mercredi 31 octobre 2012

Eclats de rêves

De Maïwenn Soler :

Quatrième de couverture : 

Tout commence par une carte ne se référant à rien de connu, soulignée d’inscriptions incompréhensibles. Puis, ce sont ces quelques phrases, que Raïlyan de Preyloy, cartographe, découvre dans un ouvrage de la bibliothèque royale:
"Jadis, ils se dispersèrent aux quatre vents. Leur foyer était devenu trop petit, ou bien étaient-ce eux qui [étaient devenus trop] nombreux… Ils s’égaillèrent un peu partout, emportant avec eux une branche de leur arbre-maître."
Fasciné, il décide d’en apprendre plus et finit par découvrir de nombreux textes similaires. Tous mentionnent une mystérieuse civilisation, oubliée de tous.
C’est en allant à la recherche de ce peuple, les Abouteurs, qu’il aborde une île, un monde à part où le temps s’écoule de manière différente, un monde de sagesse, construit autour d’un arbre qui détient le savoir mais aussi la mémoire d’une civilisation disparue…
 

Parlons de l’auteur : 

Née en région parisienne en 1979, Maïwenn Soler, maquettiste pour la presse et l’édition, a étudié la préhistoire et l’archéologie. Lire est pour elle une véritable passion, et partout où elle va, un ouvrage l’accompagne. Éprise de contes, récits fantastiques, mythes et légendes, elle écrit depuis de nombreuses années.

Éclats de rêves, voyage fantastique au cœur des vestiges d’une mystérieuse civilisation disparue, est son premier roman à être publié. 
Mon avis : 

Je remercie Petitebelge66 et Yukarie, qui ont su me faire confiance en acceptant ma candidature en tant que membre du jury « Coup de cœur 2013 ».
Éclats de Rêve fait partie de la sélection de neuf romans, choisis, suite à un vote. J'ai eu le grand plaisir d’être l’une des premières à le lire.

Parlons couverture :

L’image est assez douce et colle à l’histoire du roman. Dans un avis plus critique, j’aurais centré la couverture sur l'arbre, l'un des personnages central de l’histoire.
Toutefois, si j’avais été dans l’optique d’acheter un livre, j’aurais sans doute saisie cet ouvrage pour en lire le résumé.
C’est tout ce que l’on demande à une couverture.

Parlons contenu :

Il faut savoir que je ne suis aucunement une adepte de ce genre littéraire. La science-fiction, outre quelques auteurs particulièrement appréciables, m’est quasi inconnue. J’aime toutefois les films un peu étrange, ou se mêlent le surnaturel, le mystère et le fantastique. Ce qui m’a amené à ne pas avoir trop de préjugés à l’égard de ce roman.
Je rajoute, pour enfoncer le clou, que je n’avais pas choisi ce roman parmi la liste de la catégorie imaginaire.

Mais passons au principal : Ai-je aimé ?

J’avoue avoir eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire, me sentent un peu perdue dans le premier tiers du livre. Qui était qui ? Qui faisait quoi ? Qui s'exprimait ? Quand ? Où ?
Pour parler franchement, je ne savais que penser de ce roman, me demandant même l’intérêt de continuer.
J’ai tout de même persisté. Le livre ne contenant pas trop de pages ; étant membre d'un jury et devant rendre des comptes, mais surtout, la plume de l’auteur était des plus agréable !

Heureusement pour moi, les deux tiers restant deviennent plus clairs, je me sens plus réceptives aux différents personnages, surtout Raïlyan de Preyloy, un vieux cartographe, assoiffé de connaissance, qui consacre toute sa vie à la recherche d’une île. La fameuse île, celle qui accueille en sons sein, un arbre immense, doué d’une vie propre, pure et tout puissant.
A travers lui, nous basculons dans un monde parallèle (ou temporelle) et j'ai beaucoup aimé l'histoire qu'elle racontait. Celle d'un temps révolu, oublié. Celle d'hommes et de femmes, spectateur de leur déchéance, de l'inévitable destruction.
J'aurais peut-être, souhaité plus de de détails concernant l'envahisseur, qui sème la violence sur son passage. Quelques sauts dans le temps, un peu trop rapide à mon goût, auraient, là aussi, mérité plus de contenant.  
Certains des personnages, m'interpelaient, mais trop rapidement évincé, j'en restais frustrée. 

là chute finale est digne des plus grand classique de Science-fiction (même si je le répète, je ne suis pas une grande connaisseuse). J'avais déjà des doutes, vis à vis de cette chute, mais je l'ai apprécié à sa juste valeur, et grâce à elle, a influé mon jugement, du bon côté. 

Je ressors de cette lecture, avec un avis favorable. Je pense, qu'il plaira au amateur de ce genre.

Enfin, ce que j'ai aimé :

C'est cette morale sous-jacente qui nous pousse à réfléchir. Pourquoi devons-nous tout saccager ? L'homme n'est-il qu'un barbare, qui détruit ce qui est beau pour le pouvoir ? La violence est un poison qui s’insinue dans nos fibres, dans notre être, et sali la douceur et la pureté des âmes. 
Maïwenne Soler, nous amène à cette conclusion de façon tragique, en détruisant toute une civilisation pacifique...

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