mardi 10 janvier 2017

La Moïra


tome 1 : La louve et l'enfant 
Auteur : Henri Loevembruck
Edition : J'ai lu
Genre : Fantasy
350 pages
Prix : 7.20
Synopsis :
Agée de treize ans, Aléa est une orpheline solitaire vivant de menus larcins. Elle dérobe un jour un anneau qui lui confère des pouvoirs étranges.
Serait-elle appelée à devenir le Samildanach, l’élu des druides à qui revient la charge de façonner l’avenir du monde ? Chassée par des hommes qui la craignent ou la vénèrent, Aléa doit d’abord apprendre à maîtriser ses nouveaux dons au plus vite…
Pendant ce temps, dans la forêt, Imala erre, seule. Rejetée par les siens, mise au ban de la meute, cette louve blanche cherche aussi sa place dans le monde. L’espoir de triompher d’un futur incertain suffira-t-il à réunir la louve et l’enfant ?

Mon avis :

J’ai pour principe de ne jamais faire comme les autres, et là encore, je le prouve. Je m’explique. Il y a quelques années, j’ai lu une trilogie du nom de Gallica. Alors que je terminais avec délectation, le dernier volume, je me suis renseignée sur l’auteur Henri Loevembruck. Et quelle découverte ! Avant Gallica, il y avait une autre trilogie, La Moïra.

Me voici donc face au passé de cette terre créée de toute pièce, avec des personnages bien différents, et pourtant si familiers.
J’ai eu, je le reconnais, quelques difficultés à ne pas faire de comparaisons. Et finalement, à la fin de ma lecture de ce premier tome, je ne peux que constater le côté plus fantastique de celui-ci.
La Moïra, est un roman passionnant dès les premières lignes, et je me suis surprise à le dévorer (bien que je sache déjà la fin de l’histoire, ayant eu un avant-goût dans mes précédentes lectures).
Mais qu’importe. Je ne connaissais pas ces personnages, et j’ai adoré Aléa, cette fille sauvageonne qui va devenir l’être le plus important de cette terre, où Imala, la louve solitaire, qui rencontrera bien des désillusions face aux membres de son clan ainsi qu’aux « verticaux » les hommes, qui soufflent le chaud et le froid en sa présence…

Aléa va, par une étrange rencontre, bouleverser sa vie. Alors qu’elle ne fait que survivre depuis sa plus tendre enfance, en essayant vainement de récolter de la nourriture à droite et à gauche, elle va découvrir un cadavre, enfouit dans la terre. En le touchant, Aléa va réveiller un pouvoir qui sommeillait depuis de longues années, l’entrainant dans une aventure dangereuse et prometteuse, ou le mal et le bien devront s’affronter…

Sur son chemin, elle rencontrera un Druide, Phelim, bien mystérieux, aux pouvoirs important ; un nain au prise avec des bannis qui lui cherche querelle ; une barde, Faith, douce et belle, une amie fidèle ; un Magistel, Galiad, un maitre d’arme à la lame acérée, qui se révèlera important dans la quête d’Aléa et enfin, Erwan, le fils du Magistel, qui lui volera son cœur…

Je ne peux oublier Imala. Car dans cette histoire, il y a deux personnages principaux. L’enfant… et la louve.
Dès le départ, elle est exclus de son clan, tout d’abord par l’étrangeté de la couleur de sa fourrure, d’une blancheur irréelle ; mais également par le conflit de dominance entre elle et la chef de la meute. Imala ne supporte pas l’autorité et les lois qui régissent son clan. Alors qu’elle est pleine, et attend des louveteaux, le groupe la rejette. Dans un clan, deux louves ne peuvent attendre des petits, encore moins lorsque l’une d’entre elle est la dominante attitrée. Imala, ne peut que subir, et voit ses nouveau-nés affamés, puis tués.
Blessée, elle s’enfuit, pour ne plus jamais revenir. Mais seule face à ce monde inconnu, Imala va devoir survivre…

Encore une trilogie qui va me rendre dépendante, je le crains. J'ai très envie  de me plonger dans la suite des aventures d'Aléa et Imala, même si je m'étais promis de ne plus m'acheter de livre...


Ma note : 17/20

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tome 2 : La guerre des loups
Auteur : Henri Loevembruck
Edition : J'ai lu
Genre : Fantasy
413 pages
Prix : 8.20
Synopsis :
La destinée d'Aléa se complique. L'île entière semble dépendre de ses actes. Et tous sur l'île veulent mettre la main sur la jeune fille : Maolmordha, qui lance à ses trousses un mystérieux guerrier revenu d'entre les morts ; le Conseil des druides, plus impliqué encore depuis le décès de Phelim ; le Grand-Druide Finghin, qui cherche à la protéger ; le comte Feren Al'Roeg, avide de la convertir... Même Imala, la louve blanche, à la tête d'une meute grandissante, semble suivre Aléa. Aléa, la fille de la terre. Aléa, qui a accepté son destin de Samildanach. Aléa, entre les mains de qui résident l'avenir et les souffrances de milliers de vies humaines et animales. Car la guerre est proche et gronde...

Mon avis :

Je retrouve avec plaisir Aléa est ses compagnons, dans un pays en guerre. Phelim mort depuis peu, la jeune fille se sent perdue, naviguant dans le monde de Djar et celui plus réelle de la Moïra. Erwan et son père Galiad ont disparu, un nouveau danger la menace, et les Druides veulent la voir morte. Un lourd poids pour une enfant de presque quatorze ans.

Pourtant, Aléa grandit, et s’endurcit. Au cours de sa quête pour la paix, elle est plus assurée. Peut-être un peu trop… Elle est le Samildanach, et se sent responsable de l’avenir des hommes et bêtes qui comptent sur elle.
Ses convictions se voit renforcés par ses amis, qui la soutiennent et la respecte. Pour elle, ils iront jusqu’au bout…

L’histoire prend une tournure plus soutenu au fils des pages. Un peu comme dans un échiquier, les pions sont installés minutieusement par l’auteur. On sent qu’une grande bataille arrive. Aléa  doit répondre aux questions qu’elle se pose. Des alliés surprenant la rejoignent, et des ennemis bien plus étonnants lui font face. Mais pour beaucoup, ils n’ont qu’un seul but : tuer cette enfant qui se dit être le Samildanach.

Comment dans le premier tome, nous suivons également la louve blanche, Imala. Personnage lié à Aléa, qui suit la jeune fille comme son ombre. Peu à peu, une confiance se créée et une relation fragile s’instaure. Imala est encore craintive, mais elle est curieuse et sent que cette jeune femme est importante pour elle.
J’ai aimé chaque moment en sa compagnie.

Alors que Phelim s’est éteint, un autre Druide défis le grand conseil, et part à la recherche d’Aléa pour lui apporter son soutien. Finghun est un jeune homme dévoué à La Moïra. Volontaire et déterminé à suivre le chemin qui est tracé devant lui, il répond présent à la cause d’Aléa et démontre une sagesse et un courage imperturbable.

Pour finir,
Un style toujours aussi percutant et envoûtant  Je me suis laissée porter par cette suite fantastique et j’ai très envie (même si je connais la fin) de terminer la boucle de cette trilogie.


Un livre, trois prophéties, un pays en guerre, et une reine dominatrice, cela confirme une lecture prometteuse. 


Ma note : 17/20

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tome 3 : La nuit de la louve
Auteur : Henri Loevembruck
Edition : J'ai lu
Genre : Fantasy
351 pages
Prix : 7.20
Synopsis :
Le dernier enfant du Saîman. Celle qui devra faire entrer Gaelia dans un âge nouveau. Car Gaelia se meurt. Sur l’île, partout, la guerre fait rage. On chasse même les loups ! Le feu de la haine déferle, nourri par les fanatismes religieux et la soif de pouvoir, pendant que la magie, lentement, disparaît. Oui, Gaelia se meurt, et le temps presse. Il faut sauver les silves, retrouver la louve blanche chassée par les hommes, comprendre le sens de la Moïra et des trois prophéties et surtout, surtout : préparer le monde de demain. Car dans l'ombre, Aléa sait qu'il l'attend. Maolmòrdha. Le Porteur de la Flamme des Ténèbres. Cette fois-ci, elle devra l'affronter. Seule. Une guerre, deux êtres, trois prophéties. Peut-on tout sacrifier au nom de la liberté ?

Mon avis :

C'est avec plaisir que je retrouve ce dernier opus d'une saga qui ne m'aura pas laisser indifférente.
Rappelez-vous, j'avais, pour mon plus grand malheur, lu la suite de cette trilogie, Gallica, avant La Moïra, et cela fut quelque peu... perturbant.A quoi bon lire un livre quand on en connait la fin ! C'est un peu ce que j'ai pensé en la débutant, mais en fin de compte, je ne suis pas du tout déçue de mettre forcée. 
Car si il faut bien relever une chose, pour ceux qui devraient être rassurer d'avoir fait comme moi, la fin de La Moïra n'est pas le début de Gallica ! Et j'en suis ravie !

Nous retrouvons donc Aléa un peu sonnée, face à la bataille qui vient d'être livrée. Un affrontement impitoyable qui engendre la perte d'amis chers à son cœur. Comment, alors qu'elle est elle-même gravement blessée, le Samildanach va t'elle pouvoir se relever ?! 
Une menace bien plus importante grandit sur les terres et une guerre entre les peuples s'annonce imminente.

Aléa doit trouver et comprendre les trois prophéties, pour vaincre le mal qui accroît son pouvoir, Maolmòrdha, un être vil et sans scrupule. Qui guette son heure et fait régner la terreur là où il passe. 
La jeune femme pourra-t-elle réunir assez d'homme pour le combat final ? Ses acolytes survivront-ils ? 
Et la louve... Trouvera-t-elle sa propre voie ?

Bien que ce tome 3 commence un peu trop lentement à mon goût, l'aventure d'Aléa et ses compagnons n'en est pas moins captivante. J'ai pris plaisir à la retrouver, jeune femme assurée, et admirée par son armée toute dévouée à sa cause. 
J'ai eu le sentiment que ce troisième roman était une sorte de périple retraçant sa quête passée. Elle revient dans son village d'enfance, recroise des personnes importantes qui ont fait d'elle ce qu'elle est aujourd'hui, pour arriver à ce final à la hauteur de mes espérances. 

Mais je dois vous avouer qu'il m'est arrivée d'être un peu perturbée, voir carrément apeurée... oui le mot est fort, mais quand on parle d'animaux et de mort dans une même phrase, moi cela m’hérisse les poils...
Suite à l'aide apportée par Imala et ses confrères les loups, dans le second tome, une battue est donnée par Maolmòrdha, qui ordonne l'extermination de tout les clans de Gaelia.
J'ai vécu pas mal de moment angoissant lorsque ma lecture passait à Imala. Va-t-elle survivre face à cette boucherie (oui car il s'agit bien de boucherie au vu de la façon dont les chasseurs prennent plaisir à les abattre) ? Je vous laisse bien sur le découvrir... 

Pour conclure cette saga, je ne peux que vous encourager à la lire. Elle restera dans mes souvenirs, et sans doute dans mon top ten si je devais en faire un, un jour. 
Aléa et Imala vont me manquer...



Ma note : 17/20

10 commentaires:

  1. Noooooon, il ne fallait pas lire Gallica avant La Moïra, c'est le suite !!! Les deux séries sont liées, même si ce n'ont pas les mêmes héros mais tu comprends pourquoi à la fin de la trilogie La Moïra. Que d'émotions, vraiment !
    J'ai adoré les deux séries, c'est du pur bonheur et je n'hésiterais pas à les relire encore et encore tellement je me régale avec :D

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    1. mdr oui je sais... c'est frustrant. j'essaye de ne pas me rappeler de la fin mais... han !
      c'est vrai c'est un pur bonheur, j'avais adoré Gallica, et je trouve que la Moïra, dans son style plus fantasy est encore mieux ^^

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  2. Je vais suivre combien de temps tu mets avant de craquer pour le tome 2 ;-)))

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  3. Rhooooo il faut que je découvre cet auteur et ton billet donne vraiment envie. Allez zou dans la wish :D

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    1. oui il est vraiment excellent ! mais ne fait pas comme moi et lit d'abord la Moïra ;)

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  4. Je l'ai aussi beaucoup apprécié, à tel point que j'ai lu d'une traite la trilogie :-)

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    1. je me doute ^^.
      J'ai failli acheter la suite en faisant mes courses, ce matin, mais elle n'y était pas :S

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  5. Je ne suis pas vraiment tentée, sans doute parce que je n'ai pas l'habitude de cotoyer ce genre.
    Merci pour ton avis !

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    1. de rien, c'est vrai que si tu n'affectionnes pas le genre Fantasy, cela va être un peu délicat. Mais c'est une très belle aventure, et c'est écrit magnifiquement !

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