite et qui s'échine à trouver un nouveau sujet. Parce qu'il n'arrive pas à écrire, l'angoisse de la page blanche, il décide de retrouver son ancien Maître, un auteur célèbre pour avoir écrit le plus grand chef d'oeuvre américain, connu et reconnu par l'ensemble de la communauté littéraire.  
Sa panne d'inspiration va le mener vers une enquête qu'il n'aurait jamais soupçonné devoir résoudre. Comment réussir à disculper son mentor, un père, l'homme qui fit de lui un homme, un écrivain. 

J'ai aimé également, Harry, qui bien qu'un peu absent au vue de son incarcération, n'a de cesse d'être présent dans le passé de cette petite ville. Tout tourne autour de lui, et de Nola. Son amour, sa vie, ses secrets, nous le rendent touchant, émouvant, et friable. J'ai particulièrement aimé les passages en début de chaque chapitre, qui se déroule pendant les jeunes années de Marcus, où Harry lui enseigne la vie. Chaque conseil, apporte cette nostalgie d'années joyeuses, prospères et agréables entre les deux hommes. 

Nola, qui, s'en trop vous en dire, est... surprenante. J'ai, je dois l'avoué, eu quelques doutes sur sa sincérité. Et c'est peut-être elle qui m'a le plus surprise. 
Car l'auteur nous fait vivre avec tendresse, cette histoire d'amour, impossible, entre une jeune de quinze ans et un homme plus vieux qu'elle. Nola est naïve, fragile, innocente et pourtant si courageuse.
Elle a l'ardeur de la jeunesse, l'espérance, et le pouvoir d'aimer sans restriction. 
Bien que nous connaissions sa fin tragique, chaque moment de partage entre elle et Harry, mais également avec les autres personnages, nous inspirent une certaine douceur, qui est bienvenu dans tout cette tragédie.

Il y a bien évidement tout les autres, secondaire, mais pourtant si important. J'ai adoré les passage avec la mère de Marcus. Et bien qu'il y en est eu peu, j'ai beaucoup rit de ses répliques. 
J'ai bizarrement apprécié un chauffeur ; exprimé ma colère face à un éditeur et un avocat ; eu pitié pour une serveuse et un mari  rabaissé par sa femme.
Tout ses personnages forts, servent à une histoire percutante, addictive et dévorante. Et bien que, je me répète, l'auteur du meurtre était une évidence (au début), je crois bien avoir mis tout le monde dans le sac des suspects, tant certains cachaient bien leur jeu... 

Comment vous convaincre encore, d'ouvrir ce roman...
Peut-être en  vous citant Harry, lui-même. Propos tenus dans les dernières pages du livre.  (Je vous rassure, il n'y a aucune révélation, vous pouvez continuer de lire.=
"Un bon livre, Marcus, ne se mesure pas à ses derniers mots uniquement, mais à l'effet collectif de tous les mots qui les ont précédés. Environ une demi-seconde après avoir terminé votre livre, après en avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se sentir envahit d'un sentiment puissant. Pendant un instant il ne doit plus penser qu'à tout ce qu'il vient de lire, regarder la couverture et sourire avec une pointe de tristesse, parce que tout les personnages vont lui manquer. Un bon livre Marcus, est un livre que l'on regrette d'avoir terminé."

Et... Je regrette de l'avoir terminé.


Ma note : 18/20

dimanche 19 mars 2017

La passe-miroir


Tome 1 : Les fiancés de l'hiver
Auteur : Christelle Dabos
Genre : Jeunesse Fantasy
Edition : Gallimard
567 pages
Prix :
Synopsis :
Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'Arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel.



Mon avis :

Dès sa sortie, j'ai eu l'envie de me le procurer. Comment ne pas succomber à cette sublime couverture ! Une ville suspendue dans le ciel... Cela prête à l'imagination. Avant même de l'avoir saisit, je savais qu'il me procurerait la part d'aventure et d'intrigue nécessaire à tout bon livre de Fantasy. 
Et les critiques sur ce premier tome confirmaient mon envie de le dévorer. Mais, parce que j'avais beaucoup d'autres romans en attentes, j'ai patienté...

Le second tome est sortie, et là, je n'ai pu résisté, vaincue par ma curiosité.

Dès le départ, j'ai été convaincu que cette petite héroïne allait nous promettre bien des péripéties ! J'aime son côté bibliothécaire, son don est vraiment incroyable, j'ai beaucoup aimé cette idée, de pouvoir lire dans le passé d'un objet, jusqu'à sa création. Cela va d'ailleurs, l'aider dans bons nombres de situations... Et l'idée de passer à travers les miroirs, comme une arche entre deux mondes, m'a totalement acquise à sa cause. 

Alors, que son petit monde est parfaitement construit, Ophélie va voir sa vie basculer de la plus cruelle des façons. Promise à un homme taciturne et sans charme, venant du clan des Dragons et d'un pays ou l'hiver règne en maître, la voilà partie, en abandonnant toute sa vie derrière elle. Sa famille, ses projets de carrière, tout s'envole en une seconde. Même si la jeune fille doute que ces fiançailles soient une bonne nouvelle, son voyage vers cette contrée rude et glaciale, va se révéler surprenante. 

J'ai d'ailleurs été moins même agréablement surprise. Alors que je m'attendais à lire un livre de Fantasy dans les règles de l'art, je me suis retrouvée dans des complots, intrigues et meurtres à la cour... Elle qui pensait être accueilli et reconnue comme la futur femme de Thorn, ses illusions tombent vite à l'eau. La voilà face à un peuple qui voue sa vie à l'apparence et aux excès.
J'ai vraiment aimé cet atmosphère glaçante ; cette famille qui n'en a que le nom ; cette ville si folle, construite suivant la classe sociale ; ces personnages si horripilants, et déroutants. 

Le couple, si l'on peut l'appeler comme cela, Thorn/Ophélie, est au départ assez insipide... je me doutais bien qu'ils nous promettaient une histoire, mais, le caractère taciturne de Thorn, nous laisse sur notre faim. Et même si j'en sais un peu plus maintenant sur sa façon de penser, j'ai à la fin de ma lecture, beaucoup d’interrogation à son sujet. Ce qui n'est pas plus mal et sert à ma curiosité.

Un premier tome, vraiment excellent qui prête à une suite dans les plus brefs délais. 


Ma note : 17/20

vendredi 17 mars 2017

Les dix enfants que madame Ming n'a jamais eus


Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt
Genre: Conte Contemporaine
Edition : Le Livre de Poche
96 pages
Prix : 5.10 euros
Synopsis :
Madame Ming aime parler de ses dix enfants vivant dans divers lieux de l’immense Chine. Fabule-t-elle, au pays de l’enfant unique ? A-t-elle contourné la loi ? Aurait-elle sombré dans une folie douce ? Et si cette progéniture n’était pas imaginaire ? L’incroyable secret de Madame Ming rejoint celui de la Chine d’hier et d’aujourd’hui, éclairé par la sagesse immémoriale de Confucius.






Mon avis :

Voici une bien étrange rencontre dans un lieu tout aussi surprenant... 

Pour vous mettre dans le contexte, une chose importante est à noter. L'histoire se passe en Chine, et la loi sur l'enfant unique vient d'être adopté. L'échange se fait dans cette période. Depuis, la restriction des naissances s'est un peu allégé, et est revenue à deux enfants par couple depuis 2015 (il me semble).

Madame Ming est "Madame pipi". Son travail, rendre les toilettes pour homme du Grand Hotel, impeccable. Une charge qui pourrait être avilissante pour beaucoup d'entre nous, mais un privilège pour celle-ci. 
Madame Ming est un personnage aimant, et souriant, qui ne laisse pas indifférent. Mais sous ses airs affables, se cache une histoire bien étrange. Cette dame aurait eu dix enfants. Un fait incroyable alors que la Chine interdit d'en avoir autant. 

L'histoire est contée par l'homme qui va croiser sa route. Un français, en visite pour affaire, qui ne se soucis que de son travail. D'abord dubitatif, face aux mensonges de cette vieille dame, l'homme va peu à peu se laisser porter par les histoires de cette famille qu'il croit imaginaire.

Ce ne fut pas une grande lecture, et bien que les mots de Monsieur Schmitt soient toujours aussi riche et agréable à lire, je n'ai pas été emballé par l'histoire.
Court, et sans réelle saveur, il me manquait la poésie de cette Chine légèrement dépeinte. Et bien que certaines citations rehaussent un peu le tout, je n'ai pas eu l'impression de voyager. 

J'avais pourtant quelques espoirs, ayant apprécié chaque livre appartenant à la saga du cycle de l'invisible... pour moi, il n'était pas à la hauteur. Même la fin me semble inachevé, et... bâclée. 
Pourtant j'aime cet auteur, et je ne vais pas non plus dire qu'il s'agit d'un roman sans grand intérêt. J'aurais peut-être juste aimé plus de contenu, plus d'atmosphère, et plus de détails.


Ma note : 13/20

mercredi 15 mars 2017

Allumer le chat


Auteur : Barbara Constantine
Genre : Contemporaine
Edition : Points
261 pages
Prix : 7.30 euros
Synopsis :
" Il se plante devant la porte ouverte, jambes écartées, poings sur les hanches. Il hume l'air. La nuit s'annonce douce et tranquille. Mais d'un coup, ses sourcils se froncent, une ombre passe, et sans se retourner... - Passe-moi le fusil, j'vais allumer le chat ! Il n'a pas bu pourtant, juste quelques verres de rouge au dîner, autant dire rien. - Et pourquoi tu veux l'allumer, dis ? - Quand il me regarde, j'ai l'impression qu'il se fout de ma gueule. Alors, là, j'en ai marre... je vais lui régler son compte à ce salopard ! "




Mon avis :

Je voue à cette auteur, un amour inconditionné. Pourtant, il m'aura fallu quelques mois pour me décider à ouvrir ce roman.
J'ai tout lu d'elle, et chacun de ses romans fut un coup de cœur. Pour ses personnages ; pour son style ; pour ses histoires si rafraîchissante. J'ai rit, j'ai pleuré, je me suis attendrie, révoltée... Je ne suis jamais restée insensible à son texte, et c'est peut-être pour cela que j'ai autant tardé.
Par peur d'être déçue, ou parce que les critiques envers Allumer le chat n'était pas si élogieuse... Je me suis sans doute laissé influencé (comme souvent), et j'ai donc patienté.

Je vais tout de suite assouvir votre petite curiosité. Ce ne fut pas un coup de cœur... Mais ce ne fut pas non plus la déception tant crainte.

L'histoire est un peu trop décousue à mon goût, et c'est certainement ce qui a pêché pour beaucoup de lecteur. J'ai mis un petit moment a rentré dans l'histoire. et bien que les personnages soient à la hauteur de son style, j'ai eu du mal à m'accaparé leurs aventures. 
Pourtant, l'idée principal était toute trouvé. Un enfant, qui se retrouve à la charge de ses grands parents, qu'il ne connait pas, suite à une poussée de varicelle qui dégoûte la maman. Cette mère qui n'a pas un seul instant la fibre maternelle, et qui se retrouve bien soulager de le confier à ses parents...
J'ai aimé l’interaction fragile, entre le grand-père et son petit-fils. Deux inconnus, sauvages, en mal de reconnaissance et d'amour, qui peu à peu vont s'apprivoiser. L'idée était touchante, émouvante, et j'ai apprécié chaque instant relaté.

Mais parce que l'histoire ne peut être simple, l'auteur choisi de partir un peu dans plusieurs direction. Certes, chaque personnage à sa part de secret, et c'est ce que j'adore chez Madame Constantine, mais là, c'était peut-être un peu trop. Après réflexion, je dirais que nous manquions d'informations, et d'implications face à tout ses seconds rôles... Je me retrouvais, parfois, à me demander qui était qui, et quels rapports ils avaient entre eux... Elle ne m'a pas laissé le temps de les connaitre que déjà elle nous envahissait d’événements heureux ou tragiques qui me laissait un peu sur ma faim.

là encore, je suis à moitié satisfaite.

On va imaginé que nous avons tous, l'esprit vif, et une mémoire d'éléphant, histoire de parler en bien de ce roman.
Car j'ai aimé retrouver cette écriture attachante, ses dialogue rustiques et francs, ses personnages attachants, cet amour que l'auteur porte à son ouvrage, et qui se ressent dans chaque phrase. 
J'aime cette simplicité surprenante, cette fraîcheur agréable, ces instants d'abandons. Je suis touchée par l'abandon, la maladresse, la colère et l'humanité de ses héros. 
C'est ce qui fait la force de ses histoires...


Ma note : 16/20

dimanche 12 mars 2017

L'épouvanteur


Tome 1 : L'apprenti épouvanteur
Auteur : Joseph Delaney 
Edition : Bayard
Genre : Fantasy Jeunesse
275 pages
Prix : 14.50 euros
Synopsis :
Septième fils d'un septième fils, Tom perçoit les ombres de ceux qui ont peuplé la terre et ressent la présence des êtres maléfiques. A treize ans, il doit quitter la ferme pour devenir l'apprenti de l'épouvanteur, chasseur de démons et sorcières. Commence alors pour lui une nouvelle vie, difficile. N'écoutant que son bon cœur, il va permettre la libération d'une sorcière particulièrement cruelle que son maître a enfermée dans un puits. Il aura alors à l'affronter à plusieurs reprises avant de la voir disparaître à tout jamais.



Mon avis : 

Quelle belle surprise ! 
La bibliothèque où j'aime me rendre, avait prit pour thème, le mois dernier, la sorcellerie. Plusieurs ouvrages étaient donc exposés en devanture et c'est tout naturellement que le premier tome de cette saga Fantasy a atterrie dans mes mains. 
Cela faisait quelques temps qu'il me faisait de l’œil, et j'avoue avoir été intriguée par son contenu.

Thomas est le septième fils d'un septième fils. Alors que ses six autres frères ont droit à des carrières plus ou moins importantes, il se voit confié au soin d'un Épouvanteur
Personnage vivement contesté, craints et pourtant si important dans la vie de chacun, l'homme défend la veuve et l'orphelin des Gobelins, sorcières et autres personnages féériques peut sympathique.
Son quotidien est angoissant, froid et éprouvant et pour le jeune Tom, qui a tout juste 13 ans, l'épreuve est terrifiante.

Jospeh DeLaney est un magicien ! 
Accrocheur, talentueux,  son univers austère ma totalement captivée.  Je ne pouvais me détacher de cette lecture, même si l'occasion de fermer le livre pour échapper à cette oppression m'a souvent effleuré l'esprit. J'ai d'ailleurs poussé un long soupir à la fin de ma lecture, un peu comme si le point qui m’oppressait venait de disparaitre. 
Si ce premier tome est le moins noir, alors comment seront les suivants ! J'ai à la fois très envie de le découvrir mais ma fragilité émotionnelle m'empêche également de sauter le pas pour le moment... je le reconnais, je suis une trouillarde et il va me falloir quelques jours pour m'en remettre.
Nous suivons donc l'apprentissage du jeune homme, dans ce monde difficile avec une certaine appréhension. Moi même, j'ai plusieurs fois frissonné, écoutant les bruits du vent, des murs qui craquent ; des portes qui grincent... Avec quelques fois, une petite sueur froide, je levais mon regard captant soudain un élément étrangé et mystique dans mon environnement. Mon imagination c'est emballée, et j'ai plusieurs fois eu la sensation de me retrouver dans un des univers de Tim Burton. Des images de Sleepy hollow apparaissaient tout à coup, alors que je courais avec Thomas dans la forêt pour échappée à mes futures assassins.
Mince ! Est-ce vraiment un livre pour les jeunes ! Alors que j'ai dépassé cette âge, j'ai tout de même eu quelques frayeurs dans ma lecture, et je ne peux qu'être surprise du public visé.

J'ai particulièrement apprécié les différents moments passés dans la cuisine de l'Eprouvanteur. Tantôt chaleureuse, tantôt glacial et violente, cette pièce intrigue, par son étrange activité. Des plats sont cuisinés ; un feu s'allume dans le foyer ; le couvert est dressé... pourtant il n'y a aucune trace d'une cuisinière. Et puis... d'un coup, la pièce se refroidit, elle s'assombrit, et un violent coup vous ai donné à l'arrière du crane. Mais là encore... personne...

Ces scènes ont pas mal titillé mon imagination. Était-ce la magie ? Un sort lancé sur les objets pour qu'ils s'animent, un peu comme Merlin l'enchanteur ? Ou un lutin, caché d'en un recoin, dormant au fond d'un placard...
Je vous laisse le découvrir.

"Attention ! 
Histoire à ne pas lire la nuit..."
 Pas de chance... Je l'ai lu en pleine nuit.

Ma note : 19/20
 ~~~
 
Tome 2 : La malédiciton de l'épouvanteur
Auteur : Joseph Delaney 
Edition : Bayard
Genre : Fantasy Jeunesse
361 pages
Prix : 14.90 euros
Synopsis :
Voilà six mois que tu es l'apprenti de M. Gregory, me dit maman. Tu as déjà été témoin de bien des événements. A présent, l'obscur t'a remarqué et va tenter de te neutraliser. Tu es en danger, Tom. Toutefois, rappelle-toi ceci lorsque tu seras un homme, mon fils, ce sera au tour de l'obscur d'avoir peur, car tu ne seras plus la proie, tu seras le chasseur. C'est pour cela que je t'ai donné la vie." L'Épouvanteur et son apprenti, ornas Ward, se sont rendus à Priestown pour y achever un travail. Dans les profondeurs des catacombes de la cathédrale est tapie une créature que l'Épouvanteur n'a jamais réussi à vaincre. On l'appelle le Fléau. Tandis que Thomas et M. Gregory se préparent à mener la bataille de leur vie, il devient évident que le Fléau n'est pas leur seul ennemi. L’Inquisiteur est arrivé à Priestown. Il arpente le pays à la recherche de tous ceux qui ont affaire aux forces de l'obscur! Thomas et son maître survivront-ils à l'horreur qui s'annonce?

Mon avis :

Impatiente ! Je l’étais à l’ouverture de ce nouveau tome. Le précédent avait fait son petit effet, et je sentais alors que cette saga allait me faire chavirer.
J’étais légèrement fébrile dans les premières pages, essayant, bien malgré moi, de retrouver l’atmosphère du précédent… Et même si celui-ci c’est légèrement essoufflé dans les tout premiers chapitres, je suis tout de même hypnotisée par ma lecture.

Nous commençons dans un village qui, au premier abord, m’est inconnu. Un prêtre est au prise avec un Gobelin qui le vide de son sang. On comprend alors, qu’il s’agit du Père Gregory, le frère de l’épouvanteur. Un homme qui a renié son frère car trop de différences les séparaient.
Le prêtre est à terre, inconscient, et est en train de mourir.
L’épouvanteur, car il ne pouvait faire autrement, a envoyé Tom, son apprentie, démêler la situation.
Nous retrouvons donc l’enfant âgé désormais de treize ans, avec une certaine appréhension, car le gobelin est de niveau supérieur et bien dangereux…

Je suis donc encore embarquée dans l’histoire de cette apprentie épouvanteur. Et même si, pour moi, le tout début est un peu chaotique (j’ai eu du mal à retrouver l’ambiance du livre précédent), je ne peux que le lire d’une traite tant il est bien écrit et me passionne.

Nous découvrons de nouveaux personnages, de nouveaux monstres, et un homme bien plus cruel que le pire des Gobelins. L’inquisiteur.
Sous font d’extermination de Sorcellerie, d’église intolérant, Tom va devoir affronter une entité bien plus dangereuse et effrayant que ce qu’il a déjà croisé depuis sa rencontre avec l’épouvanteur.

Sera-t-il y réchapper ?

Nous en apprenons plus, également, sur sa mère… Bien mystérieuse… J’ai d’ailleurs beaucoup aimé l’histoire de la première rencontre des parents de Tom. Une situation qui me donne à réfléchir sur l’exacte identité de cette femme énigmatique…

A la fin de cette lecture, je ne peux qu’anticiper la suite. Je rêve de cette suite, j’en redemande ! Je suis devenue accroc finalement.

Ma note : 17/20
~~~
Tome 3 : Le secret de l'épouvanteur
Auteur : Joseph Delaney 
Edition : Bayard
Genre : Fantasy Jeunesse
371 pages
Prix : 14.90 euros
Synopsis :
" L'hiver va être long et rude, mon fils. Tous les signes l'annoncent. Les hirondelles se sont envolées cers le sud presque un mois plus tôt qu'à l'accoutumée, et les premières gelées sont survenues alors que mes rosiers étaient encore en fleur Je n'avais jamais vu ça. Ca sera une période éprouvante : aucun de nous n'en sortira indemne. Aussi, ne quitte jamais ton maître. Il est ton seul véritable ami. Vous devrez vous soutenir l'un l'autre " Alors que le froid se fait plus vif, l'Epouvanteur reçoit un message qui semble grandement le perturber. Il décide aussitôt de quitter Chipenden pour se rendre dans sa maison d'hiver, à Anglezarke. La vieille demeure est lugubre : dans les profondeurs obscures de ses caves sont enfermées des sorcières et des gobelins. Quant au mystérieux auteur de la lettre, qui rôde dans les parages, il se révèle être l'ennemi juré de John Gregory. Au cours de longs mois d'hiver, Tom découvre peu à peu le passé caché de son maître. L'Epouvanteur doit-il payer le prix de ses erreurs de jeunesse ? Lorsque certains secrets qu'il a toujours dissimulés, seront finalement dévoilés, Tom va se trouver en grand danger...

Mon avis :

C’est avec plaisir et avidité que j’avale enfin ce nouveau tome !
Nous retrouvons notre jeune apprenti à l’aube des premières touches d’hiver. Il est temps de partir et quitté Chipenden, pour La demeure d'Anglezarke, Une maison glaçante et obscure, où résident de bien curieuses prisonnières…

Plus j’avance dans les aventures de Thomas, plus j’apprécie le côté sombre de l’atmosphère décrit par l’auteur.
Tom a toujours de nombreuses questions sur le passé de l’épouvanteur et à mon plus grand plaisir, Joseph Delaney réponds à plusieurs d’entre elles.
J’ai en mémoire cette sorcière, Meg… le grand amour de  John Gregory, Incapable de l’enterrer vivante, comme il se doit de le faire, nous la retrouvons l’esprit brouillé par une potion, à la charge de l’enfant.
Alice, l’amie de Tom, voit d’un mauvaise œil cette entrave et bien des malheurs vont découler de son entêtement.

Un autre personnage entre en scène et j’ai particulièrement exécré cette dernière…
Au cours de ma lecture de cette saga, l’auteur fait souvent référence à d’autres épouvanteurs. Mais nous n’en n’avions pas encore rencontré… Et il aurait mieux fallu, surtout pour Tom…
Celui qui va croiser son chemin est foncièrement mauvais, son âme est remplie de haine et de vengeance à l’encontre de son maitre et les évènements qui en découleront seront tragiques.
Un lieu m’a particulièrement intrigué et légèrement apeuré (je rappelle que je suis une grande trouillarde).
La cave est à elle seule, un personnage marquant de ce tome, et j’ai plusieurs fois eu le cœur qui battait la chamade.
Les occupants sont d’ailleurs assez angoissant… j’en frissonne encore rien que d’y penser.

En résumé, c’est encore et toujours un livre palpitant. J’ai très envie de connaitre la suite qui m’attend bien sagement dans ma bibliothèque. Vivement la prochaine LC !


Ma note 17/20
~~~ 


Tome 4 : Le Combat de l'épouvanteur
Auteur : Joseph Delaney 
Edition : Bayard 
Genre : Fantasy Jeunesse
408 pages
Prix : 14.90 euros
Synopsis :
Les sorcières de Pendle deviennent de plus en plus malfaisantes. Le plus inquiétant, c'est que les trois clans - les Deane, les Malkin et les Mouldheel - préparent une alliance. Ensemble, ils seraient capables d'invoquer le Diable en personne ! Tom et son maître vont se rendre là-bas pour éviter le pire. Mais avant, Tom Ward doit passer chez lui pour récupérer les malles que sa mère lui a laissées en héritage. Or, une fois sur place, il découvre que la ferme a été ravagée, la grange brûlée.



Mon avis :

Je retrouve avec plaisir l’épouvanteur, son apprenti Tom et Alice, dans une nouvelle aventure.
Et dès le départ, une tragédie frappe Tom. La ferme familiale a été attaqué, son frère, sa femme et sa nièce ont disparu.
Les sorcières de Pendle sont les responsables. Menées par une femme habillée en noir à l’allure menaçante et puissante.
Qui est cette nouvelle ennemie ? Que contiennent les malles de sa mère ? Qui est réellement cette mère aux pouvoirs divinatoire important ? Quels sont les nouveaux obstacles rencontrés par Tom ?
Toutes les révélations sont faites dans ce tome, et même si pour certaines, elles étaient évidentes, pour d’autres, elles sont bien surprenante…

Ce quatrième volume prend une dimension plus sombre. La noirceur s’étant au fils des pages et ma lecture se fait plus dévorante, plus obsédante. Tom va-t-il s’en sortir ?

J’ai toujours un doute sur l’amitié et la confiance inspirée par Alice. Est-elle réellement de leur côté ? Ne va-t-elle pas, un jour, décider de devenir celle qu’elle est ? Une sorcière ? Pendle, sa ville natale, celle où son clan réside… Pendle, la tentation ?  

Concernant l’épouvanteur… j’ai un mauvais pressentiment. Depuis quelques temps déjà, l’auteur nous mène vers une fin inévitable. J’ai bien peur qu’il ne fasse bientôt plus partie de leur « trio ».
Dans ce tome, il se fait beaucoup moins présent, à croire que nous sommes doucement amené à lui dire en revoir. Peut-être qu’il nous sera plus facile comme cela de lui dire en revoir lorsque le moment sera venu…

Je termine ma lecture avec encore beaucoup de question ; d’appréhension au vu de ce qu’il se passe dans les derniers chapitres ; d’obsession, car j’ai très envie de ne pas me réfréner et lire la suite d’affiler…
Encore une suite forte en émotion, quel plaisir !


Ma note : 18/20
~~~
Tome 5 : L'erreur de l'épouvanteur
Auteur : Joseph Delaney 
Edition : Bayard 
Genre : Fantasy Jeunesse
393 pages
Prix : 14.90 euros
Synopsis :
« -Lève-toi, m’ordonna-t-elle d’une voix dure. L’heure est venue, le danger est proche. Nos ennemies ne vont pas tarder.
- Nos ennemies ? Soufflai-je. Il y en a plusieurs ?
- Bien sûr, petit ! La fille du Malin ne sera pas seule. Les sorcières d’eau convergent de tous cîtés vers cette colline. Le combat est imminent. »

C'est aux environs de la baie de Morecambe, dans le sud de la Région des Lacs, que se déroule cette histoire. Vous pouvez y visiter les villes de Coniston, Cartmel, Lancaster, et vous aventurer dans les sables de la baie ou sur le canal Lancaster-kendal. Mais les marécages infestés de sorcières près desquels est bâti le moulin n'existent que dans l'imagination de l'auteur.

Mon avis :

Me revoici donc, dans les aventures trépidantes de Tom, l’apprenti épouvanteur, pour un cinquième tome riche en retournement de situation !

Alors que l’auteur nous distillait aux compte-gouttes, quelques renseignements sur un deuxième épouvanteur, cette fois-ci, notre soif de savoir est enfin récompensée !
Notre apprenti en herbe doit faire face aux exigences de John Grégory, qui, ne se jugeant pas assez jeune pour lui enseigner des techniques de combats, l’envoie pour une durée de six mois, près de Caster, au bon soin de Bill Arkwright.

Ce dernier, n’est autre que l’un de ses anciens apprentis, désormais épouvanteur de son état. Malheureusement pour Tom, Bill est sujet à lever la bouteille un peu trop souvent, rendant l’alcoolique violent et tyrannique.
Un lourd passé entour l’homme, et Tom, dont la curiosité et bien trop maladive, va en subir le courroux. 

Mais qui y a-t-il dans la chambre du deuxième étage ? Pourquoi Bill est-il si aigris ? Qui le pousse à boire autant ? Tom, pourra-t-il supporter les rigueurs de ce nouvel enseignement ?

Notre jeune apprenti, va devoir également affronter une sorcière d’eau. Dangereuse et soutenu par le Malin, Morwène est terrifiante.

Sera-t-il lui faire face et s’en sortir sans dommage ?

Dans ce tome, les évidences sont foncées. J’ai été plusieurs fois surprise, nos ennemis ne sont pas forcément ce que l’on pourrait croire, nos amis, sont tout aussi surprenant.
Malgré un début difficile, ne supportant pas les exigences et la brutalité de Bill Arkwright, les différentes révélations qu’il délivre à Tom ont totalement chamboulés mes convictions à l’égars des personnages qui gravitent autour du jeune homme.

Un tome, encore une fois, captivant. Une plume toujours aussi envoutante et agréable. J’aime de plus en plus l’apprentissage de Tom Ward.

Un coup de cœur pour une sorcière dont je tairais le nom, de peur de vous en divulguer un peu trop sur le contenu de ce livre. J’ai tout de même hâte de pouvoir recroiser sa route.


Ma note : 18/20
~~~


Tome 6 : Le sacrifice de l'épouvanteur
Auteur : Joseph Delaney 
Edition : Bayard 
Genre : Fantasy Jeunesse
323 pages
Prix : 14.90 euros
Synopsis :
Tom Ward, apprenti épouvanteur, est censé protéger le comté face à la montée en puissance de l'Obscur.
Or sa mère a besoin de lui en Grèce, le pays où elle est née. L'Ordinn, une redoutable créature, est sur le point de resurgir. Si elle réussit à sortir des profondeurs de la terre, elle ravagera la Grèce, entraînant massacres et destructions.
De retour au comté, la mère de Tom monte donc une expédition. Elle engage les sorcières de Pendle - dont la terrible Grimalkin -, ainsi qu'Alice et l'épouvanteur Bill Arkwright. Seul John Gregory refuse d'y participer.
Changera-t-il d'avis? Quels sacrifices Tom devra-t-il consentir dans cette bataille sans merci contre l'Ordinn, la principale servante du Malin ?

Mon avis : 

Depuis quelques temps déjà, le titre de ce 6ème volume me faisait froid dans le dos. J'avais extrapolé plusieurs théories sur une fin probable pour notre épouvanteur taciturne, et malgré moi, je m’étais attachée à lui.
J’avais donc une certaine criante à devoir le laisser au bord du chemin, et continuer l’aventure, seule, au côté de Tom, notre apprentie intrépide.

Le dénouement ne vous sera pas révélé, je vous laisse tout le plaisir de la lecture, mais je peux tout de même vous le dire… Je me suis totalement trompée !

Nous retrouvons, dans ce roman, et pour mon plus grand plaisir, la mère de Tom. Partie en Grèce pour combattre le Malin sur ses terres, elle revient cherche son fils, ainsi que des alliés peut communes, pour l’aider à combattre une nouvelle menace.
Une nouvelle échéance, un affrontement sanglant, le mal grandit et ne laisse plus de place aux enfantillages.
Tom et ses acolytes, devront faire face à des ennemies redoutables. Un univers post-apocalyptique qui présage encore une bien belle aventure.

Définitivement, ce tome ce démarque des autres. Même si j’avais déjà apprécié particulièrement cette saga, son univers obscur, et le personnage de Tom Ward, j’avoue avoir été addictive à ce tome-ci.
Une note plus sombre, une fin tragique, un avenir incertain, des révélations chocs, des héros toujours aussi captivants. Une sauce qui fonctionne et qui me rend encore plus accroc à cette série.
Que du plaisir !

Il me tarde la suite !

Ma note : 18/20
~~~
Tome 7 : Le cauchemar de l'épouvanteur
Auteur : Joseph Delaney 
Edition : Bayard 
Genre : Fantasy Jeunesse
350 pages
Prix : 14.90 euros
Synopsis :
" Je rêvais de Lime l'Osseuse... Elle trônait dans une grande salle. Le Malin se tenait à côté d'elle, une main posée sur son épaule. Des prisonniers hurlant de terreur attendaient d'être décapités, et le sol était rouge de sang. " La guerre. qui faisait rage au sud du Comté, a maintenant gagné l'ensemble du pays. A leur retour de Grèce. Tom Ward et John Gregory découvrent que les soldats ont mis le feu à la maison de Chipenden, réduisant en cendres la précieuse bibliothèque. De plus, pendant leur absence, les sorcières de Pendle ont libéré Lime l'Osseuse, que l'Epouvanteur avait enfermée dans une fosse. Rester dans le Comté s'avère trop dangereux. En compagnie de la jeune Alice, et des trois chiens, Griffe, Sang et Os, Tom et son maître s'embarquent pour l'île de Mona, gouvernée par le cruel lord Barrule. Seulement, ils n'y sont pas les bienvenus...

Mon avis :


J’avais hâte de pouvoir enfin me replonger dans l’histoire, ayant laissé Tom et ses acolytes sur les chemins du retour.


Malheureusement pour eux, l’ennemie a envahi le pays, et détruit la maison de l’épouvanteur. Un échec qui rend l’épouvanteur amorphe et abattu.
Il faut désormais fuir, et rejoindre l’île de Mona, où un nouveau monstre va devoir être vaincu… Mais alors qu’ils décident de continuer leur route, au fond du jardin, une inquiétante découverte les saisis d’effroi, Lizzie L’osseuse, mère d’Alice et dangereuse sorcière, s’est enfuit.

Un tome toujours plus sombre et captivant, je n’ai pas mis longtemps à le terminer. La facilité de Joseph Delaney à nous emporter dans son monde et fascinante. J’aime l’aisance de son écriture et sa simplicité si distrayante.

Ce qui m’a plus dans ce nouveau tome, c’est la faiblesse de l’épouvanteur. Je me suis surpris à repenser à mon père… Je vous explique, mon regard d’enfant renvoyait l’image d’un super héros indestructible. Mon père était le meilleur, le plus fort et le plus intelligent, bref, parfait. Et puis, le temps à passer, et j’ai grandis, et même s’il est toujours le plus important des hommes dans ma vie, j’ai compris qu’il avait aussi des faiblesses, qu’il n’était pas si indestructible et qu’il pouvait avoir tort…
J’ai ressenti le même impact sur l’Epouvanteur. Tom grandit, et l’image de cet homme imposant et valeureux s’effrite peu à peu. L’apprenti doit remonter le moral et la volonté de son mentor. L’homme vigoureux laisse place peu à peu à un vieille homme, et il n’est plus que l’ombre de lui-même. Face à des pouvoirs plus difficiles à vaincre, il est défaitiste et ne pense plus résoudre aussi facilement les problèmes qu’il rencontre.
Tom doit prendre les choses en main, et c’est un mal pour un bien.

Un point qui me chagrine toujours un peu, et ce depuis le tout début de ma lecture de la saga. Alice. Loin d’accorder ma confiance, je ne l’a sens toujours pas honnête, et je crains que la facilité de se protéger grâce à la magie (et donc à l’obscure) ne soit trop addictif pour elle.
Alors que Tom lui voue une loyauté absolu, j’ai peur qu’un jour, tout s’effondre. Et d’un autre côté… j’aimerai cette confrontation, histoire d’arrêter de me poser des questions sur cette jeune demoiselle…

Pour conclure,
Un nouvel opus tout autant réussi que les autres. J’ai hâte de pouvoir retrouver Grimalkin et le Malin qui ne sont que cité dans ce tome. J’ai très envie de me projeter dans ce final tant attendu. On approche de la fin, et j’attends avec impatience les réponses à mes interrogations…


Ma note : 17/20
~~~
Tome 8 : Le cauchemar de l'épouvanteur
Auteur : Joseph Delaney 
Edition : Bayard 
Genre : Fantasy Jeunesse
330 pages
Prix : 14.90 euros
Synopsis :
L'épouvanteur, Tom et Alice partent dans le sud de l'Irlande pour fuir la guerre qui ravage le comté. La seule chose qui protège Tom et Alice est la fiole de sang. S'ils s'éloignent de trop ou si la fiole est brisée, ils seront à la merci du diable.

Pendant ce temps, Tom est recruté pour faire face à une alliance maléfique de mages, et prend possession de la Lame de l'Épouvanteur. Une épée avec une face sombre et qui a soif de son propre sang ... C'est la seule arme qui a une chance de battre le Diable en combat. Mais d'abord, Tom a besoin de s’entraîner  et la seule personne qui peut l'aider est Grimalkin, la sorcière assassin. Viendra-t-elle ? 

Mon avis : 

Nous voilà désormais en route pour l’Irlande ! Alors qu’il quitte les rivages de l’île, Tom entraperçoit des yeux qui l’observent. Un frisson lui parcours l’échine. Il sait que cela signifie un mauvais présage, et il est encore loin de la vérité.

Dans ce nouvel opus, Tom va devoir affronter ses propres démons. Et alors que  dans les précédents tome, le doute n’est pas permis qu’en à la finalité de l’histoire, là pour le coup, j’ai cru que notre apprentie épouvanteur n’allait pas s’en remettre.
L’univers sombre du côté obscure s’impose, et chaque péripétie l’entraine vers un avenir incertain. Entre cette sorcière qui désire une vengeance, le Malin qui le pousse dans ses derniers retranchements, et ses nouveaux ennemis, partie preneur de l’obscure, Tom à fort à  faire…

Heureusement pour lui, ses compagnons d’aventure, Alice et son maître  sont là pour le soutenir. Mais qu’en sera-t-il s’ils viennent à être séparés ?

Comme je le disais, ce tome-ci, est plus sombre que le précédent. Et alors que le 7 m’avait laissé un petit goût d’inachevé (rappelez-vous, le tome 6 était une apothéose, et le suivant m’avait un peu laissé sur ma faim), je retrouve avec plaisir cette atmosphère noire et sanglante, presque inquiétante.
On frissonne, on sursaute, notre cœur bat la chamade à force de fuir au côté de notre jeune héros, et au final, on… (Mais je n’en dirais pas plus, vous n’avez qu’à lire Le destin de l’épouvanteur, pour en connaitre le dénouement).

Au passage, le titre est parfait pour la fin de l’histoire…

Encore un engouement affolant pour cette saga, je freine ma lecture pour en savourer les moindres mots, mais la fin est proche et je l’attends comme je la redoute…

Une dernière petite chose… Cette Grimalkin ! C’est une sacrée sorcière, je l’adore de plus en plus !

ma note : 18/20

~~~
Tome 9 : Grimalkin et l'épouvanteur
Auteur : Joseph Delaney 
Edition : Bayard
Genre : Fantasy Jeunesse
315 pages
Prix : 14.90 euros
Synopsis :
Tandis que Tom, Alice et l’Epouvanteur retournent à Chipenden, John Gregory compte rebâtir sa maison, brûlée par les envahisseurs qui ont ravagé le Comté, Grimalkin s'efforce de rejoindre la tour Malkin, pour y cacher la tête du Malin (que Tom a tranchée en Irlande). C’est dans cette tour que les soeurs de la mère de Tom, deux sorcières lamias, gardent de précieuses malles. Car ces dernières renferment des secrets qui permettraient à Tom de vaincre le Malin. Seulement, un groupe de sorcières, alliées du diable, pourchassent Grimalkin : elles veulent à tout prix récupérer la tête. Elles sont accompagnées d’un mage redoutable et d’une terrible créature mi-humain mi-loup, conçue par magie noire. Au cours d’un affrontement, le monstre hybride blesse Grimalkin. Si la sorcière en réchappe, elle reste néanmoins affaiblie par le poison distillé dans son sang…Tom Ward, son maître John Gregory, et Alice peuvent-ils encore compter sur elle ?

Mon avis : 

Nous nous approchons de la fin et Joseph Delaney arrive encore à me surprendre… Comment me direz-vous ? Tout simplement en changeant de narrateur.

Au cours des huit premiers tomes, Tom, à travers l’écriture de son journal d’apprenti, nous dévoilait, avec plus ou moins de justesse, le déroulement de ses aventures.
Nous pouvions, dès lors, le suivre à travers ses années d’apprentissage, et ses différentes confrontations avec le Malin et ses sbires.
J’adorais me transformer en Tom Ward, le septième fils, d’un septième fils, courageux, téméraire et charmant jeune homme. Auprès de son maître, et de son amie Alice, j’avais appris à en apprécier toutes les révélations apportées sur son chemin.

Outre ses acolytes et les différents ennemis qu’il rencontra, une fut pour moi, la plus importante de toute. Dès les premières lignes où elle apparut, je fus attirée par elle. Grimalkin n’est pas une sorcière comme les autres. C’est LA tueuse du clan Malkin, celle qui a juré une confrontation sanglante et mortelle à Tom. Et pourtant, au fils des tomes, Grimalkin se range peu à peu auprès de l’apprenti, devenant un allier de taille dans la quête de la destruction du malin.
Chaque apparition me l’on rendu plus importante, plus intrigante et plus dépendante. Et voilà que dans ce tome-ci, l’auteur choisi d’en faire son héroïne !

Jolie surprise donc que de la retrouver elle, et elle seule, dans cette fuite affolante. Grimalkin doit garder la tête du Malin, au péril de sa vie, et ses poursuivants n’auront de cessent de la traquée. Mais comment éliminer la plus grande tueuse de tous les temps, si ce n’est en créant un monstre plus puissant encore…

En fin de lecture, je ne peux que me sentir… fatiguée. Je n’ai pas lâché prise, allant jusqu’à perdre quelques heures d’un sommeil précieux, tant j’avais envie de savoir la fin. Je peux le dire, ce tome est désormais mon préféré  de la saga de l’épouvanteur. Le pari de changer de narrateur était culotter, et la démarche paye. J’ai adoré !

Bien sûr, je me sens frustrée de ne pas avoir de suite à lire, et devrait désormais attendre la sortie du prochain tome… Mais quel régal ! 


Ma note : 19/20

~~~ 
Tome 10 : Le sang de l'épouvanteur
Auteur : Joseph Delaney 
Edition : Bayard 
Genre : Fantasy Jeunesse
329 pages
Prix : 14.90 euros
Synopsis :
Le livre commence à la Tour Malkin où Tom finit par apprendre ce qu’il faut faire pour détruire Le Malin à jamais, mais il est dévasté psychologiquement par les exigences d’un tel rituel : le sacrifice nécessaire est plus lourd que la vie …
Attiré à Todmorden, à la frontière du comté, par un autre épouvanteur qui conseille cet endroit à John et son apprenti pour remplir à nouveau la bibliothèque partie en cendre, ils se retrouvent dans un endroit où tout n’est pas ce qu’il semble être. Les habitants n’osent pas sortir après le coucher du soleil, et ils ont peur des « étrangers » qui habitent de l’autre côté de la rivière. Ils se battent bientôt contre une puissance maléfique telle, que la force combinée de John, Tom, Alice et Grimalkin ne peut être suffisante pour remporter la bataille … Le sang de l’épouvanteur sera versé, et le Dieu Vampire sera convoqué depuis l’obscurité …

Mon avis :

On se rapproche peu à peu de la fin, et l’obscure se révèle de plus en plus sombre…

Comme pour chaque tome, mon envie de  connaitre le dénouement de cet apprentissage, me ronge un peu plus à chaque instant.
J’ai pris plaisir à retrouver Tom et ses acolytes, et même si ce tome n’est pas aussi percutant que le précèdent –rappelez-vous, il s’agissait d’un récit sur Grimalkin - j’ai tout de même grandement apprécié ma lecture.

Rien ne va plus pour notre petit épouvanteur. La maison de Chipenden se reconstruit doucement, mais les ouvrages retraçant la vie de ses prédécesseurs ont tous disparut dans les flammes. Souhaitant plus que tout retrouver des ouvrages parlant de l’obscure, l’épouvanteur et son apprenti fonce vers Todmorden d’où leur est parvenu une missive d’une certaine Dame Fresque, détentrice d’une bibliothèque qui pourrait les intéresser… Un nouvel espoir très vite amoindrit par une nouvelle menace. L’obscure n’est pas loin, et la quête du jeune Tom est loin d’être achevé…

Le sang de l’épouvanteur est le prémisse d’un dénouement que tout lecteur de cette saga attend avec impatience.
L’auteur pause carte sur table, et nous dévoile partiellement les nombreuses embuchent à surmonter avant de pouvoir détruire le Malin. Il instaure le doute sur une probable réussite, la peur de voir ces révélations ce justifier, l’impatience de devoir encore attendre avant cet affrontement final.

Comme pour chaque moment passé en compagnie de Tom, je me délecte de ses réactions, de ses mots, et de sa bravoure. Notre petit apprentie n’en est pas moins humain, il se confronte à sa propre faiblesse, ses propres angoisses. Le sacrifice est omniprésent dans son métier d’épouvanteur, et pour une fois, il est livré à lui-même face à l’obscure.
Trois années se sont écoulées depuis sa première rencontre avec son maître, et l’enfant apeuré et malhabile est devenu plus confiant dans ses pouvoirs, plus habile dans ses mouvements, plus concis dans ses décisions. Malgré tout, Tom est encore jeune et j’ai apprécié, comme toujours, percevoir ses failles. L’adolescent défenseur des innocents, combattant de l’obscure qui fonce tête baissé, à tout de même peur, et cela me plait.

Tout n’est pas simple, et les révélations faites dans ce roman sont difficiles à avaler pour Tom. J’ai hâte d’achever cette quête et connaitre enfin le vainqueur de ce combat.

Ma note : 18/20

~~~
Tome 11 : L'épouvanteur le pacte de Sliter
Auteur : Joseph Delaney 
Edition : Bayard 
Genre : Fantasy Jeunesse
296 pages
Prix : 14.90 euros
Synopsis :
Loin du Comté, à l'extrémité du cercle Arctique, dans la cité des Kobalos, une terrible menace se prépare. Sliter vit sur son propre domaine dans le Nord, où il exploite des humains et s'abreuve de leur sang. C'est un mage Kobalos, une bête à l'apparence d'un loup qui se déplace sur deux pattes. Le jour où le fermier Rowler meurt, Sliter n'a qu'une envie : dévorer ses trois appétissantes filles. Seulement, il a conclu un marché avec cet homme qu'il se doit d'honorer : en échange de Nessa, la fille aînée qu'il compte vendre comme esclave, il a promis d'épargner les deux plus jeunes et de les conduire chez leur oncle. Les trois sœurs terrifiées n'ont pas d'autre choix que de suivre cette créature assoiffée de sang. Commence alors un long périple dans des conditions extrêmes, sur les terres gelées du Royaume du Nord, où vivent des bêtes démoniaques et sanguinaires...

Mon avis :

Je reconnais une bonne lecture, à mon état dit "trépignant" suite à la prise en main du dit livre... Je ne vous le cacherai pas, cela fait un petit moment, maintenant, que cette suite prend la poussière dans ma bibliothèque.
J'avoue être un peu pointilleuse face au saga. Bien trop de temps s'écoule entre les parutions et bien que je comprenne que les auteurs ont une vie, et doivent écrire la suite, je suis souvent trop frustrée de ne pouvoir lire la suite, sans attendre.
Au contraire, lorsque j'ai une suite et que plusieurs sont en ma possession, mon angoisse est apaisée, et je peux rester plusieurs mois sans en ouvrir un seul. 
C'est assez contradictoire, je le reconnais. 
Il m'aura donc fallu la parution du tome 13, pour enfin replonger avec ravissement dans cette superbe saga.

Et quelle ne fut pas ma surprise en constatant (rapidement) que cette suite n'en était pas réellement une ! Pour le coup, je pense que ma déception aurait été bien vive si je n'avais pas eu le tome 12 sous la main. Mais pour mon plus grand bonheur, j'ai pu apprécier à sa juste valeur ce tout nouveau roman...

Pas de Tom Ward dans cet opus, pas d'épouvanteur même si son nom est cité dans l'histoire, nous devrons attendre, et ronger notre frein pour pouvoir connaitre la suite de leurs aventures trépidantes.

L'auteur choisi de nous conter l'histoire de trois orphelines, et d'une bête se prénommant Sliter.
A la mort de leur père, les jeunes filles se retrouvent à la charge d'un monstre buveur de sang, aux manières rustres, qui plusieurs années en arrière avait passé un pacte avec celui-ci. Lorsque la vie du fermier s'éteindrait, Sliter devrait emmener les deux cadettes chez un oncle, tandis que l’aîné lui serait offerte en récompense.
Un avenir bien sombre pour cette dernière, qui se voit contrainte d'accepter pour la survit de ses deux sœurs.
Dès lors, leurs parcours sera semés d’embûches et d'horreurs (pour mon plus grand plaisir).

J'ai vraiment apprécié ce nouveau monde, qui n'en ai finalement pas un, vu que l'un des personnage de l'épouvanteur se retrouve dans cette histoire. J'étais ravie !
Au vu de l'importance de Sliter Et Nessa (l'ainé des soeurs), j'espère que l'auteur les impliquera un peu plus dans l'intrigue principale. Une rencontre avec Tom serait assez... intéressante, et j'ai hâte de pouvoir la lire. 


Ma note : 18/20