dimanche 28 avril 2013

Le goût des pépins de pomme

De Katharina Hagena :


Quatrième de couverture :

A la mort de Bertha, ses trois filles, Inga. Harriet et Christa, et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l'Allemagne, pour la lecture du testament. A sa grande surprise, Iris hérite de la maison et doit décider en quelques jours de ce qu'elle va en faire. Bibliothécaire à Fribourg, elle n'envisage pas, dans un premier temps, de la conserver. Mais, à mesure qu'elle redécouvre chaque pièce, chaque parcelle du merveilleux jardin qui l'entoure, ses souvenirs se réveillent, reconstituant l'histoire émouvante, parfois rocambolesque, mais essentiellement tragique, de trois générations de femmes. Katharina Hagena nous livre ici un grand roman sur le thème du souvenir et de l'oubli.

Mon avis :

Alors que j’étais excité de l’avoir dans ma pal, car le résumé me plaisait énormément, une lectrice m’a signaler son peu d’attrait, après lecture. Du coup, et vu son manque d’enthousiasme, j’ai un peu/beaucoup freiner ma lecture. Finalement, je l’ai achevé, et voici ce que j’en retiens…

Parlons couverture :

J’ai assez cette couverture. Même si dans l’histoire, la pomme n’est pas autant mis en valeur que je l’aurais aimé, elle n’en est pas moins agréable à regarder. C’est d’ailleurs, l’un des bons points de ce livre. La couverture.

Parlons contenu :

L’histoire navigue entre plusieurs femmes, à différentes époques. Leurs points communs, la même famille (ou presque) et une maison, résidence de leurs enfances et de leurs souvenirs.
Tout part de la mort de l’une d’entre elle. La mère de l’une ; la grand-mère de l’autre, et d’une succession un peu trop lourde.
Une maison, perdu au fin fond du pays, inhabité depuis une dizaine d’année et qui ne semble pas être du goût de l’héritière.

A travers la demeure et son jardin, nous évoluons dans le passé, à différentes phases de l’histoire, par le biais de ces résidentes  Les romances, les jeux d’enfants, la guerre et ses conséquences, les secrets cachés, sont ainsi décortiqués toutes au long du roman, de façon attrayante, et plus ou moins divertissante.
Nous apprenons à apprécié Bertha, et ses trois filles aux caractères diamétralement opposés.
Le personnage principal, Iris, n’en a pas moins sa propre histoire, et nous la suivons dans son exploration, ainsi que dans la rencontre  de connaissances du passé.

Le roman aurait pu être un succès, mais voilà, je me suis ennuyée de la première ligne à la dernière. Je ne saurais dire ce qui m’a dérangé. Les différentes intrigues sont pour le moins intéressantes, et le style n’est pas catastrophique, loin de là. Ce n’est pas, non plus, les nombreux blocs de la mise en pages qui m’ont dérangé (quoique, ayant trouvé la narration un peu lourde, cela a peut-être penché la balance du mauvais côté).

J’ai le sentiment d’un manque d’attachement certains pour les personnages. Parce qu’ils étaient sans doute un peu  trop nombreux, parce qu’ils ne me donnaient pas envie d’en connaitre d’avantage sur leurs propres histoires, ou, pour certains, parce qu’au contraire, il n’y en avait pas assez pour me les approprier.

J’ai été déçu, de ne pas avoir plus de détaille sur cette fameuse maison. J’ai eu l’impression qu’on me subtilisait le meilleur morceau, que sa description, ses odeurs, son mystère, m’étaient enlevés…  En lisant le résumé, j’avais envie de cette  fraîcheur qu’elle distillait. Je n’ai ressenti que le vide sous mes doigts, et cela m’a affreusement frustré.
J’aurais aimé pouvoir « sentir » le livre, comme un parfum d’été, j’aurais aimé croquer cette pomme si prometteuse. Je n’ai perçu aucun bruit, aucun murmure, qu’il m’aurait tant fallu.
Je reste sur ma faim, et c’est un désenchantement.  

Quel dommage…

2 commentaires:

  1. Houlà ! :s Ton avis plus que mitigé me...comment dire ? refroidit un peu. ^^ Je vais lire ce roman, mais du coup, avec un peu de réticences... ^^ Même si, généralement, les avis mitigés sur les livres ne me gênent pas car j'essaie de me faire (toujours) mon opinion par moi-même. Mais là, comme un style que je lis peu souvent, bon...je ne sais pas...on verra bien. Et peut-être que je vais aimer. =) Merci pour cette chronique en tous cas, Pimousse.

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    1. han désolée de t'avoir refroidit. C'est vrai que personnellement, j'évite de lire les chroniques des lecteurs qui ont le même livre que moi. J'attends toujours de me faire mon propre avis, car après, je me sens influencée. Et c'est pas terrible. Mais peut-être que tu aimeras plus que moi :)

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