jeudi 13 septembre 2012

Les Liaisons dangereuses



Pierre Choderlos De Laclos :

Quatrième de couverture :

La jeune Cécile Volanges quitte son couvent pour faire l’apprentissage du monde et épouser le comte de Gercourt, mais une de ses parentes, la marquise de Merteuil, entend profiter de ce projet de mariage pour se venger d’une infidélité que lui a faite autrefois Gercourt. Elle charge donc son complice, le vicomte de Valmont, de pervertir Cécile avant ses noces. Mais loin de Paris, dans le château de sa vieille tante, Valmont s’est de son côté mis en tête de séduire la dévote présidente de Tourvel, et une idylle bientôt se noue entre la « petite Volanges » et le jeune Danceny.

Mon avis :

J’en avais pensé un grand bien, suite à l’adaptation cinématographique vu il y a de nombreuses années. J’avais aimé les personnages, le Vicomte, certes fourbe et manipulateur, mais charmant et finalement attachant. J’avais à l’esprit, un langage merveilleusement dansant, celui du XVIIIème siècle, où une simple lettre donnait une prose.

Mais voilà… Les liaisons dangereuses ont misent du temps à m’inspirer et m’accrocher. Si je devais être plus sincère, elles ne l’ont jamais été…
Je me suis ennuyée à lire un livre, qui pour moi, m’a semblé insipide, et franchement agaçant.
L’un des points qui m’a le plus irrité, est sans aucun doute ces femmes choquées, prudes, fragiles, et qui s’évanouissent à la moindre émotion. Pour une simple petite demande de correspondance, -à des fins certes plus outrageant, mais elles ne le savent pas dans un premier temps- les voilà chamboulées, criant presque au viole !
Certes, nous sommes en l’an 17xx, mais tout de même ! Ces réactions de petites filles vierges et innocentes, m’ont données une certaine antipathie pour ce livre, et c’est bien dommage.

Car l’intrigue en elle-même pouvait me le rendre plus captivant !  

Un pari entre deux êtres malveillants adeptes de la chaire. Un homme et une femme, qui entretiennent une correspondance sur les ragots et les différentes victoires qu’ils remportent en menant dans leur lit leurs victimes du moment.
La marquise de Merteuil et le Vicomte de Valmont, jouent avec les mots pour arriver à leurs fins. Manipulateurs, intelligents et calculateur, les deux aristocrates font la paire.
Leurs prochaines proies… la jeune Cécile de Volanges, et la présidente de Tourvel.
Le jeu commence, et les deux aristocrates sont habiles dans l’art de convertir toutes personnes sages en pantins malléables.  

Mais mon attirance pour cette histoire s’arrête là, et est gâcher par la naïveté de ces femmes. A côté d’elles, la marquise est le diable et elles, des petits agneaux égarés. C’en était horripilant. J’aurais aimé pouvoir les voir se rebeller, même de manière minimaliste, cela m’aurait satisfaite, mais non. Rien, aucune rébellion, les voilà qui se jettent dans les bras du Vicomte en pleure, priant pour que l’homme ne les abuses pas.

« Oh ! Non ! Non ! Non ! Je ne vais pas faire ça ! Ne m’obligez pas à faire ça ! Mon honneur est bafoué ! Je suis morte !... »
J’en grimace tellement cela me crispe !

Je m’arrêterais là car je ne veux pas être plus assassine. A noter tout de même un style très agréable, qui m’a empêché de refermer ce livre sans connaitre la fin. Mais c’est bien le seul point positif de ce roman épistolaire…

2 commentaires:

  1. Ah, je suis un peu contente de trouver un avis négatif, je n'ai pas aimé non plus (je ne sais plus si tu avais lu ma critique...) et tout le monde avait l'air d'adorer!!! Ravie donc de lire ta critique!!!

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    1. je ne l'ai pas lu non, j'irais la lire alors ^^ moi aussi, je suis contente de voir que d'autre ne l'on pas tant aimé que ça !

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