mercredi 31 janvier 2018

les délices de Tokyo



Auteur : Duran Sukegawa
Genre : Contemporain
Edition : Le livre de poche
Prix : 6.90
221 pages
Synopsis :
Pour payer ses dettes, Sentarô vend des gâteaux. Il accepte d'embaucher Tokue experte dans la fabrication de an, galette à base de haricots rouges. Mais la rumeur selon laquelle la vieille femme aurait eu la lèpre étant jeune, met la boutique en péril. Sentarô devra agir pour sauver son commerce.






Mon avis :

Lorsque je suis tombée sur ce roman, je n'ai eu qu'une envie, qu'il soit en ma possession. Il m'arrive parfois d'avoir des sentions inexplicables, concernant certaines sorties, une envie addictive, qui intervient très souvent dans mon quotidien. Et quand il s'agit de livre, j'ai du mal à y résister... La tentation est trop forte.

Je ne savais de quoi cela parlait, je ne connaissais pas les avis des autres lecteurs avant moi, je n'avais qu'une seule hâte, rentrer chez moi, et le débuter. Comme toujours, un souhaite très utopique, et donc pour être plus réaliste, j'ai attendu quelques mois avant d'ouvrir ses pages.
Mais voilà enfin ma curiosité satisfaite, j'ai lu ce livre !

Sentarô s'occupe d'une petite boutique de vente de pâtisserie. Plus particulièrement de dorayaki, en gros, deux pain-cakes avec de la pâte de haricot sucrée à l’intérieur. Parce qu'il a une dette envers le propriétaire, Sentarô ne peut quitter son emploi, et s'oblige à ouvrir tous les jours pour faire un gâteau qui ne l'enchante pas particulièrement. Son quotidien est morne, et monotone, mais une rencontre va tout changer... Celle de Tokue, une vieille dame arrivé de nul part, en demande de travail.

J'ai beaucoup aimé l'ambiance de ce roman. Comme très souvent dans les livres japonais, il s'en dégage une poésie qui me touche particulièrement.
L'histoire n'est vraiment pas banale, est bien qu'elle commence assez classiquement, le tournant qu'elle prend nous plonge dans une réalité lourde et compliqué, face à une maladie qui forte heureusement s'efface de nos souvenirs.

Bien que le dorayaki ne m'inspire pas tellement, j'ai tout de même aimé cette relation d'amour porté par la vieille dame que Santarô rencontre. Une dévotion à la préparation qui, là encore, ne peut que nous inspirer. Chaque travail, petit ou grand, doit se faire avec attention, et amour... 

Les personnages sont tout aussi attachant que cette boutique, j'ai beaucoup aimé la relation qui se construit entre le cuisinier et Tokue, ainsi que celle avec la jeune étudiante. 
Tokue a une place particulière dans mon cœur. Cette vieille dame attachante, et assez mystérieuse. J'ai aimé chaque instant où elle racontait sa vie, tragique, bouleversante et pourtant si fort en émotion.

C'est un livre qui se lit vite, et avec une certaine délectation. On passe du rire au larme, les émotions nous frôle et nous bouleverse. je vous le recommande.

Ma note : 16.5/20

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