samedi 23 juillet 2011

Métaphysique des tubes

D’Amélie Nothomb

Quatrième de couverture :

Parce qu’elle ne bouge pas et ne pleure pas, se bornant à quelques fonctions essentielles – déglutition, digestion, excrétion-, ses parents l’ont surnommée la Plante.
L’intéressée se considère plutôt, à ce stade, comme un tube.
Mais ce tube, c’est Dieu.
Le lecteur comprendra vite pourquoi, et apprendra aussi que la vie de Dieu n’est pas éternelle, même au pays du soleil levant…
Avec cette « autobiographie de zéro à trois ans », Amélie Nothomb nous révèle des aspects ignorés de sa personnalité et de la vie en  général, tout en se montrant plus incisive, plus lucide et plus drôle que jamais.

Mon avis :  
Il y a quelques années, je m’évertuais à lire quelques pages des romans Nothomb, mais, incapable d’accrocher sur ses histoires, je n’avais pas trop apprécié cet auteur.
Alors que tous prônaient son intelligence et son talent, moi, et bien, je crois que son niveau littéraire était bien au-dessus du mien. J’avais du mal à rentrer dans ses textes, je partais gambader dans mes propres pensées en faisant semblant de dévorer le livre devant mes cousines qui elles, la vénéraient…
Je ne voulais pas qu’elles pensent que mon petit cerveau était incapable de comprendre un mot de ce qu’elle racontait.

Alors je prenais une pause intelligente -vous voyez un peu, le doigt sur la joue, les sourcils froncés de réflexions- et… je me lamentais intérieurement.
 
Les années passent, heureusement et j’ai eu l’envie de retenter l’expérience Nothomb. Mon cerveau est plus libéré et il accepte parfois des mots plus puissants que « j’ai passé une excellente journée »…
Je n’avais pas envie de me lancer dans un livre trop « prise de tête » je me suis donc faite conseiller.
 
Heureux celui qui a lu « Métaphysique des tubes » Une pure merveille (lu en quelques heures dans la nuit et le petit matin).
Imaginez une enfant de deux ans qui se prend pour Dieu. L’idée peut paraitre grotesque, mais l’humour du texte la rend délicieuse. Cette enfant qui né plonger dans une sorte de coma léthargique et qui en un instant parle, lit et réfléchie, nous est attachant.
On comprend pourquoi Amélie Nothomb est si dégantée car si à trois ans, sa contemplation du monde est telle qu’elle le décrit dans ce texte alors… on peut imaginer ce que son cerveau, à elle, est devenue depuis.
 
J’ai tout particulièrement rigolé à l’évocation des carpes et de leur signification au Japon. L’idée qu’elle se fait de ses poissons est tellement crue de vérité qu’elle en est comique.  
Les séances de natation dans un lac en pleine nature sont si irréelles qu’on aimerait s’immerger nous même dans cette eau claire pour pouvoir divaguer à loisirs.
Les réflexions cocasses et si mature de cette enfant de deux ans, sont émouvantes. On passe du rire aux larmes.

A lire sans restriction et à conseiller ouvertement. 

4 commentaires:

  1. Le début m'a totalement déstabilisée mais j'ai adoré la suite ! J'aime quand il est difficile de deviner où s'arrête la réalité et où commence la fiction ;)

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    1. le doute est présent tout le long du roman... j'aime à penser que cette histoire est vraie...

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  2. Merci pour cette chronique, ça donne envie! Ce livre est dans ma PAL depuis ce weekend mais je pense qu'il ne va pas y rester longtemps!

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    1. j'espère qu'il vous plaira autant qu'à moi. Bonne lecture !

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