lundi 17 octobre 2011

Les Yeux jaunes des crocodiles

De Katerine Pancol

Quatrième de couverture :

Ce roman se passe à Paris. 
Et pourtant on y croise des crocodiles. 
Ce roman parle des hommes. 
Et des femmes. Celles que nous sommes, 
celles que nous voudrions être, 
celles que nous ne serons jamais, 
celles que nous deviendrons peut-être.
Ce roman est l'histoire d'un mensonge. 
Mais aussi une histoire d'amours, 
d'amitiés, de trahisons, d'argent, de rêves. 
Ce roman est plein de rires et de larmes. 
Ce roman, c'est la vie.

Mon avis :

A sa sortie, en 2006, il avait remporté un vif succès. Les lecteurs se l’étaient arraché. La critique était bonne ; la plume différente et attirante ; l’histoire peu banale ; les personnages marquants…
Un enthousiasme qui m’avait donné l’envie de le lire à mon tour.

Alors que dire maintenant qu’il est passé entre mes mains. Maintenant qu’il a été lu de la première à la dernière page…
Vais-je être incisive face à mes premiers émotions, ou bien plus légère en tournant la dernière page ?

Il m’aura fallu près de cinq cent pages (le roman en contient six cent soixante et une) pour m’accrocher enfin à l’histoire et surtout à son personnage principal.

Dès le début, j’ai été outré par la, non réactivité de Joséphine. Une femme insipide, qui n’a goût à rien excepté le XIIe siècle. Une mère qui s’écrase face à son ainée. Une épouse qui cherche des excuses à un mari infidèle et irrespectueux.
J’ai eu plusieurs fois, l’envie de la secouer tant sa passivité m’a révulsée. Comment peut-on se laisser faire ainsi ! Aucune personne ne donnerait le bâton pour se faire battre, excepté bien sûr Joséphine. 
J’aurais aimé dépasser cette sensation qu’elle provoquait en moi, ce tourbillon qui m’incitait à prendre sa place et envoyer valdinguer tous son entourage ! Cette famille égoïste ; dépensière ; insultante ; envieuse ; révoltante et nombriliste ! Comment peut-elle supporter le rabaissement constant de cette mère ! Cette supériorité fraternelle ! Le manque de respect de sa fille ! J’avoue n’avoir pas su mettre de côté la hargne qui grandissait en moi, et peut-être mon jugement sur cette lecture s’en est ressentie.

Un point également m’a dérangé. Le langage cru… j’avais déjà, dans un autre roman, perçu cette élocution grivoise, et personnellement, je ne l’aime pas. C’est grossier, vulgaire, et dans mon entourage peu l’emploi.

Alors, j’ai avancé péniblement, m’enjoignant à poursuivre, espérant un petit miracle, une action qui me donnerait l’envie…
Certains passages m’ont intéressé plus que d’autres, un livre écrit qui m’a inspiré, une intrigue autour de l’amie voisine, une amourette naissante…  Certains rôles m’ont divertie, un beau-frère légèrement sauveur sur les bords, un homme mystérieux rencontré dans une bibliothèque, la fameuse voisine au passé énigmatique.
C’est peut-être ce qui m’a fait tenir… Ce qui m’a encouragé dans ma lecture…  

Et j’arrivais aux cent dernières pages. Celles qui m’ont accroché, qui m’ont donné l’envie d’en lire plus… dans connaitre d’avantage…

Passages préférés :

Il y en a eu deux.
Le premier, se passe au quart du livre… Pendant une réunion de famille. Joséphine, qui alors était un personnage éteint, se laissant insulter en tendant l’autre joue, se révèle enfin ! Elle choisit comme cible sa mère et lui dit ses quatre vérités. Et cela m’a fait le plus grand bien, à moi, lectrice ! Enfin ! Enfin, cette femme abusée, dénigrée, rabaissée, se relève et fait face à ses oppresseurs ! J’ai eu l’envie de la voir évoluer dans cette état d’esprit, malheureusement pour moi… cette mini rébellion n’était que provisoire, et il m’a fallu attendre d’être au trois quart pour la voir de nouveau se révolter…

Ce qui m’amène à mon deuxième moment préféré…
LA GIFLE ! Ou devrais-je dire, LES gifles, donné à sa fille.
J’ai jubilé, moi, la fille qui n’aime pas la violence, j’avais rêvé de voir Joséphine donner une gifle mémorable à son ainée. Cette ado injurieuse et irrespectueuse. Quel plaisir ! Certes court là aussi, mais tout de même, qui n’en n’avait pas rêvé !

Pour finir :
 
Malgré ma lenteur à accrocher l’histoire, je sors finalement satisfaite de cette lecture. Bien sur ce n’est pas un coup de cœur, ni un livre apprécié dans son ensemble, mais l’histoire et certains personnages m’ont plus. Des caractères atypiques, fort, changeant, des intrigues, des histoires dans l’histoire… On s’attache finalement à ces êtres torturés, on est surpris, on se surprend…

C’est con mais… ça m’a donné envie de connaitre la suite…

(Merci à inkofmylife pour l'organisation de cette Lecture Commune)

Les billets des différentes participantes :
Inkofmylife ; Karya ; Ayma ; Namira ; Mia ; Achille49 ; Boubou ; Adorelire9 ; Valérie ; De-pages-en-pages ; Moune ; Serega ; Delcyfaro ; Laety ; Majanissa ; Moutmoutyoda ; MlleFanatik ; Audy91 ; Lololecture ; Getiane ; Astyala  

5 commentaires:

  1. ah ouais tu vas poursuivre quand même ? j'aurais pas cru mdr !
    Je l'avais une première fois au lycée je crois et j'avais bien aimé.Mais j'ai voulu retenter y a quelques mois et im-po-ssi-ble !

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  2. J'ai été déçue par cette lecture. Je m'arrête là dans cette trilogie.

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  3. j'avoue, je suis un peu tordue des fois. Mais en faite, j'ai toujours espoir d'aimer la suite...

    on verra bien, de toute manière, je ne peux plus être déçu, c'est déjà fait. Donc je n'attends rien de ces autres livres à part peut-être un peu plus de positif...
    on verra bien, mais ce n'est de toute manière pas à l'ordre du jour :) (j'ai une pile qui m'attends et je préfère la dévorer elle que la suite de cette trilogie).

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  4. Il fait couler de l'encre ce livre !!! C'est bien quand il y a des avis différents, bises !!

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  5. Je partage ton avis, notamment sur le langage cru. J'ai trouvé que c'était déplacé et injustifié. Je n'ai pas accroché non plus et pourtant je ne refuse pas catégoriquement l'idée de lire la suite !

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