vendredi 27 avril 2018

La tresse

Auteur : Laetitia Colombani
Genre : Contemporaine
Edition : Roman-Grasset
Prix : 18 euros
222 pages
Synopsis :
Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.
Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

Mon avis :

Dès sa sortie, l'engouement pour ce roman a pas mal titillé ma curiosité. Moi-même, je l'avais repéré. Cette couleur jaune a su capter mon attention, mais le prix m'avait un peu freiner. 
Les mois ont passés et j'ai eu le plaisir de constater qu'il était à la bibliothèque de mon village, sur liste d'attente, il m'a donc, encore, fallu patienter.

Et je l'ai enfin eu !

Lorsque je l'ai débuté, je ne m'attendais pas à ce genre d'histoire. J'avais lu la synopsis à sa sortie, et depuis, elle s'était un peu effacée. 
Et bien que je comprenne (à la fin de ma lecture), le sens de ce titre et du lien entre ses trois femmes, j'ai été tout de même un peu dérouté dans les trois quart du livre, par le manque de lien entre elles...

Ces trois femmes sont si différentes ! Et pourtant, chacune d'entre elles affrontent des situations plus ou moins complexes et dramatique.
Sans trop vous en dire, je parlerais de celle qui, pour moi, nous laisse sonné par sa condition et sa pauvretée.
Bien que je connaisse l’existence de ces femmes, enfants et hommes, je n'avais jamais imaginé qu'un pays condamne certaines personnes à un rang inférieur à celui d'un animal. En Inde (et sans doute d'en d'autre pays), j'avais déjà entendu que la couleur de peau classait les hommes dans différentes catégories. Plus la couleur est clair, plus l'indien à une chance de réussite dans ce pays, à contrario, plus la peau est foncé, plus il est considéré comme inférieur...
Là, nous suivons Smita, une intouchable, qui n'a le droit que de ramasser les excréments des habitants des quartiers riches. Elle n'a pas le droit à l’éducation, pas le droit d'être payée, touchée, regardée. Sa vie n'est faite que de ce lourd labeur, et son rêve est que sa fille ne suivent pas le même chemin de tout une génération de femme...

C'est assez révoltant, horrible, injuste et si éloigné de nos droits français, que cela ne peut que nous toucher. Dès notre rencontre avec cette femme, nous ne lui voulons que du bien, la tirer de là, et nous nous sentons impuissant.

Les deux autres femmes, ont eux aussi leurs lots de problèmes, mais elles m'ont moins touché.

Ce que je retiens de cette histoire, c'est peut-être l'espoir qui se dégage de ces femmes. Cette envie de vivre, de ne pas rester inutile, de s'en sortir.
Après, je n'ai pas été emballé par l'ensemble. J'ai aimé, mais ce n'est pas un coup de cœur. J'ai pris plaisir à lire ce roman, mais cette distinction entre les trois femmes, m'a un peu dérangé. Je m'attendais, sans doute à une rencontre entre elles, plus d'échanges... 
Mais je vous conseille cette lecture, qui est un peu un choque des cultures.


Ma note : 16.5/20

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