mardi 6 novembre 2012

Quand souffle le vent du nord / La septième vague


De Daniel Glattauer :

Quatrième de couvertures :

Un message anodin peut-il bouleverser votre vie ?
Léo Leike reçoit par erreur un mail d’une inconnue, Emmi Rothner. Poliment, il le lui signale. Elle s’excuse et, peu à peu, un dialogue s’engage, une relation se noue. Au fil des mails, ils éprouvent l’un pour l’autre un intérêt grandissant.
Léo écrit : « Vous êtes comme une deuxième voix en moi qui m’accompagne au quotidien. »
Emmi admet : « Quand vous ne m’écrivez pas pendant trois mois, je ressens un manque. »
Emmi est mariée, Léo se remet à grand-peine d’un chagrin d’amour. De plus en plus attirés l’un par l’autre, Emmi et Léo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre…

Mon avis :

Quand dire…
Je l’avais espéré depuis quelques temps déjà ; on m’en avait venté l’histoire « à lire les yeux fermés » et puis… voilà, je l’ai lu.
Alors par où commencer ?

L’originalité du texte tiens dans la façon dont l’histoire est narrée. Une correspondance, par mails, qui débutent soudainement, par une erreur de lettre.
Une syllabe est oubliée et la vie d’Emma et Léo s’en trouve bouleversée. Une rencontre de deux êtres qui non rien à se dire et qui pourtant vont s’écrire toute une année, de jour comme de nuit. On les découvre, de façon ingénieuse, on les imagine… et débute alors une relation virtuelle étonnante.

Je ne dirais pas que ce livre m’a bouleversé, encore moins qu’il est devenu un coup de cœur. J’ai tout de même apprécié ces échanges épistolaires, notamment la manière dont nous arrivions à visualiser les scènes relatées.
Et pour sûr, ce roman ne m’a pas laissé sans réaction. J’ai en tête le passage « Mia », qui m’a profondément agacée.
Pourquoi faut-il toujours qu’il y est une amie « fouteuse de m… » Inconsciente du chamboulement qu’elle peut provoquer ; incapable de prendre du recul dans une situation qui n’est pas anodine… Alors qu’elle se donne le titre de « meilleure amie ». Pourquoi ne comprend-elle pas, alors, la signification de son « sacrifice » ? Et POURQUOI, Léo et Mia, doivent-ils se venger de cette façon ! Je le répète, cela m’a agacée !
Mais, bon… ça c’est mon côté fleur bleue qui fait des siennes, n’y prenez pas garde, je m’enflamme.

Heureusement pour moi, certains passages sont à citer !
Comme cette première rencontre, au café Huber. J’ai aimé la manière dont l’auteur a pu nous la faire partager.
Cette façon de nous donner quelques indics sur leurs comportement respectifs ; la manière de les décrire alors que même nous, lecteurs, nous retrouvons impuissant face à l’inconnu. Comment sont nos deux protagonistes ? Léo est-il cet homme fort et poilu ? Ou bien cet être insipide assis à cette table ? Emmi, est-elle la femme au gros sein, ou celle qui chausse du 37 ?
J’ai vraiment aimé lire ce moment.

Et si vous souhaitez connaitre ma petite préférence entre elle et lui. C’est tout vu ! Léo est en tête ! J’ai adoré ses répliques ; son recul ; ses mots d’amour ; ses expressions lorsqu’il a un peu trop bu ; ça façon de prononcer le prénom d’Emmi plusieurs fois à la suite…

Pour finir…
C’est un livre sympathique qui se laisse lire très facilement. Je ne peux que vous le conseiller. La suite est sortie, et j’ai très envie de me le procurer. 

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Quatrième de couverture :

Leo Leike était à Boston en exil, le voici qui revient. Il y fuyait la romance épistolaire qui l'unissait en esprit avec Emmi. Elle reposait sur trois principes : pas de rencontres, pas de chair, pas d'avenir. Faut-il mettre un terme à une histoire d'amour où l'on ne connaît pas le visage de l'autre ? Où l'on rêve de tous les possibles ? Où l'on brûle pour un(e) inconnu(e) ? Où les caresses sont interdites ? "Pourquoi veux-tu me rencontrer ?" demande Léo, inquiet. "Parce que je veux que tu en finisses avec l'idée que je veux en finir" répond Emmi, séductrice. Alors, dans ce roman virtuose qui joue avec les codes de l'amour courtois et les pièges de la communication moderne, la farandole continue, le charme agit. Léo et Emmi finiront de s'esquiver pour mieux... s'aimer !

Mon avis :

Il m’a fallu un temps pour pouvoir me replonger, de nouveau, dans les histoires épistolaires d’Emmi et Léo.  Et puis je me suis lancée…

Parlons couverture :

Un peu vintage sur les bords, elle prend toute son envergure à la lecture de ce roman. Un moment éphémère, pendant des vacances au soleil. Une légende qui prend des connotations plus personnelles vis-à-vis de ces deux correspondants…

Parlons contenu :

Alors que le premier tome, m’avait légèrement réfrigéré (ne m’impliquant pas totalement dans leur amour impossible), je me suis surprise à vouloir connaitre cette suite.
Après cette fuite à Boston, que se passera-t-il dans la vie et les mails de cet homme et cette femme ? Que deviendra leurs échanges ? Leurs réflexions ? Leurs amours naissant ?

Emmi n’arrive pas à tourner la page, elle dialogue (à sens unique) avec Le manager de système (le petit message qui arrive 10 secondes après l’envoi d’un de ses mails pour signaler que le destinataire a bloqué toute liaison). Espérant peut-être avoir des nouvelles de son Léo.
Elle a laissé une chance à son mari, de retrouver leur ententes passé. Pour ses enfants, pour lui, et un peu pour elle.
Mais au premier mot de Léo, Emmi ressent la bouffée d’air qui l’envahit. Son Léo est de retour, elle peut de nouveau se sentir en vie.

De son côté, Léo a refait sa vie. Au cours de ces six mois, il a croisé le chemin de Paméla, « Pam » pour Emmi. Il essaye de se reconstruire, après l’échec Emmi, mais ne parvient pourtant pas à l’oublier. Entre eux, il y a trop de mot, de sensation… et pas assez de tout.

Les dialogues reprennent, et puis… les rendez-vous. On passe à la vitesse supérieure… Mais entre ses deux êtres, Pam et Bernhard sont beaucoup trop présents… Silence, doute, espoir, renaissance, confusion, leurs sentiments mutuels sont mis à rude épreuves.

Ce roman est vraiment beaucoup plus intéressant que le précédent. Je ne regrette aucunement de l’avoir lu, et même j’en suis plus que ravie.
Une très jolie surprise. L’auteur à l’art et la manière de nous conter une histoire avec, pour seuls outils, des mails.

C’est une jolie histoire…

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