samedi 23 mars 2013

Pure


De Julianna Baggott :

Quatrième de couverture :

Depuis les Détonations qui ont ravagé le monde, Pressia vit avec son grand-père dans les décombres, la cendre et le danger. Demain, elle aura 16 ans ; âge où la milice vous enlève pour entraîner les plus forts… ou achever les plus faibles.
Pressia n’a plus le choix, elle doit se préparer à fuir.

Au loin brille le Dôme : un lieu sécurisé et aseptisé où une minorité, le Purs, s’est réfugiée avant la catastrophe. Partridge est l’un d’eux… mais pour combien de temps ?

«  Elle doit y entrer.
Il rêve d’en sortir ?
Qui percera le secret du Dôme ? »

Mon avis :

Le jour où j’ai découvert la couverture, j’ai eu l’envie subite d’en connaitre son contenue. Le jour où j’ai lu la critique de Galleane, a confirmé mon attachement, déjà flagrant, pour ce bouquin. Le jour où j’ai commencé à le lire, achève mon addiction pour ce premier tome apocalyptique.

Parlons couverture…

Ne donne-t-elle pas envie ? N’est-elle pas comme toutes ces couvertures, percutantes, et parfaites ?  J’ai succombé à cette image épurée, sombre et si intrigante.
Le titre est tout aussi captivant, Pure, un mot qui signifie tellement !  

Parlons contenu…

J’ai toujours une petite appréhension lorsque j’entame un livre qui promet. Vais-je, moi aussi, céder à la frénésie qu’il dégage ?
Il ne peut que me plaire, amoureuse des dystopies (depuis peu), je suis fortement attirée par ces univers post-apocalyptique, dévastés et pourtant, si familiers. Alors que notre monde change, ce genre littéraire est de plus en plus actuel, et même s’il pourrait m’apporter quelques frayeurs sur notre devenir, j’aime pouvoir me projeter dans ce monde détruit où règne cependant un espoir…

Pressia a presque 16 ans, et vit dehors. L’insécurité, le manque de nourriture, l’atmosphère envahit de cendre, les paysages lunaires et dangereux, voilà son quotidien. Elevée par son grand-père, après les détonations, la jeune fille survit comme elle peut. Angoissée de son devenir, auprès de la milice, l’ORS, et inquiète pour son grand-père qu’elle devra, d’une façon ou d’une autre laissé derrière elle, Pressia voit, en la rencontre de Bradwell, un possible avenir.

Partridge vit quand à lui, dans le Dôme. Fils d’un homme influant, élève assidue et effacé, le jeune homme étouffe dans cette bulle aseptisée. Le Dôme, habitacles de plusieurs km², à la rigueur militaire et dictatoriale.
Alors que les survivants du dehors, rêvent d’un monde utopique et protecteur, où l’air est pur et la faim rassasiée, pour Partridge, c’est une prison.
Sa mère et son frère sont mort, les relations qu’il entretient avec son père son glacial, et son envie de fuir le dévore. Jusqu’au jour où il se retrouve dehors…

La particularité de ce roman est l’aspect physique des personnes du-dehors. J’ai eu un temps d’acceptation pour me faire à l’idée, mais passé ma… répulsion, j’ai trouvé l’idée très enrichissante. Elle apporte un côté fantastique à cette histoire qui lui donne un point supplémentaire face aux trop nombreuses dystopies du genre.
Chaque être vivant, qui n’étaient pas enfermé dans le Dôme, ont fusionné avec un élément près de lui au moment des Détonations.
Pour Pressia, âgé de 7 ans à l’époque, elle tenait dans sa main une poupée. Depuis, sa tête de poupée a fusionné avec sa main et elle ne peut l’enlever.
Bradwell, un personnage secondaire, était proche d’oiseaux, qui volaient autour de lui. Dans son dos, bats les ailes de plusieurs de ces volatiles… Mais certains ont aussi eu la malchance de fusionner avec leurs enfants, ou leur frère… ou avec des animaux.
De nouvelles espèces sont apparus, des inoffensives, mais aussi des dangereuses…

On lit, ce premier tome, avec aisance. Les personnages sont attachants, et leurs émotions sont justes. Il n’y a pas de redondance, et même si mon côté scientifique est mise à rude épreuve quand il me faut imaginer une fusion entre deux corps, aussi rapide, mon côté rêveuse peut tout aussi bien l’assimiler et penser que cela pourrait se révéler possible.

Approchant de la fin, j’espère un peu plus à chaque page. Certains secrets sont découverts et nous ne restons pas insatisfaits. L’auteur à su mitigé son intrigue, mêlant les révélations et les nouvelles péripéties pour nous appâter. Et cela fonctionne !
La fin et là, et je ronge mon frein de ne pouvoir lire la suite. Il me faudra donc attendre encore quelques mois (le tome 2 sort en mai 2013) pour découvrir la suite des aventures de Pressia, Partridge, Bradwell & Co.

 A lire !

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