dimanche 18 novembre 2012

Pourquoi les gentils ne se feront jamais plus avoir



De J.Heska

Quatrième de couverture :

« Je m’appelle Jérôme et je ne suis pas quelqu’un de populaire. Invisible pour mon entourage, insipide pour mes collègues, insignifiant pour ma petite amie.
Un jour, je suis tombé sur un article dans un magazine censé m’aider à régler un certain nombre de problèmes dans ma vie. Ça m’a emmené un peu plus loin que prévu…

Ah oui, le "un peu plus loin", c’est devenir le chef de file involontaire d’un mouvement philosophique qui a révolutionné le monde. »

Parlons de l’auteur :

--> Extrait de la bio "officielle" ;-)

Né à l’époque où Michael Knight était un monument de classe, J. Heska (J. tout court, pas de Jérôme, ni de Jonathan, ni de Jean, ni de Juju le roi de la nuit grivoise) partage sa vie d’auteur entre ses romans, ses nouvelles, et son blog, www.jheska.fr, dans lequel il met en scène quotidiennement ses histoires extraordinairement banales et ses mondes idéaux.

Il aime à se définir comme un auteur nouvelle génération, pensant tout prétentieusement entremêler avec habileté des références à la littérature, au cinéma, à la bande-dessinée, au web et au monde qui l’entoure afin d’offrir aux lecteurs envieux et impatients des histoires exaltantes.

"Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir" a été son premier roman édité, en 2011. Mais malheureusement, suite à des divergences avec son éditeur, il claque la porte en 2012 pour auto-publier son second roman "On ne peut pas lutter contre le système" ainsi que pour lancer une réédition de son premier roman.

Avec tout ça, il trouve encore le temps de songer à son petit troisième... Et il en a plein d'autres en réserve... Youpi !

Mon avis :

Lu dans le cadre du concours : coup de cœur 2013, une certaine impatience m’a gagné, lorsqu’il a été évidant que je l’aurais entre les mains.

Je l’avais choisi dans ma sélection des trois romans de le genre « Général », et le résumé collait parfaitement à mes attentes (étant moi-même dans la catégorie : gentils, qui n’ose pas trop s’exprimer de peur de rougir comme une tomate bien mûre).

Parlons couverture :

Quand on la regarde, sans avoir débuté le roman, on ne peut qu’être intrigué par ses petits hélicoptères en forme de petits personnages souriants. Et puis, la lumière se fait rapidement.

Le roman est un journal, où  la vie quotidienne et les déboires de Jérôme sont étalés.
La couverture de celui-ci est identique à celle de l'œuvre, et donne un côté très réaliste au support. J’avais l’impression d’avoir le dit journal intime dans les mains.

Parlons contenu :

Jérôme est un jeune homme effacé. Invisible au reste du monde, il n’arrive pas à trouver sa place. Célibataire, introvertie, il ne peut compter que sur son ami, un fanatique de la guerre des étoiles.
Autour de lui, les gens se moquent, l’exclus, s’en vont quand il essaye de s’immiscer dans leur vie, se jouent de lui et se servent de lui, jusqu’au jour ou Jérôme n’en peux plus.
Après avoir servie, encore une fois, de navette gratuite pour une bande de collègue peu scrupuleux, il jette l’éponge.
Jérôme, aidé d’Etienne, le mordus de Jedi, invente le cercle cimondiste, un graphisme revendiquant la cause des « gentils » en aidant les antipathes (personnes nuisant au bien d’autruis) à revenir sur le droit chemin.
Dit comme cela, cela parait bien compliqué, mais pour faire simple, Il s’agirait d’être le nouveau robin des bois, volant les riches pour donner aux pauvres…

Une méthode efficace sur le papier, mais bien plus difficile à appliquer…

Dès le départ, j’ai été touché par ce « héros » des temps modernes. Pour ses faiblesses, ses craintes, ses doutes, son humanité.
Alors que nous découvrons un homme des plus communs, Jérôme se révèle aux fils des pages. Il devient plus indépendant, plus intrépide, plus sûr de lui. Nous nous y attachons sans nous forcer, nous souhaitons qu’il réussisse à bâtir ce monde idéal.

Le style de l’auteur est également très agréable. Je me suis laissée bercée par cette histoire, regrettant juste qu’elle se termine.
J’ai tout particulièrement apprécié la chute finale ! Comme je les aime, surprenante, et inattendue !

L’un des autres points forts de ce roman, ce sont les petites citations à chaque début de chapitre, un vrai plaisir.

En voici quelques-unes :

« La vie, c’est comme une bicyclette. Il faut avancer pour garder l’équilibre. Mais on finit toujours par tomber. On se relève, on essaie de garder sa dignité, mais on sait qu’on en portera les marques toutes sa vie. » Page 65.

« La vie, c’est comme un paquet de M&M’s. On en voit de toutes les couleurs. » Page 84.

« La vie, c’est comme un piano. C’est sympa quand tu sais en jouer. » Page 120.

«  La vie, c’est comme un arc-en-ciel. Il faut de la pluie et du soleil pour qu’elle montre toutes ses couleurs. » Page 165.

Pour finir :

Quelle fraicheur ! J’ai passé un très agréable moment en compagnie de Jérôme et ses acolytes. C’est une très belle découverte et j’espère pouvoir lire, dans le futur, un autre roman de cet auteur.

 

2 commentaires:

  1. Je ne suis vraiment pas passée loin du coup de cœur avec ce livre !

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    1. je l'ai aussi beaucoup aimé, et j'aime beaucoup son style :D

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