mardi 20 novembre 2012

Huit saisons



Ce roman est un livre-voyageur, si vous souhaitez le lire et vous inscrire sur la liste d'attente, c'est (ici)

 De Justin Cronin :

Quatrième de couverture :

Huit saisons, huit nouvelles qui, en fait, constituent un roman. L’histoire d’une famille dont chaque membre va son chemin : les études, le travail, le mariage, les enfants... Mais, chez Justin Cronin, ce n'est jamais un chemin facile, car chacun a son secret : un amour qui n'ose pas se déclarer, une grave maladie qu'on tente de cacher, un drame vécu autrefois qui revient vous hanter... Sous l'apparente banalité des jours et des destins, sous le tissu protecteur de l'affection et de l'entraide, se dissimulent bien des angoisses et des détresses.

Mon avis :

Il y a tout juste un an, je découvrais un peu par hasard, Huit saisons, un roman composé de huit nouvelles épistolaires, retraçant la vie d’une famille américaine.

Parlons couverture :

Avant même d’en  connaitre le contenu, j’avais apprécié cette couverture simple et belle. Beaucoup de douceur s’en dégage, une impression apaisante qui n’a fait que titiller un peu plus mon imagination.
Allais-je lire un roman sur les différentes saisons que comporte une année ?
Quel serai l’intrigue de ce recueil ?
Allais-je aimé l’histoire de cette famille si commune ?

Parlons contenu :

Chaque chapitre est une nouvelle, retraçant un moment, une période, de la vie d’un membre d’une même famille.
Nous débutons en 1979, en compagnie d’Arthur et Miriam, mari et femme, dans la routine de leur vie quotidienne.
Miriam est atteinte d’un cancer, mais ne le dit à personne, pas même à son mari. Elle attend. Le bon moment ? Sa guérison ? Un verdict erroné ? Peut-être. Qu’importe. Elle verra qu’en le moment sera venu. Arthur et elle forme un couple rassurant, leur vie est ordonnée, routinière, leurs enfants sont maintenant grands et vivent leur vie comme ils l’entendent.
Pourtant les on-dit sont présents. Arthur cache une liaison qui n’a jamais réellement commencé. Et Miriam, outre son cancer, n’arrive pas à se faire à l’idée que son fils soit amoureux.
L’histoire commence comme ça. Doucement, nous nous immisçons dans le quotidien de cette famille au demeurant banal, mais qui s’avère être attachante.

Les années s’écoulent, et nous suivons alors les méandres sentimentales et familiales des deux enfants, Kay et O’Neil.
Après avoir quitté O’Neil dans son université, nous le retrouvons évoluant dans une carrière de peinte en bâtiment qu’il n’avait pas souhaité. Kay, quant à elle, est décrite dans son rôle de mère, et épouse.
La vie n’est pas toute rose, et nous évoluons au fur et à mesure dans leurs intimités.

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«  De retour à la maison, ils ôtèrent leurs manteaux et leurs jeans humides, et O’Neil prépara le thé. En slip et chaussettes il apporta leurs bols dans le salon où attendait Mary, sur le sofa, une couverture remontée jusqu’au menton.
- Je veux un enfant, déclara Mary.
O’Neil posa le plateau sur la table. Il avait de la vapeur sur ses verres et fit glisser ses lunettes sur le bout de son nez pour la regarder.
- A cette heure-ci ? Les magasins sont fermés.
- Je veux dire que je veux que nous en fassions un.
O’Neil rit, aux anges, comme elle l’avait espéré.
- Moi, j’avais pensé faire des spaghettis.
- Très bien, plaisant tant que tu veux, dit Mary.
Elle baissa la couverture pour lui montrer qu’elle aussi s’était déshabillée.
- Au boulot. »
Extrait : page 246
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J’ai aimé chaque récit, chaque moment. Le mariage d’O’Neil ; La naissance de son premier enfant ; les doutes de Kay ; et la présent des parents dans chaque actes qu’ils entreprennent.
Malgré les difficultés et les épreuves qu’ils rencontrent, j’ai aimé ce lien fraternel qui existe entre eux. Cette force qui les lies, les soudes, les empêches de sombrer.
J’ai ris, j’ai versé ma petite larme, comme toujours qu’en un sujet me touche plus particulièrement. C’est un roman comme je les apprécie. Simple, écrit de manière claire et agréable, une histoire sans prétention de personnes humaines.

Je n’ai eu qu’une seule envie après avoir fini de lire la dernière page… appeler mon frère…

9 commentaires:

  1. J'ai reçu un livre (le passage) de cet auteur pour mon anniversaire, il me tarde de le commencer, et je note celui ci également qui a l'air très agréable à lire!

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  2. La couverture du livre m'a attirée quand je l'ai vue sur ton suivi. Comme tu le dis, elle est très douce, elle dégage une réelle impression de sérénité. :)
    Peut-être que ce livre pourrait me plaire, même si je ne suis pas forcément adepte des histoires contemporaines... :)
    En tous cas, il a l'air de t'avoir plu, je suis contente pour toi ! ^^ C'est toujours mieux de passer un bon moment avec un livre plutôt que de s'ennuyer.

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    1. oh oui, c'est vraiment nettement mieux d'apprécier une lecture jusqu'au bout, que de devoir se forcer pour le terminer. ^^

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  3. J'aime beaucoup la couverture et le titre, mais l'extrait que tu as mis, hum, beaucoup moins !
    Du coup je ne sais pas si j'ai envie de le lire ^^

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    1. cet extrait est mince par rapport à l'ensemble du livre ;)

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  4. Merci pour ce billet Julie! C'est une bonne idée pour mon huit!!!

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    1. j'en ai fais un livre-voyageur si tu veux, tu peux être dans les toutes premières ;)

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  5. merci pour cette lecture
    @Touloulou, ne t'arrête pas à cet extrait, il montre de l'humour, de la poésie mais dans l'ensemble le ton est plutôt grave

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