mercredi 3 mai 2017

Petit pays

Auteur : Gaël Faye
Genre : Contemporaine
Edition : Grasset
224 pages
Prix : 18 euros
Synopsis :
En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…

Mon avis :

Je vais être honnête avec vous, de moi-même, je n'aurais sans doute pas acheté ce livre. Pas parce que le sujet ne m'intéresse pas, mais juste parce que je ne sais pas apprécier ce genre de témoignage. 
J'ai donc été surprise de le découvrir sous le sapin, à noël. Ma tante me l'ayant offert, j'ai trouvé plaisant, d'avoir une lecture qui changeait mes habitudes littéraires.

Et parce que je souhaitais me faire un avis rapidement, je me suis convaincue de le lire dans l'année. 

L'histoire se déroule au Burundi, au début des années 90. A une époque fragile, où la guerre civile menace.
Gabriel est un jeune garçon d'une dizaine d'année, De père français et de mère rwandaise. A travers ses souvenirs, nous retraçons les premières étapes d'une guerre sanglante. 
De page en page, l'ambiance s'assombrit. Gabriel voit sa vie calme se transformer en cauchemars. Les assassinats, les menaces, les morts vont peu à peu faire partis de son quotidien, allant même jusqu'au génocide du Rwanda, là où vie une partie de la famille à sa mère.
Les massacres sont de plus en plus violent, et l'auteur nous retrace méthodiquement ce carnage.

Je suis passée par toutes les émotions. 

De légère et insouciante, la peur s'est imposée. Je prenais soudain conscience de cette réalité difficile, j'étais cet enfant déchiré et apeuré de voir son monde s'écrouler. Je ne rêvais que de les voir fuir vers cette France libre, et protégée.
Gaël Faye nous fait ressentir la haine de ces peuples, les conflits mortels et l'impuissance de ces hommes.

Je dois l'avouer, à cette époque, j'étais une enfant, du même âge que le jeune Gabriel. Ma vie alors n'étais qu’insouciance et rire. Et bien que le Rwanda me soit familière, le coup d'état du burundi m'était totalement inconnu. Peut-être, sans doute, en ai-je entendu parlé, mais je n'ai pas, à cette âge, réalisé ce qui se passait.
De nos jours, et peut-être grâce à ce genre de témoignage, mon regard à changé. Dans le monde, les guerres civiles, les coups d'états, les morts font rages, et l'histoire de Gabriel, est sans doute l'histoire d'autres enfants qui vivent cette même cruauté...


Ma note : 16/20

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire