mardi 15 novembre 2016

La maîtresse de guerre

Auteur : Gabriel Katz
Edition : Scrineo
Genre : Fantasy
Prix :
446 pages
Synopsis : 
Dans le même univers que celui du Puits des mémoires, Kaelyn, fille d’un maître d’armes, rêve de reprendre le flambeau paternel, tandis que les autres filles de son âge rêvent d’un beau mariage. Elle a le talent, l’instinct, la volonté. Elle ne demande qu’à apprendre. Mais cela ne suffit pas : c’est un monde dur, un monde d’hommes, où la place d’une femme est auprès de son mari, de ses enfants, de ses casseroles. Il va falloir lutter. Elle s’engage donc dans cette grande armée qui recrute partout des volontaires pour aller se battre au bout du monde. Des milliers de soldats partis « libérer » le lointain sultanat d’Azman, plaque tournante de l’esclavage, terre barbare où règnent les cannibales. Dans la violence de la guerre, elle veut acquérir seule ce que personne n’a voulu lui enseigner. Mais le grand sud, plongé dans le chaos de l’invasion, va bouleverser son destin bien au-delà de ses attentes…

Mon avis :

Depuis quelque temps j'avais l'envie de découvrir cet auteur sous un nouveau jour. Bien que ma précédente lecture, une trilogie portant le nom du Puits des mémoires, soit également de la Fantasy, j'avais de légère crainte. Aurais-je le même engouement ? 

Ne m'attendant véritablement à rien, je me laissais donc porter vers cette nouvelle histoire. 

La guerre est imminente, et Kaelyn attend son heure. Embarqué comme soldat, sur un bateau qui la mène vers une terre hostile, elle cherche à faire ses preuves.
Fille d'un maître d'armes, la jeune fille ne se sent pas à sa place dans ce monde régit par les hommes. La culture sexisme de son pays la révulse, elle qui ne souhaite qu'une seule chose, pouvoir apprendre le maniement des armes.
Mais alors que les premiers combats font rages, son destin va être chamboulé drastiquement. Une rencontre, un maître de guerre, destructeur et sanguinaire, va tuer tout ses camarades, excepter la jeune femme. 
Devenant son esclave, Kaelyn va tout faire pour le convaincre de devenir son apprenti même si pour cela, elle doit trahir son propre camp.

Bien que pour moi la trilogie du Puits des mémoires restent indétrônable, j'ai vraiment pris plaisir à retrouver cet auteur.
Il me suffit de quelques mots pour rentrer dans son univers. Et sa vision de ses royaumes ma captivée. C'est ce que j'aime dans ces textes. Cette façon de décrire une société créé de toute pièce et pourtant familière. L'art de la Fantasy...

Pour en revenir à l'histoire, j'ai beaucoup aimé cette héroïne, volontaire, qui pense, dans un premier temps, délivrer un royaume de la barbarie. Fourvoyé dès son entrée en guerre, la jeune femme constate peu à peu, que ce peuple lui ressemble beaucoup plus qu'elle ne l'aurait cru. 
Gabriel Katz nous dépeint une communauté divisée. Formé de noble, et de gens sans le sous, mais également d'esclave à la condition difficile. J'ai adoré le personnage du maître de guerre. Un géant taciturne, qui ne dévoile rien. Un brillant guerrier, au service d'un royaume d'ingrats, conspirateurs et meurtriers. Lui même étranger, il n'en ai pourtant pas moins une pièce maîtresse dans les combats contre leurs envahisseurs. Ses stratégies confirment leur supériorité tactique, et Kaelyn voit en lui son salut dans cet avenir incertain.

Le rythme de ce roman est assez soutenu, et c'est l'un des bons points de ce livre. Toutefois, et j'en viens donc à ce qui m'a chagriné... Je pense qu'il aurait mérité un deuxième tome, pour étoffer un peu l'ensemble et surtout la fin de cette histoire.
Car malheureusement, si j'ai bien une frustration, c'est que la fin me semble bâcler. Pourquoi ne pas rajouter une bonne centaine de page ! Il l'aurait mérité. Car ce final est bien trop rapide à mon goût. Les détails apportés tout au long de ma lecture, manquaient. Je n'ai pas retrouver le plaisir ressenti dans les trois quart de histoire. Alors que nous aurions pu creusé un peu plus dans les méandres de la guerre, le soufflé est retombé. 

C'est donc une lecture en demi teinte qui aurait mériter tellement plus. 


Ma note : 16/20


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