mardi 6 novembre 2012

Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire



De Jonas Jonasson :

Quatrième de couverture :

Le jour de ses cent ans, alors que tous les notables de la ville l'attendent pour célébrer l'événement, Allan Karlsson s'échappe par la fenêtre de sa maison de retraite quelques minutes avant le début de la fête organisée en son honneur. Ses plus belles charentaises aux pieds, le vieillard se rend à la gare routière, où il dérobe une valise dans l'espoir qu'elle contienne une paire de chaussures. Mais le bagage recèle un bien plus précieux chargement, et voilà comment Allan se retrouve poursuivi par la police et par une bande de malfrats… Commence alors son incroyable cavale à travers la Suède, mais aussi, pour le lecteur, un étonnant voyage au coeur du XXe siècle, au fil des événements majeurs auxquels le centenaire Allan Karlsson, génie des explosifs, a été mêlé par une succession de hasards souvent indépendants de sa volonté.

Mon avis :

Si j’avais été seul maitre de mon achat, je ne pense pas que j’aurais acheté ce livre. Mais comme il m’a été prêté, je n’avais pas d’autre choix que de me plonger dans cette histoire. Je sais, dit comme ça c’est mal partie, mais tout ne sera pas noir, loin de là, promis.

Parlons couverture :

Ce vieil homme habillé en rose bonbon, avec son pétard qui menace d’exploser m’a bien fait rire. Assez rigide dans sa posture, et pourtant si désopilant au regard de sa tenue, il ne peut que nous intriguer et nous laisser apercevoir et supposer un genre humoristique qui ne me laisse pas indifférente.

Je lui laisse donc sa chance…

Parlons contenu :

Nous commençons l’aventure dans une chambre impersonnelle, celle d’un homme, Allan. Personnage central de cette histoire, veille homme de 100 ans tout juste, qui est pris d’une envie soudaine d’évasion.
Il enjambe le balcon, saute dans les fleurs, et s’enfuit, en charentaise sans rien avec lui.

Qui est-il ? Quel est son passé ? Que va-t-il se passer maintenant qu’il a fait le premier pas ? C’est ce que nous allons découvrir au fils des pages…

Au départ, Allan ne sait pas où aller, son but est simple, changer de vie, ne plus être ce vieil homme grabataire au rythme de vie dicter par des horaires d’institutions. Il veut vivre, il veut sa liberté retrouver, connaitre de nouvelles aventures.
Il a cent ans, mais son histoire n’est pas terminé, elle ne fait que commencer…

Arrivé à la gare, il fait sa première rencontre,  celle qui va tout faire basculer. De cette rencontre éphémère, né un vol, commis par Allan. Une valise, subtilisée à ce jeune mal élevé, et qui pourtant est bien plus dangereux qu’il n’y parait. Mais de cela, Allan s’en moque, la palpitation de l’excitation est bien trop grande pour qu’il s’en inquiète, et les péripéties qui en découlent vont le confirmer.

Sur fond d’humour totalement déjanté, nous basculons dans une réalité loufoque, amusante et atypique. Je le reconnais, je n’avais JAMAIS lu une histoire comme celle-ci. Et c’est le point fort de ce roman.

Mais voilà, j’aurais peut-être aimé un peu plus de ce présent burlesque et comique, et un peu moins de ce passé déroutant et surprenant. Car le roman comporte deux parties diamétralement opposé. L’histoire de cette évasion qui prend des tournures peu communes, et le passé d’Allan. Un passé assez insolite, et riche en rencontre de personnalité importante de notre propre Histoire… On pourrait y croire, mais on le pense aussi un peu fou et j’ai été un peu agacé de ce passé aussi important et imposant.
Ce petit vieux dans cette maison de retraite, perdu au fin fond de la campagne, serait-il cet homme au destin incroyable ?
 Je me répète, c’était un peu trop surréaliste à mon goût.

Malgré tout, le style est agréable, et j’ai passé un bon moment. Pas pour en faire un best-seller, ni un numéro 1 des ventes littéraires, mais après tout, les goûts et les couleurs…

2 commentaires:

  1. Le passé ! C'est aussi le seul reproche que je ferai, mais en modérant mes propos car ce passé m'a bien plu, sauf que je l'ai trouvé parfois un peu longuet...

    Joli moment de lecture, pour ma part. Biz

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