dimanche 30 septembre 2012

Ne t’inquiète pas pour moi


D’Alice Kuipers :

Quatrième de couverture :

« Bonne chance pour ton contrôle aujourd’hui, ma chérie. Désolée de ne pas être là pour le petit déj’. La cage de Jeannot a besoin d’être nettoyée. A ce soir. Bises, Maman.
P.-S : N’oublie pas ta clé ! »

Une correspondance par Post-it interposés sur le frigo entre une mère et sa fille. Lorsque la mère tombe malade, le temps presse mais l’espoir demeure.
Un livre comme un trésor qui chuchote à l’oreille l’importance de  ceux qu’on aime…
Un livre indispensable aux mères comme aux filles.

Mon avis :

Attirée par la critique élogieuse d’une lectrice, et intriguée par le contenu de ce livre écrit de manière original, j’ai été très heureuse de le recevoir en cadeau lors d’un swap épistolaire.

Parlons couverture…

Alors que j’avais en tête l’ancienne photographie du roman, je me suis surprise à la trouver harmonieuse, douce et apaisante. J’étais déjà enthousiaste avant même de l’avoir commencé.

Parlons personnages et histoire…

Claire et sa mère ne se croisent quasiment jamais. Le travaille harassant de cette dernière, l’empêche de prendre le temps de parler avec sa fille, et son emploi du temps surchargé, l’oblige à maintenir une sorte de correspondance rapide et direct sur la façade de leur frigo.
Cette manière très originale de nous raconter l’histoire m’a énormément plus. C’était bien la première fois, que je lisais une histoire de cette façon, et elle n’empêche en rien notre imagination de s’enflammer.
Les listes de courses, les différentes consignes, certains rendez-vous pour une soirée film entre filles, où d’autre moment clefs dans le quotidien des deux femmes, sont notés scrupuleusement, ou à la va-vite, sur des bouts de papier, collés dans la cuisine.

Nous apprenons alors, quelques informations importantes de leurs vies passé/présent et à venir. Par suppositions, ou parce qu’elles sont notées clairement, nous découvrons, leurs histoires. Le divorce des parents ; les amours de l’adolescente ; le travail de sage-femme de la mère et l’évènement tragique qui va découler d’un rendez-vous chez le médecin.  Nous nous immisçons alors, dans leur cercle, dans leurs routines, leurs coups de gueule, leurs moments de tendresse, distillés avec habilité par l’auteur.

Claire a 15 ans, et souffre de l’absence répétée de sa mère. Elle doit composer entre ses soucis d’ado, ses cours et examens important, et les différentes tâches et responsabilités d’adulte que lui impose sa mère.
J’ai souvent été surprise de la voir aussi mure dans ses réflexions et ses actes. Bien qu’elle ne soit encore qu’une enfant, Claire est autonome, réagis de manière sensée, gère très facilement sont quotidien, et peut rester seule plusieurs jours sans  exprimer le besoin de sécurité d’un adulte. On comprend alors qu’elle à grandit trop vite, face aux évènements douloureux de sa vie.
Malgré tout, l’annonce de la maladie de sa mère va profondément la chamboulée, et alors qu’elle ne ressentait pas le besoin dévorant de rester dans les jupons de sa mère, l’adolescente va tout faire pour gagner du temps avec celle-ci.

Pour finir…

Le sujet abordé dans ce livre et difficile. Le cancer ronge et tient une place importante dans cette histoire. Nous suivons son avancé, les doutes, la tristesse, le combat de cette femme qui n’a rien demandé.
J’ai tout de même été assez troublée de la manière dont sa fille l’apprend. Alors que depuis quelques pages, nous sentons qu’il se passe quelque chose d’important dans la vie de la maman, elle n’arrive pas à trouver du temps pour parler entre quatre yeux avec sa fille. Et c’est de façon assez directe, qu’elle lui apprend son rendez-vous chez le médecin, et son problème au sein.
J’ai trouvé ce passage assez choquant ! Mais c’est le seul point noir de ce livre.

Même s’il n’est pas très réjouissant, j’ai apprécié ma lecture. 

2 commentaires: