dimanche 9 juin 2013

Le Comte de Monte-Cristo


d'Alexandre Dumas :
Tome 1
Quatrième de couverture :

Au début du règne de Louis XVIII, Edmond Dantès, marin, second du navire Le Pharaon est accusé à tort de bonapartisme et enfermé dans une geôle du château d'If, sur l’île du même nom, au large de Marseille. Après quatorze années, il réussit à s’échapper et s’empare du trésor de l’île de Monte-Cristo, dont l’emplacement lui a été révélé par un compagnon de captivité, l’abbé Faria. Devenu riche et puissant, il entreprend, sous le nom de « comte de Monte-Cristo », de se venger de ceux qui l’ont accusé ou ont bénéficié directement de son incarcération pour s’élever dans la société.

Mon avis :

Une douzaine de fois, voilà à peu près le nombre de visionnage des séries, vu au cours de ma petite existence. Jean Marais et Gérard Depardieu se disputaient le poste du célèbre Edmond Dantès et je ne saurais dire qui avait ma faveur. Ils m’avaient, tous les deux, charmés et chacune de leurs interprétations étaient magistrales.
Ce qu’il y a d’assez déroutant dans cette histoire, c’est ma facilité à oublier les intrigues, vengeances et autres complots. Seul le dénouement me revient clairement, tout comme l’évasion du château d’Ife si percutant dans ma mémoire.
Pourtant, les noms de Dantès ; Mercédes : Lord de Villefort ; le Baron Danglars ; Le Comte de Morcef et tous les autres résonnent familièrement à mes oreilles. Mais cela s’arrête quasiment là.

J’ai donc décidé de m’atteler au premier volume de cette grandes épopées mêlé de trahison ; évasion et sombre vengeance…
Un comte qui a bercé ma jeunesse et qui en quelques jours de lectures, m’a totalement passionné. Et pourtant, ce n’est pas une histoire de fille !
Une amourette ou deux vient contenter mon âmes fleurs bleues, et cela suffit amplement. J’avais, avant tout, la mémoire de cette admirable évasion ; Du trésor découvert dans l’île de Monte-Cristo, de ce prisonnier voisin d’Edmond pendant de nombreuse années, un ange qui parvient à délivrer d’une bien étrange façon le pauvre Dantès. Je me souvenais, aussi précisément, d’un enfant né, enterré vivant dans un jardin… Des connaissances qui me tenaient en éveillent !

J’ai été envoûté par les mots de Dumas, son aisance à nous faire partager les moindres scènes, les moindres pensées de ses personnages, m’ont transporté dans cette France qui n’ai plus Bonapartiste.  Je ne pouvais pas laisser ce Comte ombrageux aux allures de Vampire, seul, sans pouvoir continuer à poser, avec lui, les pions de son jeu. Un savant calculateur qui a toujours un coup d’avance… Admirablement embarqué par l’auteur qui mène sa barque avec aisance.

Quel brillant conteur que cet Alexandre Dumas !

Mais comment ne pas être rongé par cette vengeance ! Imaginez ! Emprisonné à vie, pour un crime qu’il n’a pas commis ! Vivre ou plutôt survivre dans un enfer sans connaitre les accusations faites à son encontre. Une lettre, une trahison faite par concupiscence ; un magistrat, menteur pour sauver la tête de son père… L’homme en paye le prix fort, mais celui-ci s’évade ! Les détracteurs seront punis… Tel sera son propre jugement. 

Entêtant !
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Quatrième de couverture :

Au début du règne de Louis XVIII, Edmond Dantès, marin, second du navire Le Pharaon est accusé à tort de bonapartisme et enfermé dans une geôle du château d'If, sur l’île du même nom, au large de Marseille. Après quatorze années, il réussit à s’échapper et s’empare du trésor de l’île de Monte-Cristo, dont l’emplacement lui a été révélé par un compagnon de captivité, l’abbé Faria. Devenu riche et puissant, il entreprend, sous le nom de « comte de Monte-Cristo », de se venger de ceux qui l’ont accusé ou ont bénéficié directement de son incarcération pour s’élever dans la société.

Mon avis :

Après avoir laissé Edmond Dantès, devenir le Comte de Monte-Cristo, j’attendais avec impatience, de pouvoir mené à bien ses vengeances doucereuses, mûrement réfléchis.

L’homme, débarqué dans le monde par la grande porte,  a su attendre son heure, pour éliminer, un à un, les complices de son emprisonnement. Sans aucune émotion, le riche comte attaque et raye de la carte ses bourreaux.
Représentant Dieu lui-même, le gentleman n’a aucun préjugé, aucune once de pardon. Il est haineux et ne voit que la noirceur de sa vengeance.
Pourtant, ses plans vont être mis à rude épreuve. Son cœur n’est pas si dur, et Mercédès, son ancienne fiancée, est sa plus grande faiblesse. Sera-t-il allé jusqu’au bout ?

Ce second tome est tout aussi réussi que le précédent. Je me suis toute de suite prise de passion pour cette histoire. Le personnage de Dantès, sombre et mystérieux, m’a totalement charmé. J’ai aimé l’humain et ses faiblesses. Cette façon qu’il avait de ne pas se laisser surprendre, cette manière d’affronter ses adversaires avec un tour d’avance. Chaque geste, chaque mot, chaque fait est calculer, et alors que parfois, je me demandais de quel façon allait-il achever ses victimes, j’étais surprise du rendu final.

Mais il n’y a pas que le Comte qui m’est intéressé. Le personnage complexe de Mr de Noirtier, ce paraplégique, est tout aussi captivant. J’ai aimé cette force tranquille, et la prestance qu’il dégageait, malgré son handicap. La relation qu’il entretient avec Valentine, sa petite-fille est tout aussi adorable. Et alors que dans le premier tome, son caractère était pointé du doigt, dans ce second opus, il me donnait l’envie de connaitre ses pensées.


Quel petit bijou. Je suis définitivement amoureuse de la plume de Dumas. Son talent pour raconter des histoires est tout simplement délicieux.  
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  Extrait : avec Jean Marais
 

  Extrait : avec Gérard Depardieu

2 commentaires:

  1. Cela donne envie de le lire. Mais les trois mousquetaires m'avaient un pu découragés!

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    1. en faite ça se lit vraiment tranquillement :D tu devrais tenter.

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