mardi 24 avril 2012

Le C.V. de Dieu


De Jean-louis Fournier :

Quatrième de couverture :

« Le ciel était fini, la Terre était finie, les animaux étaient finis, l’homme était fini. Dieur pensa qu’il était fini aussi, et sombra dans une profonde mélancolie.
Il ne savait à quoi se mettre. Il fit un peu de poterie, pétrit une boule de terre, mais le cœur n’y était plus. Il n’avait plus confiance en lui, il avait perdu la foi. Dieu ne croyait plus en Dieu.
Il lui fallait d’urgence de l’activité, de nouveaux projets, des gros chantiers.
Il décida alors de chercher du travail, et, comme tout un chacun, il rédigea un curriculum vitae. »

Mon avis :

Très peu de chose à dire sur ce livre…

Je suis quelque peu déçue par son contenue. En effet, prêté par une amie qui m’avait incité à le lire, - tu verras, il est vraiment amusant ! - j’étais assez emballée, et prête à passer un excellent moment…
Mais voilà… Cela s’arrête là.

Certes, il se lit vite, commencé et achevé en une petite heure, je l’ai lu avec beaucoup de facilité. Une écriture aérée qui n’est pas pour me déplaire, au vu des blocs dévoré juste avant. Je ne vais pas non plus dire que cette lecture fut fade. Je me suis tout de même régalée à certaines anecdotes.

Imaginez un peu, Dieu, s’ennuie. Il est au bord de la dépression, et après avoir inventé le monde, il recherche un nouveau travail…
Nous le découvrons donc dans un entretien de quelques jours, avec le directeur du personnel d’une entreprise sans nom.
Ce qui est assez perturbant, c’est que l’homme ne parait nullement surpris d’avoir en face de lui le maitre incontesté de la création. Il est juste admiratif, ou calculateur et cela s’arrête là.
La conversation est en fait une sorte d’analyse sur les différentes inventions de Dieu… Les oiseaux, les dinosaures, la mer, le ciel, les nombreux couchés de soleil. Mais je n’ai pas trouvé les petits plus qui aurait pu m’embarqué dans l’histoire.

De plus, j’ai été assez surprise voir gênée par un passage… Celui des hommes et femmes difformes ou handicapés… peut-être est-ce dû au fait que je travaille dans ce milieu. L’humour est très grinçant et je l’ai trouvé assez déplacé…
« J’oublierai jamais le fou rire que je me suis offert quand j’ai créé le premier hydrocéphale.
-Redevenons sérieux, dit le directeur. Est-ce que vous avez pensé aux parents ?
-Les parents, ils n’ont pas à se plaindre, ils ont une vignette automobile gratuite par enfant handicapé. »
Désolée, mais… ça passe pas là. Les parents que je fréquente vive avec ces maladies et leurs placent d’handicapé, ils en ont rien à foutre !

Au final… je n’ai pas vraiment passé un bon moment. C’est dommage…

Extrait :

Épreuve de morale :

Avez-vous déjà écrasé un moustique ?
(Souligner la bonne réponse.)
Oui
Non
 Si la réponse est positive : En avez-vous eu du remords ?
Oui, j’ai eu du remords de n’en avoir écrasé qu’un, parce qu’il en avait deux…


4 commentaires:

  1. Moi j'avais lu "satané dieu" de lui (faudrait que je fasse le résumé sur mon blog des livres que j'ai lu avant la création de celui-ci tiens), le résumé me faisais rire... le livre moins ! Et pourtant je lai lu à l’hôpital !
    Une série de gags certes parfois sympathiques mais des fois sans cohérence les faits dans le temps... bref ça ne m'a pas vraiment amusé ! Un condensé de ses gags sur une page c'est marrant, sur le bouquin entier nan ! Donc je n'ai plus envie de lire cet auteur, encore moins avec la critique que tu fait e cet autre livre...

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    1. ^^', j'ai été un peu assassine je le reconnais :S
      mais du coup, toi non plus tu ne me donnes pas trop envie d'en lire plus de lui ;)

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  2. Dommage en effet. On comprends mieux cet auteur et son humour "grinçant" quand on lit ses autres livres, notamment "Où on va papa ?" dans lequel il raconte sa paternité, ses deux fils lourdement handicapés, et comment il s'est peu à peu forgé cette armure-carapace d'humour noir et cynique pour se protéger... Je travaille moi aussi auprès de personnes handicapées et il m'arrive couramment d'en rire avec eux... c'est une thérapie assez efficace contre le patos inutile et énergivore ;-)

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    1. je lirais alors "Où on va papa ?", je l'ai peut-être pris trop à cœur :)

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