mercredi 15 mars 2017

Allumer le chat


Auteur : Barbara Constantine
Genre : Contemporaine
Edition : Points
261 pages
Prix : 7.30 euros
Synopsis :
" Il se plante devant la porte ouverte, jambes écartées, poings sur les hanches. Il hume l'air. La nuit s'annonce douce et tranquille. Mais d'un coup, ses sourcils se froncent, une ombre passe, et sans se retourner... - Passe-moi le fusil, j'vais allumer le chat ! Il n'a pas bu pourtant, juste quelques verres de rouge au dîner, autant dire rien. - Et pourquoi tu veux l'allumer, dis ? - Quand il me regarde, j'ai l'impression qu'il se fout de ma gueule. Alors, là, j'en ai marre... je vais lui régler son compte à ce salopard ! "




Mon avis :

Je voue à cette auteur, un amour inconditionné. Pourtant, il m'aura fallu quelques mois pour me décider à ouvrir ce roman.
J'ai tout lu d'elle, et chacun de ses romans fut un coup de cœur. Pour ses personnages ; pour son style ; pour ses histoires si rafraîchissante. J'ai rit, j'ai pleuré, je me suis attendrie, révoltée... Je ne suis jamais restée insensible à son texte, et c'est peut-être pour cela que j'ai autant tardé.
Par peur d'être déçue, ou parce que les critiques envers Allumer le chat n'était pas si élogieuse... Je me suis sans doute laissé influencé (comme souvent), et j'ai donc patienté.

Je vais tout de suite assouvir votre petite curiosité. Ce ne fut pas un coup de cœur... Mais ce ne fut pas non plus la déception tant crainte.

L'histoire est un peu trop décousue à mon goût, et c'est certainement ce qui a pêché pour beaucoup de lecteur. J'ai mis un petit moment a rentré dans l'histoire. et bien que les personnages soient à la hauteur de son style, j'ai eu du mal à m'accaparé leurs aventures. 
Pourtant, l'idée principal était toute trouvé. Un enfant, qui se retrouve à la charge de ses grands parents, qu'il ne connait pas, suite à une poussée de varicelle qui dégoûte la maman. Cette mère qui n'a pas un seul instant la fibre maternelle, et qui se retrouve bien soulager de le confier à ses parents...
J'ai aimé l’interaction fragile, entre le grand-père et son petit-fils. Deux inconnus, sauvages, en mal de reconnaissance et d'amour, qui peu à peu vont s'apprivoiser. L'idée était touchante, émouvante, et j'ai apprécié chaque instant relaté.

Mais parce que l'histoire ne peut être simple, l'auteur choisi de partir un peu dans plusieurs direction. Certes, chaque personnage à sa part de secret, et c'est ce que j'adore chez Madame Constantine, mais là, c'était peut-être un peu trop. Après réflexion, je dirais que nous manquions d'informations, et d'implications face à tout ses seconds rôles... Je me retrouvais, parfois, à me demander qui était qui, et quels rapports ils avaient entre eux... Elle ne m'a pas laissé le temps de les connaitre que déjà elle nous envahissait d’événements heureux ou tragiques qui me laissait un peu sur ma faim.

là encore, je suis à moitié satisfaite.

On va imaginé que nous avons tous, l'esprit vif, et une mémoire d'éléphant, histoire de parler en bien de ce roman.
Car j'ai aimé retrouver cette écriture attachante, ses dialogue rustiques et francs, ses personnages attachants, cet amour que l'auteur porte à son ouvrage, et qui se ressent dans chaque phrase. 
J'aime cette simplicité surprenante, cette fraîcheur agréable, ces instants d'abandons. Je suis touchée par l'abandon, la maladresse, la colère et l'humanité de ses héros. 
C'est ce qui fait la force de ses histoires...


Ma note : 16/20

2 commentaires:

  1. C'est exactement ça, j'avais ressenti pareil que toi ! Alors que j'avais eu deux coups de coeur avec "Et puis, Paulette" et "Tom..." :)

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    1. J'espère que son prochain livre sera à la hauteur de Tom et Paulette.

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