jeudi 1 août 2013

Les gens heureux lisent et boivent du café

D'Agnès Martin-Lugand :

Quatrième de couverture :

« Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. […] J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »
Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.

Entre « Le Journal de Bridget Jones » et « Love Story », l’histoire de Diane nous fait passer par toutes les émotions. Impossible de rester insensible au parcours tantôt dramatique tantôt drôle de cette jeune femme à qui la vie a tout donné puis tout repris, et qui n’a pas d’autre choix que de faire avec.

Mon avis :

S'il y a une chose à retenir de mon ressenti sur ce livre, c'est bien ce titre si accrocheur. J'aime ces phrases à rallonge, pour un livre contemporain. Je ne dis pas qu'il s'agira à chaque fois, d'un petit bijou, mais, pour ma part, cela fait mouche à chaque fois.
Je ne parlerai pas de ce titre éternellement, mais je tenais juste à souligner son originalité.

Parlons contenu :

Diane avait tout pour plaire. Un boulot parfait, une famille aimante et soudée, un mari agréable et amoureux, une fille de six ans adorable, et un ami déganté toujours là pour surmonter les épreuves. Mais quand un chauffard percute la voiture de son mari, Diane perd toute sa vie. Sa fille ainsi que son époux disparu, Diane n'est plus que l'ombre d’elle-même. 
Entre les cigarettes et les verres d'alcool, la peluche de sa fille et le sweat-shirt de Colin, la jeune femme s'effondre et n'espère qu'une chose, pouvoir les rejoindre et reformer cette famille si parfaite qu'on lui a cruellement reprise.

Préparez les mouchoirs (pour celles qui ont la larme facile), ce livre est dédié à la reconstruction de l'âme et cela ne se fera pas sans quelques difficultés !

Alors qu'elle s'enfonce de plus en plus, Diane, sur un coup de tête, décide de plier bagage, en route pour l'Irlande, et ses paysages sauvages. Terminer les souvenirs trop présent de ses deux amours, sans est fini des intrusions intempestives (et pourtant si important) de son ami, oublié le café littéraire qu'elle a mit temps de temps à construire. Diane n'en peux plus de cette vie où tout lui rappel un passé idyllique.

Et comme une bouffée d'oxygène, la voilà à Mulranny, au nord-ouest de l'Irlande. Un petit village perdu, où les habitants débordent de joie de vivre, à l'acception de son voisin...

Alors bien sûr, il y a beaucoup de clichés. Des prévisions d'un futur avenir pour Diane, évidants et tellement exploités par d'autres auteurs, que je n'avais aucune surprises en les lisants.
La romance flagrante, dès sa rencontre avec Edward (même si elle n'arrive pas dans les premières pages du livre) ne m'a pas étonné plus que cela. J'ai eu le sentiment de me retrouver face à un livre narrant une histoire d'amour sauvage, et... j'aurais pu m'arrêter dans ma lecture, face à tout se copier-coller... Mais voilà... ce roman, est d'une facilité si agréable que je n'ai pu le lâcher avant d'en connaitre la fin.

On a envie de lui sortir la tête de l'eau. On souhaite qu'elle retrouve sa joie de vivre, qu'elle affronte son avenir et qu'elle aspire enfin à peu de bonheur. 
On ne peut s'empêcher de suivre, pas à pas, sa reconstruction et sa croyance en la vie. On aime cette entourage bénéfique, ce chien foufou, ce voisin taciturne, ce couple attachant, ces habitants festifs. On rêve de parcourir cette plage bercée par le vent, visiter cette maison atypique et observer, nous aussi, par la fenêtre les éléments se déchainer. 

Je l'avoue, j'ai pleuré comme un bébé, à certains passages (mais je le rappelle, un petit rien me fait pleurer...). J'ai également sourit à d'autres, touchée par son histoire. 

(Un petit point me chagrine, et là je vais faire ma chi**se... A l'heure ou nous avons conscience que le tabac fait des ravages, là pour le coup, Diane fume cigarette sur cigarette, et à force, on n'en voyait plus la fin. Chaque étape de sa vie, que ce soit, un petit ou gros stresse, un moment de doute, ou de joie, n'importe qu'elle moment en faite, Diane allume une clope. Cela en devient lassant... -fermer les parenthèses)...

Une dernière petite chose, et j'en resterai là, (en espérant qu'il vous aura donné envie), la fin, pour le coup, n'est pas un cliché, et elle m'a plus. Même si mon petit cœur en est restée quelque peu frustré...

4 commentaires:

  1. C'est un livre que j'ai croisé je ne sais où, mais tout comme toi j'ai adoré le titre, alors voir que tu en avais fait une chronique m'a d'autant plus donné envie de le lire, je vais le mettre dans ma Wishlist !

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    1. je suis contente que ma chronique t'es donnée envie ^^ Tiens moi au courant si tu le lis un jour :D

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  2. J'ai vu une publicité dans un magazine et le titre (comme tu l'as dit très accrocheur) me donne terriblement envie de l'acheter. Et ta chronique me donne encore plus envie de le lire.

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