lundi 18 août 2014

Lettre d'une inconnue (suivi de La Ruelle au clair de lune)

De Stefan Zweig :

Quatrième de couverture :

Un écrivain viennois apprend en lisant son courrier qu’une femme l’aime en secret d’un amour absolu depuis des années… Une nuit, un voyageur rencontre dans un bar un homme autrefois dominateur, aujourd’hui humilié par une fille à matelots… Ces deux nouvelles publiées en 1922 témoignent de l’art de Stefan Zweig pour dépeindre les tourments de l’amour non partagé, la passion qui brûle les cœurs et détruit les vies…

Mon avis :

Parlons couverture :

Je ne dirais pas que ce livre m'a attiré pour sa couverture, bien qu'elle soit très jolie et justifiée. Il était exposé en devanture, et le nom de l'auteur a poussé ma curiosité...

Parlons contenu :

Stefan Zweig est un auteur apprécié et reconnu par un publique amateur de jolies mots. J'étais, alors, ignorante de sa poésie et je le regrette profondément depuis.
Comme beaucoup d'autre avant lui, il a su, en quelques phrases, me faire chavirer. Tant de beauté dans ces phrases, tant de passion dans ses récits. Je suis tombée amoureuse de sa plume et de ses rêves.

Je suis admirative face à cette langue qui n'est plus vraiment nôtre. Abandonnée, de nos jours, pour un langage courant plus... populaire.
Pourquoi ne nous exprimons nous plus de la sorte ?

A travers ces deux nouvelles, Stefan Zweig nous fait voyager vers une époque révolue, ou l'amour est aussi fragile, beau et destructeur qu'aujourd'hui.

J'ai particulièrement apprécié la première nouvelle, Lettre d'une inconnue, qui retrace l'amour unique d'une enfant pour son voisin. Cette lettre est un adieu à l'homme aimé en secret. Elle révèle la tendresse et la passion d'une femme qui n'est qu'une ombre dans la vie de l'être aimé. Elle dévoile les secrets inavoués d'une jeune fille timide et solitaire. Des mots touchants, une dernière volonté, celle de pouvoir, enfin, révélé son grand amour. Une fuite, également, puisque cette femme n'est plus de ce monde à l'heure ou l'homme découvre les premières lignes de cette confession.

La Ruelle au claire de lune, la  deuxième nouvelle de ce petit livre, est plus sombre encore. Un peu comme toute nouvelle de ce genre, l'ambiance y est dérangeante, et austère. Le lieu de la scène principal laisse place à notre imagination. Un vieux bar miteux, dans une rue sombre des bas-fonds de la ville.
Un commerce dans un piteuse état, ou traîne une population peu fréquentable. Des filles de joies, et des marins sans le sous...
Et deux hommes. L'un nouveau client, entrée par mégarde dans cet établissement insalubre, et qui se demande ce qu'il fait là. L'autre, personnage humilié, et rabroué, amoureux transi qui se laisse rabaissé par celle qu'il aime.

Le premier assiste à cette scène, et ce sent mal à l'aise. Tout comme nous, lecteur, impuissant face à cette injustice, honteux de ne pouvoir intervenir, désireux de quitter ce lieux malsain ou hommes et femmes s'échinent sur ce malheureux...

Ce fut une découverte ! Moi qui ne connaissait cette auteur que de nom. J'envisage d'en lire plus, au vu de sa bibliographie impressionnante. Et je vous invite à le découvrir à votre tour.

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