dimanche 4 mai 2014

Roverandom

De J.R.R Tolkien

Quatrième de couverture :

Voici un conte inédit. Roverandom a été écrit en 1925 pour consoler d'un « gros chagrin » le jeune Michael Tolkien qui, en jouant sur la plage, avait perdu son jouet, un petit chien. À partir de cet épisode assez banal, son père a imaginé l'histoire d'un chien réel qui connaît d'extraordinaires aventures pour s'être montré insolent envers un magicien.

Mon avis :

L'imagination de cet auteur est tout à fait extraordinaire. Comment en souhaitant détourner la peine de son enfant, Tolkien créer un conte pour enfant très attachant, voilà encore ce qui confirme l’étendue de son talent.

Parlons couverture :

Au vu de la date de sa première parution, Roverandom à changé de nombreuse fois d'illustration. Et bien que certaines étaient visuellement attractives, ma préférence va pour cette nouvelle édition.
Bien que ce petit dragon nous induise quelque peu dans l'erreur, le personnage principale de cette histoire étant un petit chiot.

Parlons contenu :

Rover est un jeune chiot un peu maladroit, qui ne connait pas encore la politesse. Alors qu'il croise la route d'un magicien, Rover lui mort le derrière et lui arrache un bout de son pantalon. Furieux, le magicien le punit en le transformant en jouet. Un chien qui fait le beau, docile et immobile...
Passant de main en main, le petit chiot va vivre des aventures extraordinaires dangereuses et palpitantes.

Ce roman est d'une douceur indémodable. Bien qu'il est été écrit en 1925, l'univers et l'ambiance qui s'en dégage ne change pas au fils du temps. Je me suis totalement immiscée dans la peau de Rover, sans penser à me replonger dans une époque révolue. 
Cela tiens, sans doute, en grande partie aux différents lieux qu'il visite. La lune, les fonds marins, des sites encore sujets à l'imagination fertiles et méconnue des trois quart de la population. Rien de tels pour construire une histoire et inventer des personnages féériques et chimériques.

Les différentes illustrations glissées habilement dans l’œuvre confirme cette invitation à l'imaginaire...
Encore une fois, Tolkien sert sa plume en apportant une touche personnelle de la vision qu'il a du monde de Rover. Ces dessins étant les siens.
Cela me fait penser à un autre roman écrit également pour ses enfants, vers la même période. Lettres au Père Noël, et ses illustrations fabuleuses.  

Tout au long de l'histoire Rover, qui deviendra Roverandom, fait de bien étrange rencontre.
Un chienlune, qui a des ailes, un merchien et d'autres compagnons de route, qui lui seront d'un grand secours le moment venu.
Le petit chiot va grandir, au fils des pages, et gagner en maturité, pour une quête difficile à obtenir. Redevenir ce petit chien, et revoir son tout dernier maître, l'enfant qu'il la égaré sur la plage au petit matin (tout comme le fils de Tolkien).

 J'ai vraiment passé un très agréable moment avec ce petit conte tout mignon, qui ravira certainement encore bons nombre d'enfants...


4 commentaires:

  1. C'est un très joli conte, magnifiquement écrit par cet auteur (que j'adore) et qui m'avait fait passer un bon moment.

    Certaines des illustrations sont, bien que naïves, très explicites et participent à l'histoire en la complétant, évitant les longues descriptions habituelle chez Tolkien.

    As-tu lu les lettres du Père Noël ? C'est tout aussi poétique et touchant.

    Biz

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    1. oui je l'avais beaucoup aimé :) c'est vraiment adorable, est cela me ferai presque regretter de ne plus être une enfant ^^

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  2. Hello, merci pour ta chronique complète et super intéressante :) Pour ma part, je n'ai pas trop accroché mais je reconnais que c'est une question de goût^^

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    1. oui c'est certain. Mais personnellement, quand on parle de Tolkien je n'ai pas vraiment de limite à ma passion :)

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