dimanche 8 juin 2014

Hamel - Othello - Macbeth

De William Shakespeare :

Quatrième de couverture:

Hamlet - Othello et Macbeth (textes intégrals)

Mon avis :

J'ai longtemps eu l'envie de lire Hamlet. Les répliques cultes de cette célèbre pièce ont été de nombreuses fois détournées ou servant à l'oeuvre d'un autre. J'ai en mémoire, un film de Mel Brooks (to be or not to be) où l'acteur s'échine à jouer son Hamlet, alors qu'il n'est pas un homme de théâtre mais plus de comédie délurée. 
Cette scène m'a toujours donné l'envie de lire l'oeuvre originale, mais par manque de temps ou d'occasion, dirons-nous, j'en avais fait l'impasse.

Fouillant les étagères de ma librairie préférée, je me suis arrêtée sur les œuvres de Shakespeare. Ayant pour préférence Songe d'une nuit d'été ou Beaucoup de bruit pour rien, j'avais toutefois dans l'idée de trouver une pièce qui servirait à ma curiosité.
Hamlet était donc une évidence, et les deux autres titres m'étaient tout autant inconnu. Bien sur je connaissais de nom Othello et Macbeth, mais mes lacunes littéraires étaient, elles, quasi nulle. 

Je faisais donc une pierre deux coups (voir trois), et c'est avec une certaine impatience, que je me plongeais dans les récits dramatiques de ses trois "héros".

Hamlet fut pour le coup, un coup de cœur. J'ai adoré l'aisance de l'auteur, la fluidité de son texte, les mots choisi, et même l'intrigue qui pourrait devenir perturbante et déroutante. 
Le personnage d'Hamlet est assez déstabilisant. Jouant un homme dévaster par la perte de son père, et pris de trouble du comportement violent, rôle inventer de toute pièce après avoir croiser le spectre de son père. Hamlet fait croire à son entourage qu'il a perdu l'esprit pour mieux compromettre son oncle, assassin de son propre frère. Il flirt alors, avec la folie, prétendant qu'il n'en est rien à ses plus fidèles allier, et pourtant... le meurtre du ministre nous laisse penser que sa plan c'est retourner contre lui. Et qu'il est dépassé par son rôle...

J'ai vraiment aimé la complexité de ce personnage. J'ai, vers la fin, éprouvé un certain doute, face à sa crédibilité ainsi que le but final de tout ce complot. 
Bien sur les punis sont révélés, et les fautes sont pardonnées. Une pièce de cette époque à (la plus part du temps) un brin d'enseignement et de justesse au final...
Toutefois, l'auteur ne ménage pas ses personnages. Les femmes meurent ou deviennent folles, les meurtriers sont assassinés à leur tours, et le héro... Bref... Je garderais le secret du final, vous n'avez qu'à le lire.

Une chose est certaine cependant : Enfin ! J'ai lu HAMLET ! (pas peu fière de moi sur ce coup là...)
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Othello est une véritable surprise. Alors que pour la précédente pièce, j'avais une vague idée de l'intrigue, là je naviguais en haut trouble. 
Il s'agit encore une fois de complot, de duperie, et de vengeance qui tourne mal.
J'ai particulièrement apprécié cette histoire et les fourberies de Iago, qui, se croyant cocufié par Othello, est emprunt d'une aine meurtrière envers celui-ci. 
Les scènes défilent et nous dévoilent les étapes machiavéliques, servant à ruiner la vie d'Othello, par le biais de son entourage. 

J'ai adoré la finesse de l'esprit dérangé de Iago, bien plus que la crédulité du personnage "principal". 

Un point m'a toutefois agacé... celui de Désdémone...
Là encore, l'auteur dépeint le caractère féminin comme une âme frivole et peu confiante. Le doute, immiscer dans l'esprit d'Othello sur la fidélité de sa femme, n'est pas remis en question une seule fois. Lui qui, dans le première Acte, offre son amour et sa confiance à celle-ci, lui retire dès le premier soupçon. 
La pauvre femme, est victime de l'aveuglement, la colère et le machisme de cet homme... et c'est là que le bas blesse... (Bien qu'il me faut me rappeler de l'époque où cette pièce fut écrite, et la condition de la gente féminine à cette période...).

C'est une pièce que j'aimerai découvrir au théâtre...

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Macbeth, est, au contraire, une déception.

J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire. Les protagonistes ne m'ont pas inspiré plus que ça, et l'intrigue était un peu confuse... 

Alors que Macbeth rentre d'une guerre où il a brillé pour son courage, il croise trois sorcières qui vont lui faire perdre la tête.
L'homme tue son roi pour prendre sa place et la folie lui monte à la tête... (ainsi qu'à sa femme).
Lady Macbeth est d'ailleurs l'élément clef de cette histoire. C'est elle qui sert (ou dessert) le destin de son mari, qui le pousse à devenir un bourreau et un tortionnaire. Maligne, vile, et calculatrice, elle est sans doute le personnage qui m'a le plus attiré dans toute cette pièce. 

Le tout reste assez identique aux deux autres pièces précédentes... Peut-être aurai-je du ne pas les lire à la chaîne. Le mal est fait.

Je confirme, tout de même, mon amour pour les pièces de théâtre ! Il me tarde dans lire d'avantage... 

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