lundi 17 février 2014

Chroniques martiennes

De Ray Bradbury :

Quatrième de couverture :

Les Martiens de l'An 2000 de Bradbury ne sont pas très différents des Terriens. Mais ils sont télépathes... parfois sans le savoir. C'est ainsi que, tandis que la première expédition terrestre s'achemine vers Mars, une femme se met à fredonner un air d'une musique inconnue, et des paroles qu'elle ne comprend pas, « Plaisir d'amour ne dure qu'un moment ». Troublé par cette petite chanson obsédante, jaloux des rêves qui l'accompagnent, son mari accueille la fusée une arme à la main... et c'est la fin de la première expédition terrestre. Qu'advint-il des autres ? C'est avec ces « Chroniques martiennes » que Ray Bradbury donna un ton nouveau à la science-fiction et en devint l'un des maîtres.

Mon avis :

De temps en temps, j’aime déambuler au grès de mes envies, sur les blogs consacrées à la lecture. Et quelques fois, je tombe sur une critique, élogieuse et intrigante, qui me pousse à la découverte.  Ce fut le cas pour les chroniques martiennes. L’auteur et l’histoire m’étaient inconnus, et j’ai eu l’envie d’en savoir d’avantage.
Qui suis-je pour refuser cette nouvelle expérience littéraire ?

Parlons couverture :

Elle colle parfaitement à l’ensemble du roman. L’agriculture Martiennes, tels qu’elle pourrait se développer… le genre fantastique est également bien présent et me rappelle un peu les signes fait dans les champs par des hommes farfelus…

Parlons contenu :

Le roman est écrit de manière épistolaire. Elle retrace la conquête de Mars, en débutant par la première expédition.
L’imagination de l’auteur mêle le fantastique, l’aventure et cette note de folie qui me captive. J’ai adoré m’imaginer en exploratrice d’un autre temps, découvrant une culture insoupçonnée, telle une pionnière intrépides. Surprise de certaines nouvelles dérangeantes, j’ai adoré ces dérapages, cette folie destructrice  dans la première moitié du livre. La découverte d’une civilisation évoluée, le constat de notre invasion et ses conséquences désastreuses, l’adaptation et l’apprivoisement.

Et tels les conquérants que nous sommes, j’ai observé, impuissante, notre fragilité, nos faux pas, notre civilisation destructrice et égoïste. Chaque étape de l’invasion, est dévoilée, décortiquée. L’auteur nous dépeint une Terre en voit d’extinction, en échec, détruite par la guerre et la pollution.
Et alors que l’homme pourrait réparer ses erreurs, il fait le choix de recréer le même processus sur une autre planète.
Cette seconde chance de renaissance, est salie par notre avidité, nos désirs, et notre concupiscence.

J’ai vraiment accroché avec ce roman. Ray Bradbury écrit comme il  respire, et c’est un plaisir agréable et une belle découverte. Je réalise après avoir regardé sa bibliographie, que l’auteur n’en est pas à son premier coup d’essai, et je pense réitérer avec un autre de ses romans.
J’ai apprécié la direction et la prise de conscience qu’il nous impose. Cette manière particulière de pointer du doigt nos faiblesses et notre surestime de soi. L’accusation de nous prendre pour Dieu lui-même, alors que nous sommes insignifiants contre le reste de l’univers.
Comme souvent après avoir achevé une lecture percutante, j’ai du mal à refaire surface tant il nous prend au trippe.

Si vous ne l’avez pas déjà fait, lisez-le, vous ne serez pas déçu. Au pire, vous aurez gagné un voyage pour Mars… 

4 commentaires:

  1. Oooh, que je suis contente qu'il t'ait plu ! Ce livre fait partie de mes préférés <3

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  2. C'est une lecture fascinante ! Et puis, ça risque de devenir à la mode les voyages sur Mars.

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    1. oh que oui, espérons que nos futurs explorateurs n'est pas le même vécus...

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