dimanche 2 décembre 2012

Pas ce soir

De Charline Carré :

Quatrième de couverture : 

C'est une soirée mondaine parisienne.

Un petit monde où mensonges, manipulations et ragots provoquent parfois des dérapages incontrôlés.
Où les faiblesses des uns font la gloire des autres.
C'est une soirée qui réveille les souvenirs endormis d'Eugénie, jeune femme odieuse et misanthrope.
C'est l'histoire de ce que l'on découvre derrière le plus efficace des cache-misère, l'arrogance.

Après le succès de son premier roman À Contre-Jour paru en 2011, Charline Quarré enchaîne avec Pas ce soir.
Son style incisif ne ménage rien ni personne. Elle manie le tragique avec légèreté, fait passer du rire aux larmes avec désinvolture.

Parlons de l’auteur :

« J'ai commencé à écrire à l'âge de sept ans et j'ai continué sur cette voie durant toute mon enfance et mon adolescence. A seize ans, j'ai commencé la rédaction de mon premier roman, "A Contre-Jour" (Editions Baudelaire, juin 2011), paru dix ans plus tard. "Pas ce Soir" est mon deuxième roman. Je l'adapte actuellement en scénario de long-métrage.

J'ai également écrit et réalisé un court métrage "J'attends dehors" (visible sur Youtube) et termine le tournage d'un documentaire sur les jeunes comédiens talentueux. Je suis ainsi dans l'écriture de roman et l'écriture audiovisuelle. Je poursuis également la rédaction de mon troisième roman. »

Mon avis :

Aie !
Oui, je sais, ça commence mal. Mais cela résume parfaitement mon état d’esprit après lecture. Mais commençons, pas le commencement.

Parlons couverture :

Je l’aime énormément ! Épurée, contemporaine, intriguante, elle avait tout pour me plaire, et en ayant lu le résumé, je ne pouvais que le choisir dans ma sélection des neuf (désormais huit) auteurs en compétition pour le coup de cœur 2013.
J’en attendais beaucoup…

Parlons contenu :

… beaucoup trop peut-être…

Dès les premiers chapitres, je n’ai pas su rentrer dans l’histoire. Un peu trop éparpillée à mon goût, la scène principale se déroule lors d’une soirée. Les différents protagonistes de l’histoire sont survolées, on passe vite à autre chose, alors que certains passages auraient mérités plus de consistance. L’auteur aurait pu en dire tellement plus !
J’ai essayé de m’accrocher aux miettes qu’on nous laissait, trouvant certains personnages assez étonnants. Malheureusement, je restais souvent insatisfaite, et c’est bien dommage.

Eugénie ne m’a pas facilité la tâche. Je ne l’ai pas appréciée, elle m’a agacée, horripilée. Je la voyais comme une jeune fille de 18 ans, antisociable, incapable de faire le tri dans ses pensées suicidaires, révoltées, meurtries par un lourd passif… Mais voilà… Eugénie n’a pas 18 ans, elle n’est plus une adolescente boutonneuse, à l’allure efflanquée, elle en a 26 ! Et ça casse tout. Car pour moi, Eugénie n’est pas crédible dans ce rôle d’ado sur le retour…

Oui, la pauvre a eu des difficultés au Lycée, oui, elle se retrouve à une soirée face à ces mêmes « camarades » si « aimants », oui, son Julien est parti, elle n’est plus qu’une célibataire assoiffée de cachetons. Mais à la longue (et pourtant le roman ne contient pas trop de pages), c’est fatiguant.

Et c’est bien dommage. Car le style de l’auteur, est particulièrement appréciable. J’aime la sagacité de ces mots, le caractère tranchant de ses phrases, un véritable plaisir.
Dommage que son héroïne ne m’est pas atteinte en plein cœur comme certaines expressions de son texte.

Pourtant, le rythme aurait pu prendre une autre tournure. Car j’ai apprécié les dernières pages. J’avais l’impression que le scénario commençait enfin ! Mais bien trop vite, le mot Fin est arrivé.

Fin de l’histoire…

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