jeudi 10 janvier 2013

Pourquoi j'ai mangé mon père


De Roy Lewis :

Quatrième de couverture :

Une famille préhistorique ordinaire : 2douard, le père, génial inventeur qui va changer la face du monde en ramenant le feu ; Vania, l’oncle réac, ennemi du progrès ; Ernest, le narrateur, un tantinet benêt ; Edwige, Griselda et d’autres ravissantes donzelles… Ces individus nous ressemblent : Ils connaissent l’amour, la drague, la batille, la jalousie. Et découvrent l’évolution. Situations rocambolesques et personnages hilarants pour rire et réfléchir.
Un miroir à consulter souvent.

Mon avis :

Quel titre ! « Pourquoi j’ai mangé mon père », ne trouvez-vous pas cela étrange ? J’ai eu l’impression de faire face à un livre psychologique, sur une analyse détaillée d’un homme, qui aurait, peut-être, eu un rapport conflictuel avec son géniteur…
Bref, ceux qui ont lu ce livre peuvent le dire… Cela n’a strictement rien à voir !

Parlons couverture :

J’avais déjà croisé ce roman sur les étals, aux fils de mes nombreuses déambulations dans certaines librairies, mais la photo ne m’attirait pas plus que ça… (je parle de l’ancienne). Même si le titre, lui, m’inspirait plus, je n’avais jamais fait le pas de lire la synopsie…
Au contraire, cette nouvelle couverture m’a donné l’envie d’en connaitre son contenu.

Parlons contenu :

Alors de quoi cela parle-t-il ? Tout simplement d’une famille vivant au temps de la préhistoire, et qui cherche perpétuellement à évoluer.
Tout commence par le feu. Le père, à l’intelligence plus marqué que ses congénères, arrive à sans procurer, et sauve sa famille de prédateurs affamés.

J’ai eu très souvent, l’impression qu’il en savait plus que les autres… et plusieurs fois, je me suis imaginée ce vieille homme à la barbe blanche, personnage emblématique, au savoir important d’un dessin animé de mon enfance (Il était une fois les hommes, pour ceux qui connaissent).
Edouard passe sa vie à poursuivre le temps, à faire progresser sa famille pour atteindre une nouvelle aire. Cherchant à créer plus, il réfléchit, analyse, conseil son entourage tout en ayant la folie d’un génie.

Pourtant, ses fils, dont l’intelligence est moindre, n’arrivent pas à le suivre et se retrouvent un peu perdus face à cet amoncellement de savoir.
Obligés de suivre les directives de leur père, ils se retrouvent chassés de chez eux, obligés à faire la cour à des femmes d’un autre clan, livrés à eux-mêmes.

Comprendront-ils alors, le but de ses réflexions ?

C’est un livre intéressant, car étrangement lié à notre époque. Nos connaissances évoluent, nous souhaitons toujours avancer plus, vers le progrès, rapidement, exagérément, sans vraiment réfléchir aux dégâts que nous pourrions causer…
Un peu comme Edouard, nous avons soif de savoir, de changement, d’aisance… Mais peut-être, ne réfléchissons-nous pas assez aux conséquences que la connaissance pourrait engendrer… La jalousie, la violence, le gâchis de notre planète….

Ce livre porte matière à réflexion, il nous pousse à nous remettre en question. L’auteur nous donne une version intéressante sur nos ancêtres. De manière habile, ils nous interpellent sur la rudesse de la vie, au temps de l’air pithécanthrope. Quel travail de documentation ! Roy Lewis nous livre un bout de notre Histoire de façon si plaisante, quelle en a une toute autre saveur. La note d’humour qui s’en dégage est tout aussi attirante… Les anecdotes, les petites répliques incisives, rendent l’œuvre plus légère et moins plombant qu’un bon vieux cours d’Histoire…

Qu’aurais-je donné pour lire un tel livre dans mes années d’études !

2 commentaires:

  1. Quel nom bizarre, lol.

    J'aime beaucoup ta chronique, tu as su suscité mon intérêt ^^ j'espère avoir l'occasion de le lire.

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