samedi 2 novembre 2013

Les Cent Mille Royaumes

De N.K. Jemisin :

Quatrième de couverture :

Mon nom est Yeine et j'ai dix-neuf ans. Je suis membre du peuple darrène, au Nord des cent-mille royaumes. Une barbare. Il y a un mois, ma mère a été assassinée. Elle était l'héritière des Arameris, la plus puissante famille du monde. Ce matin, j'ai reçu un message de l'empereur, mon grand-père : une invitation à venir séjourner à Ciel, le palais familial. Plus qu'une invitation, un ordre.
Je veux découvrir pourquoi ma mère est morte. Même si on ne revient jamais de Ciel.

Mon avis :

Lorsque l’on attend d’un livre, une promesse d’exaltation et de dépendance, il est difficile de reprendre vie aussi brutalement. 
J’avais découvert ce roman, par sa couverture. Même si celle de l’édition Le livre de Poche est très sympathique, le volume broché était tout simplement parfait pour attiser ma curiosité et mon envie de le dévorer.
La synopsis alléchante était également un plus à cette envie subite et j’étais heureuse de pouvoir enfin le débuter.

Une nouvelle trilogie, un nouveau monde de Fantasy. Mon excitation était palpable. 

Dire qu’il ne m’a pas plus serait une erreur. J’ai aimé l’intrigue, même si elle m’a paru un peu difficile à appréhender. Le thème principal me semblait tout autant intéressant à exploiter, et j’avais hâte dans savoir d’avantage…
Le style de l’auteur ne m’a pas non plus rebuté, et j’ai avancé assez rapidement dans ma lecture. Ce qui est un point de révérence pour moi, lorsque je situe mon niveau d’attention… 

Mais voilà… Et oui, il y a un « mais ». 

L’histoire est totalement décousue. On passe du coq à l’âne, sans comprendre vraiment les nombreuses explications. J’ai même eu le sentiment que l’auteur, lui-même, n’arrivait pas à s’accaparer  son propre texte. 

On pourrait donner l’excuse d’un premier tome, que deux suivront, et que nous amorçons juste le commencement d’une histoire. Je pourrais également parler des personnages attachants, des lois régissant à Ciel, et qui sont pour le moins intéressante… Je pourrais aussi venter la singularité du peuple Arameris, et son impassibilité face aux émotions. Encore une idée qui aurait pu donner une certaine ampleur à l’ensemble.

Mais l’auteur choisi de nous enfouir sous une multitude d’information sans vraiment les exploiter. Et finalement, cette trilogie prometteuse, m’a épuisée.  
J’ai eu l’impression que différentes idées (excellente quand on prend le temps d’en faire le tour), avaient été rassemblées dans un sac, et que l’on avait pioché la prochaine péripétie qui allait se dérouler, sans vraiment l’aboutir. 

Même le « final » de ce premier tome m’a semblé bâclé. On jette l’idée, on créer quelques paragraphes, et le tour est joué. 
Il n’en est rien, et mon envie utopique d’aimer ce roman, s’est effondrée comme un château de carte. J’ai eu la sensation de me battre contre les courants, et de sortie affaiblie et essoufflée. Sans réponse concrète, sans émotion, sans exaltation…

Juste… quel dommage…

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