dimanche 2 septembre 2012

Si on dansait ?


D’Erik Orsenna :

Quatrième de couverture :

Jeanne a bien grandi puisqu'elle a 16 ans ! Et comme ses parents sont de nouveau amoureux, ils n'ont pas trop la tête à éduquer leurs enfants. Du coup, c'est Jeanne qui s'occupe de Tom. Pour gagner sa vie, elle est devenue une "dealeuse de phrases". Elle fabrique des phrases pour les autres. Cela va des dissertations qu'un élève n'arrive pas à faire au discours d'un politicien en détresse.
Il faut dire que depuis toute petite, elle aime les mots. Et comme elle doit survivre, eh bien, elle a trouvé ce travail-là.
C'est en écrivant des discours que notre adolescente a compris toute l'importance de la ponctuation. Sans elle, point de souffle dans un discours et celui-ci retombe comme un soufflé. Et rien de mieux que la musique pour apprendre à rythmer ses phrases. Cela tombe bien puisque Tom n'a toujours pas lâché sa guitare !
Ainsi quand le président Bonaventure qui a chassé l'odieux Nécrole lui demande de l'aide, notre Jeanne part sur son île. Ce sera pour elle l'occasion de vivre de nouvelles aventures avec les mots ...

Mon avis :

Il sera assez bref, au vu du nombre de pages…
Lu dans le cadre du challenge ABC, j’ai voulu un peu découvrir cet auteur, dont j’avais entendu les mérites à travers l’un de ses romans : La révolte des accents.

J’ai compris bien après ma lecture, qu’il s’agissait d’une sorte de suite, et que les héros de ce récit, vivaient à travers les écrits de l’auteur, comme un point d’encrage autour de la grammaire.
Car il s’agit-là d’un texte dévoué à la littérature ; aux mots et à la tournure des phrases, peu importe lesquelles.
J’ai été un peu dérouté par la façon dont est menée cette histoire. Y a-t-il vraiment une ligne de conduite entre toutes ses réflexions ? à part peut-être les différentes ponctuations grammaticales, qui sont détaillées et décortiquées par le biais de souvenirs de Jeanne, jeune femme ambitieuse, amoureuse des mots.

J’ai déterminé qu’après avoir avalé la moitié du livre, ma lecture est devenue plus intéressante alors que nous découvrions un bateau échoué, déversant des mots mélangés dans la mer.
L’idée est poétique, voir même, féérique. J’ai souhaité, pouvoir plonger ma main pour en capturer quelques lignes. Je me suis amusée à chercher, avant que la réponse ne soit donnée, l’identité de l’œuvre qui était cité. Le premier était assez facile, mais ma culture littéraire me fait parfois défaut, et même si j’essaye de rattraper mon retard, j’ai eu du mal en trouver quelques-uns.

Un point très positif est à soulever. J’ai vraiment apprécié les illustrations qui accompagnaient le texte. De très beau dessin qui donne une touche plus réaliste aux dires de la jeune femme. Un peu comme un journal ou l’on aurait gribouillé çà et là quelques références, portraits ou situations pour appuyer nos épanchements.

Un petit livre qui se lit vite, et qui nous apprend l’importance de la ponctuation.

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