vendredi 5 avril 2013

Pot-Bouille

Auteur : Emile Zola
Genre : Classique
Edition : Le livre de poche
Prix : 4.50
510 pages
Synopsis :
Zola est entré partout, chez les ouvriers et chez les bourgeois. chez les premiers, selon lui, tout est visible. La misère, comme le plaisir, saute aux yeux. Chez les seconds, tout est caché. Ils clament : "Nous sommes l'honneur, la morale, la famille." Faux, répond Zola, vous êtes le mensonge de tout cela. Votre pot-bouille est la marmite où mijotent toutes les pourritures de la famille.
Ce dixième volume des Rougon-Macquart, qui évoque la vie sous le Second Empire, montre ici, la bourgeoisie côté rue et côté cour, avec ses soucis de filles à marier, de rang à tenir ou gagner, coûte que coûte.
Les caricatures de Zola sont cruelles mais elles sont vraies.


Mon avis :

Je continue ma découverte, des romanciers qui me sont méconnus. Parce que je n’ai pu les étudier dans un cycle scolaire classique, mon appréciation des auteurs classiques étaient quasi inexistante. Je dirais même, que Zola, entre tous, ne m’attirait nullement, n’ayant pas aimé ma première expérience avec cet auteur.



Mais quand on a 14 ans, peut-on vraiment en comprendre toute la subtilité ?

Parlons couverture :

Je l’ai remarqué, beaucoup d’adaptation ont été faite de Pot-Bouille, et j’ai donc en ma possession, une couverture, tirée d’une illustration de Félicien Rops, L’Attrapade, faite en 1877.
Au regard de ma lecture, je ne suis pas certaine de la trouver adéquate, mais cela ne m’a pas empêché de le lire, bien heureusement.

Parlons contenu :

Emile Zola, à travers Pot-Bouille, dévoile les dessous d’une classe aisée qui se vante d’être des plus honnêtes.

Octave Mouret, jeune homme plein d’avenir, débarque à Paris, dans une habitation où résident différentes familles de différents milieux sociaux.
Dès les toutes premières pages, Zola nous dépeint ces hommes et ces femmes, dans une critique plus ou moins élogieuses suivant les étages de la maisonnée.
Plus nous évoluons dans les hauteurs de la demeure, plus les loyers et les mètres carrés s’amoindrissent. Chaque famille à son histoire, ses secrets, ses magouilles, et nous les découvrons aux fur et à mesure…   
Par l’intermédiaire d’Octave, Zola nous introduit dans l’intimité bourgeoise de ces familles si pieuses pour qui le paraître et la réputation ont toutes priorités.

Quel critique assassine ! Quelle aisance des mots !

Je suis charmée. L’aurais-je été à une autre époque de ma vie ? L’aurais-je apprécié à sa juste valeur ? On me parlait de Zola, de manière élogieuse : Un maître dans son art, un génie, une plume si agréable, si tranchante !
Et au regard de mon premier texte, analysé en collège, un calvaire à décrypter, j’avais du mal à les comprendre. Et pourtant.
Depuis, j’ai grandi, et mon appréciation est tout autre. Pot-Bouille m’a réconcilié avec l’auteur. Quel écrivain ! Quel plaisir !

Un réalisme cruel, un cynisme outrancier, des personnages puants, un environnement exagérément luxueux, et qui pourtant reflète une misère de l’esprit bien plus importante. Pot-Bouille est un roman inclassable, qui se consacre à décortiquer les comportements humains dans la société du XIXème siècle.

Un petit bijou.


Ma note : 17/20


2 commentaires:

  1. Je te rejoins totalement dans ton avis. Moi aussi j'ai beaucoup aimé ce roman, que je relirais peut-être à l'occasion. Zola avait une vision particulièrement juste, sans concession, de son siècle et de la société dans laquelle il vivait. Cela nous donne des témoignages particulièrement vivants du XIXème...

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