samedi 4 février 2017

Hugo de la nuit

Auteur ; Bertrand Santini
Genres : Conte ; Jeunesse
Edition : Grasset
214 pages
Prix : 
Synopsis :
« L'oncle d'Hugo allait presser l'interrupteur de la lampe de chevet lorsque l'enfant le retint par la main. - Attends... J'avais encore une question à te poser... - Quoi donc ? sourit son oncle. - Je me demandais... Tu penses qu'un mort, ça peut se déterrer tout seul ? Son oncle écarquilla les yeux pour souligner l'absurdité de la question. - « L'enfer est vide. Tous les démons sont parmi nous », dit-il dans un souffle. - Qu'est-ce que ça veut dire ? - C'est du Shakespeare et cela signifie que les vivants sont plus à craindre que les morts. Hugo fronça les sourcils d'un air dubitatif. - Et sur ce constat d'épouvante, conclut Oscar dans un large sourire, je te souhaite de beaux rêves ! D'un clic, il éteignit la lampe de chevet. Hugo entendit ses pas s'éloigner dans le noir. La porte se referma sans bruit. Maintenant, la nuit pouvait commencer... »

Mon avis :

Quelle magnifique couverture ! Elle me fait penser aux illustrations parsemées dans les romans de Joseph Delaney (L'épouvanteur), ou ceux d'Alfie bloom. J'ai cette impression de déjà vu en les regardants, et bien que je ne me sois pas encore renseignée concernant le dessinateur, je pourrais penser qu'il s'agit du même. 
Peut importe, j'aime énormément cette amorce à ma lecture. Elle présageait une aventure palpitante qu'il me tardait de découvrir.

Avant toute chose, je dois signaler qu'il s'agit d'un roman jeunesse, qui vise un public de jeune d'une douzaine d'année. Fait important quand on doit analyser une lecture dans cette catégorie. Bien que ma critique ne soit pas exempte de justesse et d'affinement, je reconnais être peut-être plus indulgente sur certains points.

J'ai donc débuté ce roman sans réelles attentes. Et bien m'en a pris, le sujet est assez surprenant. Avec le recule, j'aurais sans doute du m'en douter, mais sur le moment je n'avais pas imaginé que l'auteur aille si loin dans la trame de son histoire.

Hugo de la nuit traite d'un sujet compliqué... l'avidité d'une terre et la folie de l'homme.

Les parents d'Hugo découvre avec surprise que leur terrain regorge de pétrole. Un trésor vite quémandé par de vils exploiteurs, qui se servent de l'intimidation pour faire partir cette famille dans les plus bref délais.
On comprend vite la surenchère qui se créait et le danger pour Hugo et ses parents, qui n'ont rien demandé. Et voilà qu'une nuit, l'horreur se joue dans la petite maison. Un meurtre. 

Hugo plein de vie l'instant d'avant se retrouve fantôme pour le restant de son existence (si je puis dire cela). C'est là que l'histoire commence réellement. L'enfant, parce qu'il comprend que son meurtrier n'en a pas finis, va tout faire pour sauver sa famille, grâce à l'aide inattendue des résidents d'un cimetière...

Si je suis honnête avec vous, je n'ai pas trouvé ma lecture très passionnante. Je reconnais que l'auteur à voulu nous faire partager un univers un peu morbide, et qu'un jeune de douze ans aura sans doute quelques petits frissons. Mais il me manque beaucoup de finition dans chaque péripétie. Les détails n'y sont pas, ou peu. J'aurais aimé plus d'interaction avec ces amorces d'idées, qui ne sont pas si mal pour le coup. 
Les sentiments ne sont pas assez exploités ; le passé de chaque personnage aurait pu être plus fournit. Il me manque du consistant, et bien que le rythme soit là (toujours pour captiver l'attention d'un enfant), j'ai trouvé que la fin était trop rapide, pas assez expliquer, et confuse.
J'ai aimé l'idée finale, mais je me suis retrouvée un peu perdue face à ses nouvelles données qui auraient mérités plus d'attention de la part de l'auteur.

Un peu déçue...


Ma note : 14.5/20

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