mercredi 8 août 2018

Le bonheur est un déchet toxique


Auteur : Manu Causse
Genre : Jeunesse
Edition : Thierry Magnier
288 pages 
Prix : 14.50
Synopsis :
Nathanaël a toujours vécu chez son père, avec qui il était très complice. Mais à la mort de celui-ci, le jeune garçon découvre soudain qu'il a une mère, et qu'elle réclame sa garde. Adieu la ville, les fast-food et les steaks-frites ; bonjour la cambrousse, les légumes et le tofu. Sa mère est vegan et ardente militante écologiste. L'atterrissage est compliqué... 
Ce roman subtil navigue de l'émotion à l'humour, de la ville à la campagne, du premier amour à l'engagement politique.




Mon avis :

Voilà ma deuxième lecture d'un roman de Manu Causse, et on peut dire que je suis assez charmée par son style simple et ses histoires qui ont pour trame, des sujets important.
Cette fois-ci, l'auteur nous parles de mort, de combat contre les grosses industries, d'écologie et de véganisme. Plusieurs thèmes qui me parlent fortement... 

Nathan vient de perdre son père, et alors qu'il pensait vivre avec sa tante, sa mère, qu'il n'a jamais vu, débarque et demande sa garde. Comment réussir à concilier un deuil et le retour d'une femme qu'il croyait morte ?  Comment s'adapter à une vie en campagne, alors qu'on a toujours vécu en ville ? Comment imaginer ne plus manger de viande, alors qu'on aime tant cela ?
Voilà ce que Nathan doit encaisser depuis la disparition de son père.

On est tout de suite accrocher par cette histoire assez touchante. Cet adolescent qui semble avoir tout perdu, et que l'on voit se reconstruire peu à peu. J'ai aimé cette apprivoisement mutuelle entre deux inconnus, qui pourtant ne devrait pas l'être. Une mère et un fils qui ne se connaissent absolument pas, une colocation difficile, pour l'un colérique, pour l'autre tendu... Chacun doit s'adapter au principe de vie de l'autre, et bien que tout ne soit pas évident, j'ai aimé cette interaction qui naît entre eux. 

L'idée du combat des habitants de la région, pour des terrains exploitables par de grandes industries, est aussi excellente. Elle apporte une dynamique à l'histoire, et là encore, tout n'est pas évident. L'homme contre la démesure industrielle, un combat inégal qui donne tout de même un certain espoir en l'humain. Et bien que l'auteur dépeigne un peu, une cause perdue, j'ai apprécié voir ses gens se battrent pour un idéal de vie. 

Petit bémol... la couverture flachis qui ne passe vraiment pas. J'ai un peu de mal avec ce fluo, et bien que je comprenne la démarche Green, j'aurais préféré un vert moins soutenu... 
Mais ce n'est qu'une question de couleur, l'ensemble du roman prête à être lu.

Ma note : 16.5/20

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