jeudi 4 avril 2013

Le petit cœur brisé


De Moka :

Quatrième de couverture :

La vie a commencé de façon plutôt tragique pour Mélaine : à un an, elle a perdu ses parents. A quatre, son grand-père. Et aujourd’hui qu’elle a onze ans, c’est sa grand-mère, Clarisse d’Avillon-Faucher, qui vient de mourir. Elle a toujours été seule et négligée, elle s’est toujours trouvée laide et inutile.
Mais en quelques jours, tout bascule.
D’abord, Mélaine hérite de la maison et de la fortune de sa grand-mère. Ensuite, elle est recueillie par deux vieilles cousines excentriques, Heidi et Gretchen, qui ont fait quatre fois le tour du monde comme photographes, et qui décident de la retirer de son collège chic et coincé pour lui apprendre elles-mêmes à nager, à manger des hamburgers, à dessiner les chats et à calculer l’éloignement des étoiles.
Enfin, dans l’un des albums de photos de sa grand-mère, Mélaine découvre le portrait d’une petite fille inconnue qui porte au cou un médaillon en forme de cœur. Or Mélaine a hérité de sa grand-mère un pendentif… en forme de cœur, cabossé et brisé.
Qui est la petite fille ? Qu’est-il arrivé au médaillon pour qu’il soit si abîmé ? Pour l’apprendre, Mélaine va devoir déterrer les sombres histoires de sa famille et affronter voleurs, assassins, et autres fantômes du passé.

Mon avis :

Je ne pouvais plus longtemps passer à côté de cet auteur. Sœur de Marie-Aude Murail, Moka ne pouvait être qu’incontournable.
C’est donc avec plaisir que je découvre le style de cette écrivaine, et cette histoire bien mystérieuse.

Imaginez un peu mon côté frileux, tiraillé comme jamais, alors que je m’obligeais à le lire en pleine nuit. Faut-il être folle, pour se faire peur comme cela, sans raison, alors qu’il aurait été tellement plus judicieux, pour mon petit cœur, de le lire en plein jour ?
Car je suis une peureuse, c’est un faite. Et lorsque l’on parle de meurtre, de fantômes et de cadavre jamais retrouvé… je ne peux que paniquer et sursauté au moindre mouvement derrière ma fenêtre.

Ce roman n’en est pas moins un jeunesse, et même si mon rythme cardiaque c’est un peu affolée, j’avais tout de même beaucoup de supputation face aux différentes intrigues. Certes, elles se sont révélées toutes justes, mais cela n’a en rien gâché mon plaisir.
La fraicheur qui s’en dégage, grâce aux personnages, deux vieilles excentriques et la petite Mélaine, m’ont totalement chavirée. J’ai aimé le caractère loufoque et fonceur de Gretchen (sans omettre son légé problème de narcolepsie), ainsi que la gentillesse d’Heidi (très apprécié de la jeune Mélaine qui n’avait jamais, jusqu’à lors, eu la moindre attention maternelle).
L’enfant, quant à elle, est une pauvre petite chose, sujette à l’ignorance de sa famille. Malingre, on la qualifie de laide, sans pour autant mettre en doute son intelligence. Beaucoup de mystère seront d’ailleurs résolu par elle.

Ce trio, peu commun, est tout simplement efficace, et il m’a faite passer un très agréable moment.
L’intrigue qui entoure la famille Avillon est rondement menée. J’ai apprécié pouvoir m’enfoncer dans cette époque d’après-guerre, ces secrets de famille et ce manoir lugubre.
L’ambiance qui se dégage de ses pages s’alourdit aux furs et à mesures, et les soirées d’orages ne seront plus jamais les mêmes…

Mon expérience de Moka, ne sera sans doute pas la dernière, je vais pouvoir un peu fouiller dans sa longue bibliographie, et trouver quelques petites perles… qui sait…

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