mardi 12 mars 2013

Le Sabotage Amoureux


D'Amélie Nothomb

Quatrième de couverture :

Saviez-vous qu’un pays communiste, c’est un pays où il y a des ventilateurs ?
Qu’un vélo est en réalité un cheval ?
Vous l’apprendrez, et bien d’autres choses encore, dans ce roman inclassable, épique et drôle, fantastique et tragique, qui nous conte aussi une histoire d’amour authentique.
Un sabotage amoureux : sabotage, comme sous les sabots d’un cheval qui est un vélo…

Mon avis :

Après avoir finement analysé le début de son apprentissage et de ses premiers souvenirs au Japon, Amélie Nothomb nous embarque en Chine un tout autre dépaysement.

Parlons couverture :

L’une des plus colorés de toutes les œuvres de l’auteur. Après avoir lu ce roman autobiographique, on ne peut que comprendre la symbolique du cheval en bois…

Parlons contenu :

Amélie à désormais 5 ans, et atterrie en Chine, dans un ghetto, entourée d’enfants de nationalités différentes, épris de liberté, déchaînés et bagarreurs.
Alors que sa famille voit ce nouveau lieu de résidence d'un mauvais oeil, l’enfant n’y voit qu’un lieu salutaire pour épancher sa soif d’aventure. 
Comme tout gamin de son âge, Amélie va passer son temps à jouer à la guerre, galoper sur son fougueux destrier, et vivre son premier émoi amoureux.

Je me régale à chaque fois que mes doigts se posent sur un roman d’Amélie Nothomb. Quel ravissement pour mes oreilles, que de lire (souvent à haute voix) ses mots. Alors qu’elle dépeints son portrait et sa vie de façon simple et réaliste, avec des termes d’adulte, elle n’en n’oublie pas l’enfant de 5/7 ans qui sommeil encore en elle.
Chaque mot qui nous est adressé, chaque histoire relatée, ne peut que nous toucher tant ils font référence à notre propre vécu.
Je ne parle pas de voyage initiatique, dans une chine des années 70, mais bien de ces échauffourées et ces camaraderies. Ces enfants qui passent leur temps à jouer, à élaborer des plans stratégiques, courant et riant sans cesse.  Ces gamins qui nous ressemblent, idéalistes et insouciants.

Mais alors que tout semble idyllique dans la vie d’Amélie, l’entrée en scène de son premier amour va tout faire basculer.
L’application qu’elle met à participer aux différentes batailles devient secondaire, lorsque surgit devant elle Elena, une nouvelle. Petite Italienne au visage de porcelaine, âgée d’un an de moins qu’elle, la petite est adorable et elle le sait. Cruelle, arrogante et dédaigneuse envers les sentiments de notre héroïne, elle ne daigne pas lui accorder un seul regard. Elena, outre sa beauté, est méchante et n’hésitera pas à piétiner l’amour inconditionnel et passionnel d’Amélie.

Mais jusqu’où peut-elle aller…

J’ai vraiment aimé les différentes réflexions enfantines d’Amélie. Sa vison des garçons, qu’elle nomme les ridicules, sa participation à cette seconde guerre mondial revisitée qui m’a faite penser à la guerre des boutons, cette soif d’amour pour Elena et surtout sa référence à Hélène de Troie et l’histoire de l’Iliade.

J’ai trouvé cette lecture rafraîchissante et passionnante. Un vrai plaisir, un autre coup de cœur pour cet auteur unique comme toujours...

4 commentaires:

  1. Oooh! ça me donne très envie de le lire, tient!!

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  2. En ce moment j'ai très envie de découvrir nothomb, bah tu me tente davantage ^^

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    1. lis alors la Métaphysique des tubes, c'est le premier que j'ai lu d'elle et j'ai adoré :D

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