mardi 17 juillet 2012

Simple


De Marie-Aude Murail

Quatrième de couverture :

Simple dit " oh, oh, vilain mot " quand Kléber, son frère, jure et peste.
Il dit " j'aime personne, ici " quand il n'aime personne, ici. Il sait compter à toute vitesse : 7, 9, 12, B, mille, cent. Il joue avec des Playmobil, et les beaud'hommes cachés dans les téphélones, les réveils et les feux rouges. Il a trois ans et vingt-deux ans. Vingt-deux d'âge civil. Trois d'âge mental. Kléber, lui, est en terminale, il est très très courageux et très très fatigué de s'occuper de Simple.
Simple a un autre ami que son frère. C'est Monsieur Pinpin, un lapin en peluche. Monsieur Pinpin est son allié, à la vie à la mort. Il va tuer Malicroix, l'institution pour débiles où le père de Simple a voulu l'enfermer, où Simple a failli mourir de chagrin. Monsieur Pinpin, dans ces cas-là, il pète la gueule. Rien n'est simple, non, dans la vie de Simple et Kléber. Mais le jour où Kléber a l'idée d'habiter en colocation avec des étudiants, trois garçons et une fille, pour sauver Simple de Malicroix, alors là, tout devient compliqué.

Mon avis :

Je suis tombée sous le charme de ce petit livre qui se lit très rapidement. Il m’a suffi d’une nuit pour l’achevé et à la fin de ma lecture, j’en souhaitais davantage.

Encore une fois, je m’accroche aux personnages, comme à une bouée de sauvetage. Ce livre fait du bien là où il passe, et Barnabé, dit Simple n’est pas loin de me faire chavirer le cœur. Il est de ces patients, si attachant, qui font de mon métier un véritable plaisir.

Les moments de tendresse flirtent avec les scènes comiques. On rit des répliques de Simple, sa façon de compter, ses « oh, oh, vilain mot » à chaque fois qu’une injure est prononcée.
Horrifié d’entendre ses jeux qui mettent en scène des playmos contre Malicroix, l’institution où il a résidé pendant quelques temps.
On s’attendrit face à son lapin, monsieur Pinpin, un personnage à part entière qui l’aide à passer certains caps de sa vie.

Sa relation avec son frère Kléber, est assez difficile. C’est tout ou rien. Kléber, du haut de ses 17 ans, fait front contre son père, et semble avoir la maturité de prendre en charge son grand frère de 22 ans, qui n’en a pourtant que 3 d’âge mental.
Sera-t-il faire face à cette lourde responsabilité, alors qu’il reprend ses études et est seul pour le garder ?

C’est l’histoire de ses deux frères, mais également d’une bande de colocataires attachants, délurés, déroutants et surprenants.
Tous ont une place importante dans la vie de Simple, et j’ai adoré chacun de ces moments.

Encore un coup de cœur tout doux, tout jolie. Pour cette auteur, si plaisante à lire.
J’avais aimé lire « Oh, boy ! » trouvant chaque personnage unique et touchant. Et je renouvelle l’expérience Murail avec une certaine avidité. Si tous ces romans sont comme ces deux-là, comment ne pas apprécier de la dévorer.

Ma note : 19/20

4 commentaires:

  1. Merci pour ta chronique, il me tente beaucoup celui-ci !! Bises !!!!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. ne résiste pas alors c'est vraiment un très beau livre ^^

      Supprimer
  2. J'ai aimé Oh boy aussi, une très sympathique lecture. Les livres de l'auteur sont bons en général. Je tenterai peut être celui-ci, en plus, il fait partie du baby challenge jeunesse ^^

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. a oui ! je ne savais pas qu'il faisait partie du challenge. Oh boy était comme tu le dis très sympathique, simple est irrésistible :)

      Supprimer