dimanche 9 décembre 2012

Grand-père avait un éléphant



De Vailom Muhammad Basheer:

Quatrième de couverture :

Du monde, la jeune et jolie Kounnioupattoumma ne sait rien, si ce n’est que son grand-père avait un éléphant ! Fille de notables musulmans, elle est en âge d’être mariée. Mais pour sa mère, les prétendants ne sont jamais assez beaux, jeunes, riches, puissants... Surtout quand on songe à la splendeur passée du grand-père à l’éléphant.
Hélas, voilà la famille ruinée. Adieu vaste demeure, domestiques, bijoux en or ! Kounnioupattoumma peut enfin goûter aux délices de la baignade en attendant des jours meilleurs...
Avec un profond amour des êtres, qu’il ne désespère pas d’éduquer et de distraire, Basheer mêle à la perfection vérité et humour.

L’auteur :

Vailom Muhammad Basheer  est né et mort au Kerala (1908-1994). Il était l’un des écrivains les plus attachants de la littérature indienne contemporaine, dont l’existence a suivi de près la trajectoire mouvementée de son pays en chemin vers l’Indépendance.

Mon avis :

Je remercie les éditions Points, ainsi que la Team de Livraddict, pour leurs confiances dans ce partenariat.

Grand-père avait un éléphant, est le premier roman que je lis de l’auteur Vailom Muhammad Basheer, et j’espère pouvoir un jour avoir l’occasion dans lire un autre, pour me faire une idée plus importante de son écriture sur la littérature indienne contemporaine.

Pour ceux qui me suivent depuis quelques temps déjà, vous connaissez mon amour du genre contemporain. J’étais donc impatience de pouvoir découvrir cet écrivain.

Parlons couverture :

J’aurais pu être légèrement réfrigéré par celle-ci. De couleur rose criarde, au reflet brillant, elle en est étonnante. Mais finalement, pas autant que ça. Nous parlons des Indes, et qui dit culture indienne, dit couleurs vives !
Un bon point pour elle, on ne peut que la remarquer !

Parlons contenu :

Kounnioupattoumma est une jeune femme choyée, ancrée dans les traditions musulmans et le peu d’enseignement apporté par sa mère, Oumma.
Depuis toujours, on lui rabâche qu’elle est la petite fille d’Anamakkar, un homme influent qui avait un éléphant. Kounnioupattoumma, à une tâche de naissance sur la joue, signe de chance, et de nombreux promis attendent de l’épouser.
A 22 ans, le père de la jeune fille perd sa fortune, son honneur et son rang. Sa famille est contrainte de vivre dans les quartiers pauvres. Une nouvelle vie commence alors…

La part de religion dans ce texte est très importante. Alors que je ne connais pas grand-chose dans l’histoire musulmane (les traditions, les noms de certains prophètes, me sont quasis inconnus), j’ai eu du mal à comprendre certains passages. Je n’ai remarqué que trop tardivement le glossaire qui aurait pu m’aider quelque peu dans la compréhension de certains mots.
Cela ne m’a pas empêché, pour autant, d’avancer dans ma lecture, et d’en apprécier le style de l’auteur. L’histoire est riche de métaphores, de subtilités et de sagesse.

Emprunte, également, de gravité, le roman peint le portrait si diversifié des classes sociales. Le gouffre qui divise la population indienne en deux catégories. Les riches, et les pauvres.
Grâce à Kounnioupattoumma nous en découvrons toute sa cruauté. Obligée d’apprendre à se laver dans l’eau de l’étang, ou de se soulager dans les bosquets près des chemins. Contrainte de manger peu, par manque d’argent et rejetée par sa mère, atteinte de folie, qui la traite de tous les noms.
Pourtant, Kounnioupattoumma, voit plus loin que la difficulté de leur quotidienne. Elle souligne les beautés du paysage - malgré la puanteur ambiante - ; elle fait des rencontres, se fait une amie ; Elle affronte les remontrances assassines de sa mère, sans lui manquer de respect.

Grand-père avait un éléphant est un roman agréable à lire si vous avez l’envie de dépaysement…

2 commentaires:

  1. Je l'ai lu aussi! :)
    Je suis assez d'accord! Je l'ai bien aimé cette jeune fille! ^^

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