lundi 1 décembre 2014

La nostalgie heureuse

Amélie Nothomb :

Quatrième de couverture :

"Tout ce que l'on aime devient une fiction"

Mon avis :

Parlons couverture :

En découvrant cette photographie, je me suis dit qu'elle ressemblait à une petite fille qu'on aurait prise en photo un peu malgré elle.
J'aime beaucoup cette couverture. Toujours aussi simple et efficace.

Parlons contenu :

Comme à chaque instant passé avec cette auteur, je deviens songeuse, rêveuse et amoureuse d'un pays qui m'était alors inconnue. 
Bien qu'il s'agisse encore une fois, d'un de ses romans autobiographique, et que je n'ai pas encore eu la force de me lancer dans ses romans dit "imaginaire", je n'ai pas honte de dire que j'adore ces moments, où pour la première fois, je vais découvrir une nouvelle histoire d’Amélie Nothomb.

Mais avant de vous en parlez, je vous conseille avant tout autre chose, si vous ne l'avez pas déjà fait, de lire "Métaphysique des tubes" et "Ni d’Ève, ni d'Adam", qui retrace une partie de sa vie au Japon.
Vous n'êtes, bien sûr, pas obligé, mais comme certains protagonistes de ses histoires, sont décrites ou rencontrés dans ce roman, je ne voudrais pas que vous soyez perdu.
Je pense également, qu'ils apportent une toute autre ampleur à cet incursion dans son passé.

Lorsqu'Amélie Nothomb, se voit proposer une interview sur son passé, sa première intention est de refuser. Confronter des souvenirs à la réalité n'est jamais évidant, et très souvent, nous portons un regard plus élogieux à des situations qui ne l'étaient pas forcement. 
Comment accepterions-nous la déclinaison du temps, face à nos souvenirs ? Les transformations des lieux, l'idéalisme des gens, la peur de la rencontre éphémère entre deux êtres qui se sont tant aimés. Quel pourrait-être nos réactions ? Serions-nous capable de faire face à ses chamboulements émotionnels ?

C'est  ce que va devoir affronter Amélie dans cette quête aux souvenirs...

Bien que l'histoire soit un peu lente à mon goût, je n'ai pu qu'apprécier ses déambulations dans ce passé qui n'est pas le mien. Ayant lu les deux livres cités dans le début de ma critique, chaque personnage important de sa vie, m'étaient familiers. Et c'est avec une émotion aussi profonde que la sienne, qu'il m'est arrivé de verser ma petite larme, face à ses échanges forts et déchirants.
Amélie Nothomb à cette force qui n’appartient qu'à elle, de pouvoir nous introduire dans sa vie, avec cette simplicité et cette profondeur qui me bouleverse.

4 commentaires: